‹ Histoire de l'art pendant la Renaissance (volume 4)Chapitre 51 sur 288 · Vasari, Vie de Marc- Antoine · texte numérisé non relu

Vasari, Vie de Marc- Antoine

La chaussure enfin, tantôt effilée, tantôt arrondie chez les Italiens du xv^ siècle (t I p. 32 1), tend à s'élargir et même à s'écraser. On y reconnaît l'influence des souliers épatés, crevés ou déchiquetés, mis à la mode par François I".

Dans la transformation des modes, les Italiennes s'inspirèrent de principes

analogues à ceux qu'avaient suivis leurs pères ou leurs époux : éviter de contrarier l'œuvre de la nature, laisser aux différentes parties du corps le plus de liberté possible.

Prenons la coiffi.ire :

désormais plus de fronts rasés (voy. t. I, p. 820).

Tantôt on laisse flotter les cheveux librement, comme Lucrèce Borgia; tantôt on les déroule en anneaux d'or, comme Isabelle d'Esté ; tantôt encore on les fait descendre en bandeaux sur les tempes et on termine la coiffure sur l'occiput par une longue tresse, comme Elisabeth d'Urbin et Emilie de Feltre.

Souvent la coiffure consiste en un simple foulard de couleur posé à plat sur la tète ou négligemment roulé autour des cheveux : portrait de la prétendue Fornarine par Sebastiano del Piombo (gravé p. 9), la Vierge Alâobrandini et la Vierge à la Chaise par Raphaël, etc. La Madone au Lapin du Corrège a dû A ce foulard le surnom de « zingarella » (la Bohémienne).

Mêmes changements dans le choix des étoffes et dans la coupe des robes. A la cour de Ludovic le More encore, les femmes portaient de lourds vêtements de brocart qui ne leur permettaient de se mouvoir qu'avec gravité et lenteur : Movcr Icmi Icnti I piedi snelli'.

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