I. Gregorovius, Lucrèce Borgia, trad. franc., t. Il, p
Todi n'a qu'un monument à offrir à notre admiration, mais c'est un chefd'œuvre, la fameuse église circulaire Santa Maria délia Consolazione, commencée en 1 5o8 par Cola di Matteuccio de Caprarole.
Spolète eut le privilège, peu enviable, de fixer dans ses murs un artiste aussi médiocre que le Spagna. On y admire, plus que les pemtures de cet élève du Pérugin, le portique du dôme, construit, à partir de 1491, par Ambrogio d'Antonio Milanesi et Pippo d'Antonio Fiorentino.
Orvieto, après un demi-siècle de stagnation, relève enfin la tète. Aux approches de l'ère nouvelle, l'œuvre du dôme engage diverses négociations avec le Pérugin (i48()-i498), mais, heureusement pour nous, sans aboutir; puis elle emploie pendant un temps Pinturicchio ([492-1493), qui n'était pas plus qualifié pour le travail grandiose qu'il s'agissait de mener à fin; enfin, en 1496, par un trait de génie, elle foit appel à Signorelli, qui, en créant son splendide Jugement dernier, répandit une gloire nouvelle sur le vénérable sanctuaire. Entre temps elle confiait à David Ghirlandajo (1492-1493) divers ouvrages de mosaïque, et au miniaturiste siennois Niccolo di Bernardino un Psautier à enluminer (1497- 1498).
En matière d'architecture, il est malheureux que l'œuvre du dôme ait attaché à son service et gardé si longtemps (i 509-1 5 28), dans un édifice où il n'y avait plus rien d'intéressant à créer, un maître aussi éminent que Michèle San Micheli, l'illustre architecte et ingénieur véronais. Son séjour à Orvieto ne fut signalé que par la construction de l'église inférieure de San Domenico (i523) et peut-être aussi de quelques palais, par exemple le palais Buonsignori.
Figurt: tirée du Songe de Polyphile (149g).
Panneau du banc du « Cambio » de Pérouse. Sculpture sur bois par Domenico, Marco et Francesco del Tasso.