Ou l'émission solennelle des vœux
AEEIVÉE DES OBLATS 277
pus? Tout dernièrement Provencher avait compté sur la venue d'un prêtre capable, M. 0. Caron, qui avait reculé au dernier moment. N'était-ce pas là un avertissement providentiel qui, ajouté à tant d'autres, devait rappeler à Provencher qu'il ne pouvait compter sur les prêtres séculiers du Bas-Canada ?
Il lui fallait donc à tout prix avoir des Oblats.
C 'était pour ses paroisses en formation et surtout pour les missions indiennes du Nord-Ouest une question de vie ou de mort. « Des prêtres séculiers feront peu de progrès », pensait-il. « Il n'y a point d'unité dans leurs vues; sans compter qu'ils ne mettent les mains à la charrue que pour un court espace de temps, qu'ils trouvent toujours trop long^. »
C'est pourquoi il recommandait vivement au coadjuteur de Québec, l'un de ses amis personnels, de prendre bien garde de ne pas contrarier les vocations à la vie religieuse, parce que, remarquait-il, « vous retrouverez ce que vous aurez donné au centuple '' ». Et, pour être encore plus explicite sur la nature des vocations qu'il avait en vue, il écrivait peu après : « Des religieux, des religieux, des religieux! Nous ferons peu de bien et beaucoup de dépenses comme nous sommes-là. Il n'y a point d'ensemble ; chacun fait et voit à sa façon. . . Des révérends pères Oblats ! Que Dieu bénisse leurs travaux