‹ Histoire de l'art roumain ancienChapitre 133 sur 207 · CI. M. H.R · texte numérisé non relu

CI. M. H.R

Monastère de Hurezi : colonnade du cloître

subordonnée exclusivement au siège de Târgoviste — après que les liens avec la Moldavie eussent été interrompus —, donnait une belle église en style valaque à ce bourg de Fägäras, ancienne capitale d’un duché inféodé par le roi Louis-le-Grand de Hongrie au prince Vladislav, duché dont les Voévodes valaques continuaient à porter le titre. L'édifice a un péristyle élégant, un narthex, une nef et un sanctuaire polygonal. La tour est posée, comme à Mogosoaia, sur la tourelle du clocher. Les cadres des fenêtres sont en style gothique, importé

de Moldavie, comme dans les bâtisses des Cantacuzènes; l'inscription qui orne la façade

est assez belle. De la peinture ancienne, on n’a changé que la partie qui se trouve dans le

narthex, vers 1770. Terminée en quelques mois, sous la surveillance d’un envoyé du prince, le Pitar Neagoe Rätescu, cette église forme le monument le plus imposant de cette architec-

ture valaque au-delà des Carpathes (2).

TN OS CAC D 110 US ID EL 20e CES UV 2. Stud si doc., XII, p. 94 et suiv.

Peintures de Hurezi :

AATIA

Peintures de Hurezi : figures de saints (peintures de la

figures de saints (grande église).

chapelle).

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FILLAONS

A Brasov-Kronstadt, après les travaux ordonnés par Pierre Cercel à l’église de Saint-

Nicolas, 1l n’y eut pas, jusque bien tard, au XVI‘ siècle, des changements importants. Mais

Brâncoveanu bâtit des églises nouvelles sur ses terres transylvaines, à Poiana-Märului et à

Sâmbäta-de-Jos. De cette dernière, aujourd’hui en ruines, on a des fresques qui ont été beaucoup admirées. Elles ne datent cependant que de 1766.

Ces maisons servaient en même temps d’abri pour voyageurs. Sur la pierre d’entrée du skite de Codreni, bâti en 1677, on lisait ces touchantes paroles : « Nous invitons tous les chrétiens, les voyageurs, à entrer dans cette maison pour la grâce de Dieu, afin qu'ils fassent leurs prières et se nourrissent, et nous vous prions, Ô frères,

d'accepter ce que Dieu a donné ».

Le travail prochain fut entr-pris au monastère de Saint-Georges-le-Nouveau, à Bucarest. Déjà vers 1600 on y avait élevé des cellules à double étage, avec les moyens de l’influent interprète de la Porte ottomane, Panagiotakis Nikousios, sous la surveillance du futur prince Serban Cantacuzène. L’édification du second étage ne commença que sous Brancoveanu, pendant la huitième année de son règne. Une habitation spéciale fut construite pour les Patriarches de Jérusalem, dont dépendait cette fondation, et plus tard elle servit pendant des mois entiers de résidence à ce Dosithée qui exerça une influence décisive sur l’Église roumaine des deux Principautés, ainsi que, plus tard, à son neveu, le clerc érudit, géographe et mathématicien, qui fut Chrysanthe Notaras. La maison de l’hégoumène en était séparée (1). Dosithée lui-même avait fourni une partie des frais, ainsi que — la belle inscription à l’aigle valaque le dit — « les

« boïars et les autres monastères du pays et

en nm «0 cm

Colonne ornée de Hurezi C':M.H.R.

(maison de l’hégoumène).

les marchands ». En 1600, le logothète Isar, sculpteur, rappelait dans l'inscription suscitée

ces faits pour la gloire de son maître.

Brâncoveanu sera aussi le fondateur, en 1706 (2), de l’église elle-même, ancienne bâ-

‘* 1. Radu Greceanu, Chronique, édition Étienne Grecianu, pp. 87-88, Cf. /nscriptu, I, pp. 305-306.

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