‹ Histoire de L'Empire Ottoman (volume 3)Chapitre 221 sur 297 · XXII · texte numérisé non relu

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ambassadeur de Kanszughaweri , sultan d'Égypte, avec une suite nombreuse et de riches présents tirés de l'Inde (1). Enfin un Russe , l'officier Alexejew , apporta des assurances d'amitié de la part de Wassili < 1514].« Mos pères, disait la mission, ont vécu dans des rapports fraternels ; pourquoi n'en serait-il pas ainsi entre nous , leurs enfants ? » U avait été recommandé à cet envoyé de ne pas se prosterner , mais de croiser les mains sur sa poitrine , d'offrir les présents et de ne pas s'informer de la santé du sultan , si celui-ci d'abord ne faisait quelques questions relatives à celle du grand prince. Alexejew était accompagné de Kemal , prince de Menkub,qui avait été envoyé en Russie pour notifier l'avènement au trône de Selim (2). L'année suivante 11515], Karobow, l'un des courtisans les plus en faveur auprès de Wassili, vint, en qualité d'ambassadeur russe , se plaindre de la perfidie de Mengli-Girai, et pria le sultan de faire rompre à ce feudataire ses liens d'amitié avec les Lithuaniens; mais il n'atteignit pas son but. Tout ce qu'il put obtenir fut une protection accordée à la liberté du commerce entre As?ow et Kasan (3). Selim promit d'envoyer en Russie un nouvel ambassadeur, mais il ne tint point parole. Une fois encore, dans la dernière année du règne de Selim I 1520] , une ambassade russe vint à Constantinople, et nous en parlons ici afin qu'un tel sujet ne brise point , dans la suite , le fil des événements. Goloclmistaow , gentilhomme moscovite, apporta une lettre dans laquelle Wassili exprimait ses regrets de n'avoir point reçu le second message que Selim avait annoncé ; en même temps il manifestait le désir de conclure un traité, à l'aide duquel on put réprimer l'audace du chan de Crimée, et contenir par la terreur les Liihuaniens et les Polonais. Golochwastow nobtint point de traité, mais il rapporta une lettre du sultan, pleine de protestations d'amitié (4).

Les félicitations offertes par les représen-

(!) Rapport du consul vénitien de Damas, où pa**a Tninbasuadeur égyptien , du 25 septembre 1512 ; Seaded din , I. iv, fol. 629.

(2) Karamsin , Histoire de l'empire russe , Riga, 1825, t. tu , p. 47. '

(3) Ibid.

(4) Karamstm , I. vu . p. 78.

tants de Venise, de la Hongrie, de I'figypt« et I« Farsistan et l'Aserbeldschan, depui* les harrt« delà Russie, rendirent d'autant plus sensible [ du golfe Persiqnc jusqu'au! rive* de U m l'absence d'un ambassadeur persan. Ismail, fbn- I Caspienne, depuis Schuster, dans lef

dateur 4a trône des Ssaffi, dans la guerre entre les fils de Bajesid, s'était déclaré en faveur d'Ahmed contre Selim ; il avait envoyé au sultan d'figypte une pompeuse ambassade avec une suite de deux cents personnes, portant de riches présents, parmi lesquels se trouvaient dii lynx vivants; Ismaît sollicitait l'amitié et les secours du souverain égyptien contre le sultan des Ottomans (I). Aussitôt après l'avènement au trône, de Selim, Ahmed avait fait partir deux de ses quatre fils pour la Perse (2), et après la défaite d'Ahmed, son fils le prince Alaeddiu s'était enfui an Kaire, où il mourut presque aussitôt de la peste ; mais le prince Murad s'était réfugié auprès du schah Ismail. Avant de décrire la cam}>agne de Perse, jetons un regard sur les événements des sept dernières années dans ee pays, et reprenons le récit où nous l'avons laissé, après les sept premières années du rèjçne d'Ismafl, vainqueur des «chahs de ScWrwan et de Masenderan , du schah Elwend et do schah Jakub, souverains du Mouton-Blanc et du Mouton-Noir, tous deux amis de Selim (3). Schah-lsmaïl étendit alors ses conquêtes à l'est et à l'ouest , sur l'Irak arabe et le Cherasan. Lorsqu'il revenait vers la Perse, après le châtiment d'AlaeddewIet , souverain de Suïkadr [16071, Emlrbeg, gouverneur, pour les princes du Mouton-Blanc, dans le Diarbekr, lui livra la forteresse et le pays sans résistance; et l'année suivante [ 1608 , à rapproche d'Istnall , Barikbegs'enfuit en&yrleavecle prince Murad, dernier rejeton du Mouton-Blanc. Ismaîl donna le gouvernement du Diarbekr h son chan le plus vaillant Mobammed-Ustadschlu , et celui de Bagdad à un eunuque, institué par lui émir du divan et revêtu du titre de chalife des chaHfes, comme pour insulter au souvenir des anciens souverains de Bagdad (4). En 1609, rl traversa

