Nos Znscriptii, I. pp
et suiv.
Un dessin du xIx° siècle nous fait voir dans l’église du « khan des Grecs » (Grec), à Bucarest, église bâtie par le Ban Ghiorma, à la fin du xvI° siècle, un édifice pareil à Bucovät ou à l’église de Michel-le-Brave. Bâtie en briques et en pierre, elle avait un fronton sculpté à la manière de celui que Jean de Constantinople ajouta à Saint-Sabbas de Jassy: une ceinture
séparait deux registres ornés d’arcatures ; les fenêtres avaient, à ce qu'il paraît, un aspect mores-
Église princière de Târgoviste. CI. M. H. R.
que. L’ « église blanche » de Bucarest, que la légende mêle aux épreuves de Michel pendant les persécutions auxquelles il fut en butte de la part des princes ses prédécesseurs, tirait son nom du fait qu’elle n’était pas recouverte de peintures selon la coutume (1).
Bucarest avait, en outre, du XVI’ siècle, l’église de Saint-Jean-le-Grand, due à la piété du Trésorier André, beau-père de Radu Buzescu, celle du Trésorier Dan, où les Turcs furent massacrés en 1594. À la même époque appartient l’église conventuelle de Märcuta, dans les environs de la Capitale, et celle de Cernica Stirbei, plus loin, dans la même direction, près d’un lac : les deux ont été radicalement transformées.
Au commencement du siècle suivant on a Sainte-Catherine, fondée par le Trésorier de Radu Serban, Panä (Panas), un Grec, qui tua dans la bataille de Kronstadt-Brasov, en 1603, le prince de Transylvanie, Moïse Szekély; l’église de Saint-Élie de « Gorgani » rappelle le nom du boïar Gorgan, beau-frère du prince Mathieu (1).
Un Athanase de Trnovo allait construire dans la capitale valaque plus tard seulement,
MCE O NDS A7 2. Ionescu Gion, /storia Bucurestilor, pp. 186-187, 196 et 197.
en 1641, l’église « Scaunele Vechi », les vieux étaux » (1). Saint-Sabbas de Bucarest était sans doute contemporaine de celle de Jassy, un métojue de la maison-mère à Jérusalem (2).
. En 1593-04, sous le même Métropolite Séraphin, on construisait une chapelle, dont la tour gracieuse se détache des murs qui dominent l’Olt, à Cozia (3). Ensuite, dans le district
d’Arges, le futur Michel-le-Brave lui-même fut chargé comme simple boïar de surveiller les
Église princière de Târgoviste (autre vue) CI. M .H.R.
travaux de la petite église de Tutana. Rappelons les églises de Dobrusa, de Gorgota, de Cornätel (celle-c1 datant de 1596 (4)). Vers 1500, le Spatar Stelea faisait construire aussi une église à Bucarest. À Târgoviste, une autre, de Saint-Nicolas, conservait avant sa démolition barbare, toute récente, des fresques cachées sous la couche de l'incendie, provoqué par les Turcs en 1505. Sur des fondements plus anciens, l’église de Comana, sur la route de Giurgiu, était bâtie en 1588-89 par le boïar Serban qui, bientôt, sous le nom nouveau de Radu, devait continuer sur le trône valaque la politique de Michel-le-Brave : de l'église, refaite à la fin du XVII° siècle par un autre Serban Cantacuzène, à peine une partie des puissantes
murailles qui contenaient les cellules peut être rapportée à l’époque des premiers fonda-
Ibid, p. 210.
Zbid., pp. 212-213.
Nos Znscrip{ii, I. pp. 176-177.
Nos Znscriptii, II, p. 277.
teurs (1). Cependant l’ensemble, sur une hauteur, a un aspect particulièrement pittoresque. De lancienne église de Michel-le-Brave, à Bucarest, on n’a que les lignes principales et le nom. Sa femme Stanca faisait recouvrir la main de Saint - Nicolas, conservée à
Saint-Georges Nouveau de Bu-
2 2 carest, d’une couverture en argent doré, d’un riche dessin oriental :
4 on a aussi un vase de pain bénit
offert par la même (2).
Michel-le-Brave éleva une seule
| église, de petites proportions, sur
une des hauteurs qui dominent
Bucarest, celle qui porte son nom: