‹ Histoire de l'église de FranceChapitre 38 sur 100 · Aug,f Gont. Julian., lib · texte numérisé non relu

Aug,f Gont. Julian., lib

Heurepit mille fois celui eo qui iésus-Chrjst vit, et dont Jésus-Christ anime les actions et les pensées! Il peut se dire k lui-même:

Je vis dans la foi du Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est hvré pour moi. S.

Hieron, , Comment, in.

Epist. ad. Gai.

Que les mérites humains qui sont péris par Adam se taisent, et que la grâce de Jé»is-Christ triomphe. S.

Aug,, de Prœdest., c. 15.

Dieu donna au premier homme, par une seule et même action, l'être et la grèce. S. Aug., de Ci vit.

Dei, lib. 12, c. 19.

Si Dieu avait refusé au premier homme le secours avec lequel il pouvait persévérer, il n'eût point été coupable en péchant... Ceux à qui un tel secours manque maintenant, c'est pour eux une peine du péché, et ceux à qui il est donné, il leur est donné eomn^ une er&ce et non comme une aette.

S. 4^09, de Correct, et Grat., 0, 2.

Poaseomitti.

(N. ut tup. ,

Umim et damn^ift in Mo*

Temeraria, e^ ronea , sapiens hsresim pela- ^ianam,damnata m Baio.

M l'âolim di pmamci. 435

C'est une différence es- Je suis la vigne, vous êtes Malesonanset s^ktielle de la grâce d'Adam les branches; celui qui de^ bçepe^içi sapiens. e| de l'ét^ d'innocence , meure en moi, je demeure (i'»vec la grâce cbréUenp^ , en lui, et il porte beaucoup qae chacun auroit reçu la de fruit, parce que sau$ première en sa propre per- ipoi vous ne pouvez rien sonne, au lieu quon ne fairo. Joan,, lo, 5. reçoit celle-ci, qu'en la per- La grâce a été donnée à %noe de Jésus-Cbrist res- chacun de nous, selon la suscité, à qui nous sommes mesure du don de Jésus* unis. Rom,, 7, 4. Christ, ^Eai que nous crois-

sions en toutes choses en Jésus-Christ, qui est notre chef et notre tète; et c'est de lui que tout le corps reçoit, par tous les vaisseaux et les nerfs (pii portent l'esprit et la vie, raccroissèment qu'il lui communique par son influence effipnoe, selon la mesure qui convient à chacun des membres, afin qu*il se forme ainsi et quil se constitue par la charité, 3. Paul,, ad Ëphes., 4, 7, 15, 16.

Considérons la source de la grâce dans Jésus-Cbrist notre téU, d'où elle se répand dans tous ses mem- ^ bres, selon la mesure qui convient à chacun d'eux.

S. itiy.,dePr89dest. Sanct.

La grâce d'Âdan^ le sanc- La première grâce (don- Sapiens hAretiâant en lui-même , lui née à Adam) est celle par sim. étoitproportionnée: lagirâce laquelle l'homme garde la chréUenne, i^çus sanctifiant justice s^il le veut; la seen Jésus-Cbrist est toute conde (celle donnée en Jépmattnte, et dime du Fils sus-Christ), est plus puisdeDiea. Eph,,\, 6. santé, puisque c'est elle qui

le fait vouloir, et vouloir ai fortement et aimer avec tant d'ardeur, qu'il surmonte par la volonté de l'esprit la volonté de k chair» oui a des passions contraires â l'autre.

Lo pécheur n'eel lilre que pour le mal sans la grtce du libéra teur . Luc . , 8 ,

La volonté qu'elle {la grâce] ne prévient poiot, n'a de lumière que pour s'égarer, d'ardeur que pour se précipiter, de force que pour se blesser : capable de tout mal , impuissante à tout bien. Mat.. âO, f).

Le libre-arbitre ayaot été Erronea el aiïaibU dans le premier damnalainBaio.

bomme, ne saurait être rè-

Kré que par la grâce du ptéme, et l'homme l'ayant perdu, il ne peut lui être rendu que par celui qui le lui avait dooné; et de lï vient que la vérité même a prononcé ; {Joan., 8, 36.) Si le Fils vous met m Itberti. M sera alors que vous serez véritaUlrmmt libres... Le libre-arbitre a été tellement affaibli et app^nti par le péché du pre~ mier hnmme, que depuis ce péché, uul ne peut plus ni aimer Dieu, ni croir« en lui, ni rien faire de bon pour l'amour de lui, avant que d'avoir été prévenu par aa grâce et sa miséricorae.

