Nos Studii si documente, XN, pp
que ce cadre est maintenu en bas par une main; l’ensemble, très décoratif, ressemble, sauf les proportions, car 1l est plus large que long, à la forme des églises moldaves de cette époque. Un Spiridion y travaillait en 1502 (1). Il paraît que c’est encore Palladius, le calligraphe, qui terminait sous le règne de Bogdan, en 1507, un autre Évangéliaire, commencé sous
le fondateur lui-même. On a encore un cartouche explicatif autour des lignes écrites, des fla-
GIIMSRER:
Croix roumaine du XV® ou XVI° siècle.
ments décoratifs en or, en noir, en rouge, de même que, sur les murs extérieurs des églises, variaient les assises de pierre avec celles de briques, la simple brique rouge avec la brique émaillée, jaune et verte, et les couleurs différentes des disques à figures de monstres. C’est encore la polychromie triomphante, l'épanouissement de la couleur qui est le caractère distinctif de l’art moldave et qui deviendra celui de l’art roumain tout entier. Les ornements sont cette fois beaucoup plus riches : on a des fleurons dans les angles aussi, et ceux d’en haut se développent largement ; ils se répètent avant la grande figure centrale surmontée d’un bulbe vert parsemé de petits cercles rouges et blancs et finie par une pointe dans le même genre, alors que, à
côté de feuilles du même coloris, il y en a de bleues bordées d’or. Comme dans la robe de