Reg. Cons. 7 mars
Compagnie des Pasteurs entretient vingt-huit charrettes et cinquante pionniers. On reçoit les lettres les plus affectueuses de Berne et de Zurich, renouvelant la promesse que les secours sont prêts à marcher au premier signal allumé.
Genève , en se préparant à résister énergiquement pour le maintien de la vraie liberté, connaissait très-bien la gravité de sa situation1. En effet, les généraux sardes se montraient infatigables dans leurs entreprises contre la ville2; ils reconnaissaient toutes les difficultés de la conquête.
«Sire, écrivent-ils à Charles-Emmanuel II, l'entreprise est pleine de périls : par crainte des surprises, Genève a deux gardes, l'une de jour, composée de dix personnes; l'autre de nuit, de vingt citoyens, commandés par un des Deux-Cents. Ils sont 2160 citoyens capables de porter les armes ; la garnison est de 4-00 soldats mercenaires; la cavalerie de 200; total 2772; le port est fermé par six chaînes et un gros arbre garni de pointes de fer; toutes les portes sont gardées par plusieurs sentinelles, et un fanal de fascines correspond à un autre près de Nyon. En un instant, les Bernois sont prévenus. La surprise est bien difficile5. »