6'one. Araus., can. 13 et

Personne ne peut être libre pour le bien, s'il n'est délivré par celui qui a dit :

Si te Pili tout délivre, vous sert:: vériiabUment l^es. Telle est cerlainement la foi catholique, appuvée sur la doctrine des apôtres et des prophètes.

S. Aug., de Correct, el (irai., c. 1,^2.

L'esprit de l'homme et Erronés damtoults les pensées de son nata in Baio et cœur août portéiuu ninl dèa hteiesi proiim*. !Hi jeunesse. Gen., «, 21.

'Tciulc gràce excellente et loul [Ion parfait vient d'eu haut, et descend du Père Jaeob. Epiât.,

La volent*

DE CkûLtBE DR FBANrE. 137

et muable qui n'est point gouvernée par la volonté immuabio ae Dieu, s'approche avec d'autant plus de rapidité du crime et de l'iniquité, qu'elle a pour agir plus d'ardeur et plus d empressement... Si Dieu n'opère en nous, nous ne pouvons avoir aucune force, aucune vertu; car sans ce bien, rien n'est éclairé, sans cette sagesse, rien n'est sain, sans cette justice, rien n'est droit et équitable. De Vocai. GenL, lib. 1, c. 6, 8.

Sans laquelle, (cefie^râca Tout ce que vous aimez Erronea, ha»i$ Jésus-Christ) , nous ne bien, vous l'aimez par la resi proxima et pouvons rien aimer qu'à charité. S. Aug., Serm. damnatain^iio. tre condamnation. II r^5., 23, in Psalm. '22, c. 13. 3, 18. La seule charité ne pè-

che point. S. Aug., Epist.

Tant que le libre-arbitre demeure seul et est abandonné à lui-même, il ne fait rien qui ne lui soit nuisible et pernicieux. S.

Prosp., Epist. ad Ruff, c.

Toute connoissance de La connaissance de Dieu Erronea et Dieu , même naturelle , qu'ont eue ceux qui l'ont damnata in Baio. même dans les philosophes connu sans l'aimer, n'a pas

Saïens, ne peut venir que été accompagnée de la grâce e Dieu ; sans la grâce elle qui fait connaître Dieu de ne produit qu'orgueil, que telle sorte qu'elle le fait aivanité, qu'opposition à Dieu mer. Parce qu'ils n'ont pas même, au lieu des senti- reçu la grâce , ils n'ont ments d'adoration , de re- pas rendu jgrâces à Dieu connoissance, et d'amour, quoiqu'ils laient connu. Hom,, 1, 19. Cette manifestation par la-

quelle ils ont connu Dieu n'a pas fait qu'en s'humiliaut ils l'aient aimé, mais qu'en le connai^ant, ils sont devenus plus vains et plus orgueilleux. S. Fui-

Il d'y a que la griloe de Jisus-Qirûit qui rende l'homme propre ao saGrifke de I& foi. Sans cela, rien qn'impureté, rien qn 'indignité. Act., 1,9.

XLUI.

Le premier effet de la grftce du baptême est de nous faire mourir au péché ; en sorte que l'esprit, le cœur les sens, n'aient non plus de ïie pour le péché, que ceux d un mort pour les choses du monde, hom., Ç,

gtnt.. de PrB?dest, lih. 1 , c. 22. 23.

Les philosophes Gentils dont Saint-Paul, ooua dit :

(ad. Rom., t, 19) qu'ils ont pu eonaatlre les perfections invisibles de Dieu qui sont devenues visibles depuis la création du monde, par la tonnaissanre qu'en donnent les créatures, ont tous détenu la vérité captive , parce que le modérateur (tes hommes, Jèsus-Cbrist l'Homme-Diea , n'a point été le principe de leur science et deleur phiioso-

Î^ie. S. Aug., lib. 13 4»

nuit. c. 19.

r Sans la foi il est Impos* ttTMtt « sible de plaire à Dieu. S. damnatainlhiA. Paul., Epist. ad Hcebr.ll,

Le libre-arbitre rédniten captivité, ne peut rien si ce n'est pour pécher; mais pour ce qui regarde la justice, il ne peut rien, s'il n'e«t délivre et aidé de Dieu. S. Aug., lib. 3, ad.

