VIII AVERTISSEMENT
C'est celui-ci que, désormais, puisqu'il en décrit les débuts, il conviendra de lire avant les autres. Il aura l'avantage de les faire mieux comprendre et d'en mieux faire saisir l'intérêt.
On pourra m'objecter que ce n'est pas celui qu'on attendait et qui avait été annoncé sous ce titre : Les Émigrés et le Dix-huit P'rug- TiDOR, sur la couverture des précédents, comme devant les suivre immédiatement. Je dois confesser en effet que celui-là est encore à écrire. Mais, la faute en est aux retards apportés à la communication de documents indispensables, à la difficulté de les réunir, et non à moi. Tandis que je m'appliquais à leur recherche, j'en ai rencontré d'autres qui m'ont permis de reconstituer l'histoire des premiers émigrés à Turin et à Coblentz et, une fois encore, j'ai interverti l'ordre de mes travaux.
J'ai la prétention de croire que le public n'y perdra rien, puisque j'ai pu de nouveau restituer à l'histoire de mon pays des faits ignorés ou oubliés, et que, sous la réserve de la lacune qui me reste à combler et que j'espère combler un jour, c'est la presque totalité de la triste épopée des émigrés que, grâce à moi, il a maintenant sous les yeux.
Dois-je ajouter que je me suis efforcé d'apporter dans la continuation de ma tâche, l'esprit de vé-