‹ Histoire de l'art pendant la renaissance (volume 2)Chapitre 39 sur 284 · LES DOUZE CÉSARS · texte numérisé non relu

LES DOUZE CÉSARS

Les graveurs, obligés, dans leurs productions destinées à être répandues à grand nombre, de compter plus rigoureusement que les peintres avec le goût du public, les graveurs, dis-je, ont en outre mis en scène, qui Scipion (tour à tour représenté comme vainqueur d’Annibal ou comme vainqueur de ses propres passions : gravures de Marc-Antoine, du Maître au dé et d’un anonyme; Bartsch, t. XV, p. 3o-3i; Passavant, t. VI, p. 82), qui Marins en prison, qui Crassus défait par les Partîtes (Passavant, t. VI, p. 1 3g, 170, etc.).

Lorsque les idées de d i c ta tu r e comm enc è r en t à remplacer le farouche attachement pour la liberté, les Doute Césars , représentants par excellence de l’autorité politique légitime, s’imposèrent en tous lieux; ils en vinrent, d’après le mot de Burckhardt, à former le pendant des douze Apôtres1. Bornons-nous à citer, outre des portraits en médaillon se chiffrant par centaines, la Présentation à César de la tête de Pompée, tapisserie lombarde de la fin du xv° siècle, la Mort de Cléopâtre, tableaux de Domenico Puligo et de Piero di Cosimo, les gravures de Marc- Antoine et du Maître de 1 5 1 5, celles d’Agostino Veneziano d’après Bandinelli ( 1 5 1 5) et d’après un élève de Raphaël, une majolique (Delange, pi. XXII), le Monde des Animaux rendant hommage à César, peinture inachevée d’Andrea del Sarto à Poggio a Cajano, les Peuples apportant le tribut à César, peinture de

La Mort de Lucrèce.

Fac-similé de l'estampe de Marc-Antoine, d'après Raphaël

1. Sur les portraits d’empereurs romains au xv° siècle, voy. notre tome I, p. 2.5o-2.5i.

E. Müntz.

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