Boni(.,c. 8.

Dieu ne reçoit de sacrilice que celui que la Qamme de ta charité embraM devant ses yeux, sur l'autel desbonnes œuvres. S. Grig.

pap., Pwt. 3, ».

Nous avons été ensevelis Suspecta dé avec Jésus-Christ, par le haresi vel Mllem baptême, jwur mourir au malSeonans.

Îéché i afin que comme ésus-Christ est ressuscité pour la gloire de son père, nous marchions aussi dans une nouvelle voie, etc. S.

Paul., ad. Rom. 6, 2.

N'ayez de goût que pour

DE L'éQLiflK DB FkANGI.

U n'y a que deux amours, d'où uaissent Muterf nàd volontés et toutes nos actions : l'amour de Dieu, qui fait tout pout Dieu, et que Dieu récompense : Famour de nous-mêmes et du monde, qui ne rapporte pas à Dieu ce qui doit lui être lappofté» al qui par oett# tUKm méam oevieBl mauvais. Joan.f 5, 29.

Quand l'amour de Dieu ne règne plus daifs le corai* du pecÂaur, il est néce^ saire que la cupidité dmrneUe y règne et cotfOihpnd toutes aea actions. Ltic, i5,

las choses du ciel, et non ^ur celles de la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée en Dieu avec iésua-Ghrisi. S. Paiàl., ad< Ct^oas. 8, 3.

Quel est le propre de celui qui est régénéré dans les eaux du baptême? C'est mie de môme que Jésus- Ghrisi eat mort une fois pour le pédié, lui-même aussi eai mort et sans mouvement pour toute sorte de péché. S. ^ataiZ., Moral.

reg. 90, a. âd.

f I y a deux amours d'où Erfonea et naissent tons les mouve- pluries danmata. mento de la volonté humaine... La cf'éature raisonnable, qui ne saurait être sans amour, aime Dieu oïl le monde. Dans l'amour de Dieu il n't a rien de trop ; dans l'amour du monde il n'y a rien que de mauvais. S, Léo . pap. ,serm .

88 de iejun.

Deux amours difléranta composent deux cités différentes : l'amour de soimême qui nous fait oublier Dieu et l'amour de Dieu qui produit en nous le mépris de nous-mêmes. 5.

Auê, de Givit, Dei, lib. 14, c. §8.

Si quelqu'un aime le Erronée et monde, l'amour du père pluries damnata. n'est point en lui. Joann., Epist. 1, 2, 15.

n est nécessaire que celui

Sui n'agit pas par le mof de la charité, agisse par coiôidité. S. Aug.^ serm.2, ht Psal. 18. S 15.

La cupidité chamelle rè-

rhir., c. ils.

La cupidité ou In cba- L« chËrité est la racine ErroiMi rite rendent l'usage des de tout bien, comme le pluriesdamn «ena bon ou mauvais. Afat., cupidité est la source de 5, 38. tousies maux. Comme dans

la charité, il n'y a jamab rien de mauvais, de même dans la cupidité il ne sa trouve jamais rien de bon.

Ces deux amours diFTérents sont deus plantes qui sont plantées dans deux champs, par deux difTérents agri* culUïurs. S. Aiig., aerm.

112 deTemp.

Tout ce que l'on hit, on le tait ou par l'amour du créalenr, ou par l'amour de la créature, c'est-i-dire ou par cupidité, ou par charité. Id. de Trinil., lib. 9, c. 7.

L'obéissance h la loi doit La fin du précepte, c'est Emxifa conler de source, et cette la charité qui natt d'un daranatainS source, c'est la charité, cotur pur , d'une bonne Quand l'amour de Dieu en conscience et d'une fui sinest le principe, et sa gloire cfere. S. Paui., 1,adThimla Bn, le dehors ert net : i, S.

sans cela ce n'est qu'hypo- . Tout ce que nou9 ordoncririe et fausse justice, nent les commandements, 'Mat., 33. 26. se réduit à la charité; ainsi

tout ce qu'on bit ou par crainte de la peine, ou par quel qu'autre intention lefrestre et qui n'a point pour principe cette charité que le Saint'Esprit répand dans nos cœurs, ne se fait point comme il faut , auelque bonne que paraisse l'action au dehors. 5. Aug., Eochirid., c. 131.

n n'y a de bon que ce ' M fait par la ourilé.