(1) Le ronsul vénitien de Damas , où pana l'a deur persaii pour se rendre en Perke, fait son rapport en date du 25 septembre 1512 ; Marini Sanuto.

ft) Chronique de Marini Sanulo.

(3) Voy. les lettres du sultan Selim , alors gouverneur de Trapeidnt , aux princes Elvrend et Jakub , dans la collection de Feridun , avec les réponses de ces prince s , dans le Code* parisien , 79 , p. 301 et 303.

(4) Chalifetul Cbnlefa , dans le fSocbbrtet-Tewarich.

jusqu'à Baku, dans le Schirwan, oâii \m l'hiver, soumettant les châteaux de* l'atours. Le printemps le poussa contre SrheiM- Chan , grand monarque des Uabegs, qai roi agrandi ses provinces transoxanes des entons situés en-deçà de ce flenve, en reoww Huseio-Baikara , arrière-pet it-ftls de Tins* Après quelques engagements, Ismail, par fuite simulée, attira Scheibek-Chan dan« un embuscade avec quinte mille hommes, oèeffW périt ainsi quedixmilleguerriers(t) 16IO\m tors, et pendant toute sa vie, le crâne deSeWbek-Chan, garni d'or et de pierreries, Wvf^ de coupe dans tous ses repas; la peau, qui mit été desséchée, fut envoyée par un mes»gn n sultan Bajesid, pour confirmer le belletm de li victoire Ci). Ismaîl donna le commandement A Ghorassan an chef de ses gardes du rorp[lirudschi) Abdaldede, dont il avait employé If bras A exterminer tous ceux qui avaient prt* ri moindre part à la mort de son père Haider 1' C'est à son retour vers la Perse qu'il Ajbm S son armée le spectacle du châtiment des «Hles de Tekke, dont les deux chefs mrentjete dans des chaudières d'eau bouillante, i PtoU» tion de Dschengis-Chan, qui, après sa premir" grande victoire sur les tribus hostiles des Mo»goles, fit bouillir ses prisonniers dans sto' dix chaudières. î)u quartier d'hiver de Ira Ismail détacha lémir Ahmed-dlsfthan . sr> nommé Nedschem-lsanl ( la seconde rJoüfl pour aller conquérir les pays aH-dtttdefO^ Sur les rives de ce fleuve, Ahmed se rrtrt avec Mir a-Baber, alors souverain de ft*^ descendant de Timur an cinquième degré. T« deux passèrent la Porte-de-Fer, conqoirtBl h ville dUerschl, dont ils firent massacrer i» les habitants, puisse dirigèrent vers et le Ghidschdewan (4), où Temîf-Oian.fc* Sclieibek-Oian, avait réuni *uuw<fc|«* neveux avec leurs troupes. Dans labauillilr

(1) Noctobf tet-Tewarieb .

(I) Dschenabi , p. 135.

f3) Nocfebeiei-Tewarich.

(4) Cbidscbdewan est nne place à m

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