CI. Gion
Sceau de Mathieu Basarab.
prince Radu Serban, Hélène, et avait obtenu ainsi la possession de nombreuses terres qui, de même qu’un grand nom impérial, assurèrent sa puissance, ainsi que celle de son fils, dont deux, Constantin le Stolnic et Michel, firent des études en Italie, à Venise, et à Padoue, et en rapportèrent d’autres goûts artistiques (Gi). Déjà, à Gherghita et dans l’ancien petit monastère du prince Mathieu, à Brâncoveni, la porte d’entrée est ornée des lignes entrecoupées et de l’ogive caractéristique pour l’architecture moldave du xXV° siècle. La bâtisse de Basile Lupu, à Târgoviste la belle église de Stelea, correspondant à la construction modeste faite par Mathieu dans la Vrancea, en terre de Moldavie,
à Soveja, pour commémorer, en 1646, la paix conclue provisoire-
ment entre les deux princes roumains rivaux, mérite bien une mention spéciale.
C’est un édifice moldave du style le plus pur, en croix, aux deux contreforts de façade,
aux trois compartiments, aux deux tours, aux fenêtres ornées de lignes gothiques. Le pour-
tour des portes, des voûtes est souligné de ces tores au dessin entrelacé que Dragomirna avait mis à la mode. À la place des pierres travaillées, on a les deux rangées d’arcatures avec un triple torsade au milieu. Et, comme à l’église du prince Aaron, près de Jassy, des cabochens d’émail verts, plus gros, sans dessins, souvent parsemés sur toute la largeur, donnent des ornements aux murs extérieurs aussi bien qu'aux tours (2). Une 1nscription plus entremêlée que celle de Secul porte au-dessus de la porte d'entrée du vestibule au narthex l'inscription commémorative. La tour d'entrée, en briques, alternant avec la pierre, fait