Reg. Comp. 25 décembre 1705, 25 mars
« En 1717, le peuple faisant fête 1 et fermant les » boutiques dès le matin, la Compagnie pria le Con- » seil de prendre des mesures pour que rien ne fût » changé, et que, hors des heures des sermons, on » travaille comme à l'ordinaire2. »
» En 1 7 4 9 3 , le Conseil poursuivant son plan de » faire de Noël un jour de fête complet, ordonna que » les sermons se feraient le matin, qu'on sonnerait » trois coups comme les dimanches ordinaires, mais » que chaque citoyen, après le sermon, rouvrirait sa » boutique et irait à ses affaires. La Compagnie dé- » cide qu'on ne dira rien de particulier sur la fête * dans les sermons. Le Conseil, de son côté, suit le » mouvement populaire, ne tient point de séance,
» ferme les bureaux et vient en corps au culte
« Ce qui mécontente fort trois pasteurs, MM. Vial, » Bordier et Després, qui prêchent contre les fêtes » et montrent les raisons qu'il y a de ne pas les so- » lenniser. »
Ils sont mandés devant le Conseil et censurés; ils avouent avoir blâmé la cérémonie, mais non le Conseil qui avait célébré un peu plus qu'à l'ordinaire.
La question revient au bout de deux ans sur le tapis : on décida en outre de fêter l'Ascension \ et la