‹ Histoire de l'Église réformée de NîmesChapitre 204 sur 227 · Paul de FalgueroUes fils 1592 à im /Cùj · texte numérisé non relu

Paul de FalgueroUes fils 1592 à im /Cùj

476 IfOTBS EXPLICATIVES.

chargés de lever des deniers pour les besoins de la cause protestante , d'inspecter les places de sûreté, de pourvoir à l'entretien des garnisons, de Oaire enfin tout ce qui était jugé utile pour la défense des Eglises. Le conseil général recevait les mémoires et les plaintes des conseils provinciaux , discutait avec les commissaires du roi sur les termes des nouveaux édits, et s'occupait d'établir, sur des bases moins chancelantes, le libre exercice de la religion. Ces assemblées politiques se réunirent successivement, à Montauban, à Sainte-Foy, à Loudun, à Vendôme, à Châtellerault, à Milhau, à Grenoble, à Nîmes, et Ion doit à leur persévérance l'octroi d8l'éditdeNantes(4).

Les synodes nationaux, après avoir été suspendus pendant l'espace de soixante-sept ans, furent réorganisés dans YEglise du désert Le premier se tint dans le bas Languedoc, en 4726 ; — le second , dans le Dauphiné, en 4727; — le troisième, dans le Vivarais, en 4730; — le quatrième, dans le bas Languedoc, en 4744; — le cinquième, dans les hautes Gévennes , en 4754 ; — le sixième , dans les basses Cévennes , en 4758; — le septième, dans le bas Languedoc, en 4763. Après cette époque, les événements politiques qui commencèrent à éclater dans le royaume, après la mort de Louis XV, s'opposèrent à la réunion de ces assemblées. Toutefois, les synodes provinciaux ne cessèrent pas de se réunir avec régularité d année en année, puisque le dernier procès-verbal de celui du bas Languedoc porte la date du 30 avril 4793, seconde année de la république française.

Les articles organiques des cultes protestants contenus dans la loi du 4 8 germinal an X ont apporté de graves modifications à l'ancien gouvernement presbytérien synodal des Eglises reformées de France; ils n'ont laissé en exercice que les consistoires; car, quoiqu'ils conservent les synodes , à peu près, avec les mêmes attributions, ces corps ne se sont jamais pourtant réunis, parce qu'ils ne peuvent le faire qu'avec la permission du gouvernement, qui , quoique demandée plusieurs fois , n'a pas encore été accordée.

(1) Semeur, t. XVI, p. 18t.

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