DE L'ÉGUSB de FBANCE.

Que peut-on être autre choie que ténèbres, qu'égarement et que péché, sans ia lumière de la foi, sans Jésos^rist, et sans la charité. Sphes., 5, 8.

Nul péché sans Tamour de nous - même , comme Qolle bonne oeuvre sans Tamoar de Dieu. Marc., 7, 33.33.

în Epist., ad Hœb. , serm.

de charit.

Il est impossible de plaire Suspecta do à Dieu sans la foi. S. Paul.^ errore.

Epist., ad Hœb. 11, 6.

Je suis la voie, la vérité et la vie. Personne ne vient à mon père que par moi. Joann,, 14, 16.

Combien de Gentils et d*infidèles paraissent être miséricordieux, sobres, tempérants; mais toutes ces vertus apparentes ne leur servent de rien, parce qu'ils n'ont nas la foi. S. Ambr,, in Psaim. 1, c. 41.

Sans la foi, toutes les œuvres, même celles qui paraissent avoir quelqu'apparence de bonté, deviennent de véritables péchés.

S. Aug,, Itb. 3, ad. Bonif., c. 5, f 14.

La justice des infidèles n'est point une justice, parce que la nature n'a rien que de mauvais et de corrompu sans la grâce. S.

Pro$p.^ Epist., ad. Ruff., c. 5.

Sans la charité, rien ne peut être agréable à Dieu.

Clément,, i, Epist., ad Corinth., c. 49.

L'amour des choses ter- Erronée et restres est une mort, et l'a- aliàs damnata. mour des choses spirituelles est la vie et la paix ; ceux qui vivent selon la chair ne peuvent plaire à Dieu. S. PauLf Epist. ad Rom. 8, 5.

La charité ne produit jamais rien de mauvais, comme la cupidité ne produit rien de bon. S. Aug., serm. 112 de Temp.

Il n'T a de bon que ce qui se ilit par la cbarilé.

S. Chryiost., Id Cap. 10.

EpHt., ad Hrab. et Miiti.

de charit.

Loraque Saint-PSOl dit Ijae la cupidité est la Neine lie tout mal, H notit tlit oomprendre que la charité est la source de tout bîen.S. ^uji., ItT.deGrat., t. 18.

Il n'y a point de boa tniiK qui ne naisse de la ebarité. S. Aug. de Spiril.

et Lett,, c. 14.

C'est en vain qu'on' crie Nous crions, mais par le Peniicioe in k Dieu : Mon Pèrf. Si ce Saint-Esprit, c'est-à-dire par praii et pitntm n'est poiut l'esprit de cha- la charité qu'il répand dans aurium oflénrilé qui crie. nom.. 9, 13. nos cœurs, sans lequel celui siva. qui crie, crie en nain. S.

Àug., senn. 71, in Matth..

La foi justifie (]u3i\d elle Cest en venu de la foi. Suspecta de opère; mais elle n'Opire ijue non» espérons de rece- hsresi. que par la charité. Art., 13, voir du Saint-Etprit la jus- 39. tice; Car en Jésus-Christ,

ni la cirunicision, ni l'incirconcision ne serrent de rien; mais la foi qui est animée 6ar la chanté. S.

P(titl..Epist.,adGaI. 5. 3.

La foi. si elle n'est jointe à l'espérance et à la charité ne nous unit point parfaitement à Jésus-Christ, et Denous rend point un membre virant oe son coru.

Conc, Trid, sess. 6, c. 7.

La foiqui purifie le cœar est celle qui opère par b ebarité. S. ^tû.,serm. 53 inMatlh.,c. tO.

(I ce faut donner le nom it booiies cButres qu'à celles qui se toat par la cbadté. S. Ava., in Pnlm «.S41.

DK L'ÉOLIÉlft 1IB PKANGR.

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