I. Raczynski, les Arts en Portugal, p
vue, l'Italie nous paraît par moments absolument tributaire soit des Flandres, soit de l'Allemagne, soit de la France. Voici Venise : jusque vers le milieu du siècle elle subit, tantôt dans un art, tantôt dans un autre, le joug des étrangers, dépendance qui s'explique et par le voisinage de l'Allemagne, et par la lenteur des Vénitiens à adopter le style nouveau. Dans son ouvrage sur les arts décoratifs, les musées et les collections de cette ville, M. Molinier signale une longue série d'imitations, portant la plupart, il est vrai, sur des branches secondaires, principalement la sculpture en bois (cadres de tableaux, stalles, etc.) et l'orfèvrerie'. A Rome également, les miniaturistes, graveurs, orfèvres, tapissiers, brodeurs, armuriers, serruriers, fabricants d'instruments de musique et même les peintres et sculpteurs venus de ce côté des monts formaient une légion; ils se faisaient remarquer par leur vantardise, à laquelle s'ajoutait souvent l'humeur la plus belliqueuse". — Nous voilà loin des pieux et modestes contemporains de Van Eyck et de Rogier van der Weyden. Nous voilà loin aussi, hélas ! de leur probité en tant qu'artistes !
1. Dans les descriptions de joyaux, il est question, à tout instant, de pièces faites « alla ledcsca », à l'allemande. Voy. Campori, Raccolta di Catahghi.
2. Bcrtolotti, Arlisti helgi ed olavdcsi a Roma net secoli XVI e XVII. Florence, 1880.
Démon et Damnée, par Signorelli.
Dôme d'Orvieto.)
Fragment de la marqueterie exécutée par G. da Majano et Domenico del Tasso pour les stalles du ch(eur du Dôme de Pérouse.