FRANCISQUE MARTIN-BOTTIER , ÉDITEUR
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A MONSEIGNEUR GEORGE CHAUNDON,
ÉYÉQIJE DE BELLET.
MONSEIGIŒUR,
fai Vhonneur de soumettre à votre approbaUon et.de placer sow vos auspices cette nouvelle édition de mes Recherches HISTORIQUES ET ARCHÉOLOGIQUES SUR L'ÉGLISE
DE Brou.
Cest à tinfiuenee de la foi et de Vart chrétien^ en même temps qu^aux inspirations d^une affection épurée par la religion, que nous sommes redevables du nwnumeni de Brou, ce joyau de votre diocèse. A ce triple point de vue U doit éire particulièrement cher à un Préka éminent par sa piété et son savoir, et dont V affectueuse bonté et la parole persuaHve font revivre au milieu de nous son plus glorieux prédécesseur ,
saint François de Sales, le meilleur des bommes et le plus aimable des Saints.
J'aime à me persuader, Monseigneur, que vous accepterez avec bienveillance la dédicace de ce livre, ceuvre dPun condisciple, heureux de pouvoir vous offrir publiquement et avec effusion le témoignfige de son attachement et de sa vénércOion,
J. Baux.
3ourg, 11 avril 1854.
Belley, le 15 avril 1854.
Monsieur et bon ami,
J'aime à retrouyer dans le consciencieux et élégant historien de TÉglise de Brou, l'ancien camarade de mes premières études, et à tous remercier doublement, comme évèque et comme ami, de la dédicace que vous voulez bien me faire de votre belle et intéressante monographie.
Grâces à vous, l'étranger qui n'a point encore visité notre Bresse , appréciera comme il convient le gracieux monument qui est l'une de nos gloires ; le voyageur emportera avec lui le souvenir durable des impressions souvent un peu confuses que font naître en lui les ornements d'une architecture que l'on peut appeler luxuriante, et nous-mème qui vivons près de l'œuvre de Marguerite d'Autriche sans pouvoir nous flatter de la connaître entièrement , nous qui nous sentons sans cesse entraîné à aller à la découverte de quelques détails encore ignorés dans cette série inépuisable de délicates sculptures, nous étudierons et comprendrons plus facilement les conceptions originales qui s'y rencontrent.
D'ailleurs, Monsieiiry votre remarquable oavrage est un digne tribnt de reconnaissance que tous acquittez an nom de notre proTînoe, envers la grande princesse qui, comme vous le dites û justement, « apparaît à la fin du moyen âge, dans le gouvernement, la diplomatie et les lettres, conune la personnification la plus beUe de la femme à l'aurore du seizième siëde. » C'est à la Bresse surtout qu'il aqipartient de conserver honorablement la mémoire de celle qui, dans le monde entier, est demeurée « câèbre par sa naissance , ses talents et la bizarrerie de ses destinées, » mais qui , dans nos contrées, l'est devenue bien davantage par « le monument de ses regrets et de son infortune que sa piété d'épouse la porta à édifier. »
Ce fut à la religion que les arts du moyen âge consacrèrent leurs plus riches travaux ; vous avez voulu. Monsieur, continuer vous-même cette consécration du talent à la religion, en dédiant à votre Évéque vos recherches approfondies sur un de leurs chefs-d'œuvre. J'accepte avec reconnaissance la dédicace de l'auteur et le souvenir de l'ami.
Recevez, je vous prie , Monsieur, l'expression de mon affectueux dévoûment.
t Ceorge, Évèque de Belley.