Le Banquet, trad. Cousin, t. VI, p. ?i\S
E. Miinlz. — II. Italie. L'Arc d'Or. >"
HISTOIRE ni-: l'art pendant la renaissance.
spiritualisme dans les moindres usages de la vie domestique, tout comme dans les manifestations intéressant une cité entière. L'esprit bourgeois de l'ère précédente a disparu; je veux dire ces habitudes méticuleuses, ces habitudes de pusillanimité et de parcimonie. Quelle aisance désormais dans les manières, quel luxe noble et bien entendu ! L'art n'a plus à compter avec tous ces senti-
La Peinture relig-ieuse au xv siècle. Madone de Bolticelli. au Musée des Offices
ments mesquins, avec un égoïsme qui fléchissait tout au plus devant les plus proches parents; il trouve, pour l'inspirer, l'initiative, la hardiesse, la libéralité, des élans généreux et le goût le plus sûr.
Le premier et le plus glorieux adepte de l'esthétique platonicienne, telle qu'on l'enseignait dans l'entourage des Médicis, fut Michel-Ange. C'est dans ses entretiens avec Laurent le Magnifique, avec Politien, avec Pic de la Mirandole, et avant tout avec Marsile Ficin, que le jeune artiste se pénétra des doctrines de spiritualisme transcendant auxquelles il resta fidèle toute sa vie. Mais à côté de ces influences proflines se place une influence qui ne nous semble pas avoir été