HORMISDAS
Nous voudrions pouvoir en dire autant de son successeur Hormisdas. Il prit d'abord la défense de saint Âthanase au Concile de Milan, tenu en 347, mais à la suite d'un long exil, il finit par faiblir. Céda-t-il comme tant d'autres aux suggestions trompeuses des émissaires schismatiques, ou fut-ce par crainte de la prolongation de ses souffrances? On ne sait ; toujours est-il qu'il souscrivit la condamnation de l'illustre évêque d'Alexandrie, ainsi que la formulaire de Sirmium. Par une triste coïncidence, il mourut le jour où Julien fut proclamé empereur dans Genève (2).
Julien rouvrit l'ère des persécutions et tenta une nouvelle restauration du paganisme. Jamais peut-être l'Eglise n'eut à traverser d'aussi tristes jours que sous le règne de celui que l'histoire a flétri du nom d'apostat Le successeur d'Hormisdas dut quitter son siège et prendre le chemin
(1) Elle eut lieu en 305.
(9) Sa mort est placée par Bessoo, en 334.
de Texil. Mais bientôt Julien tomba. Son règne avait été le dernier effort du paganisme expirant et le Galiléen resta vainqueur. Le ciel s'apaisa, le calme revint et Pallascus put reprendre paisiblement possession de son siège.