LIVRE V
quinze cents cavaliers et mille arbalétriers , eus , se conjurèrent tous deux contre leurs pour combattre ses ennemis chrétiens et mu- pères. A la nouvelle de ce complot , Murad apsiilmans; il s'était même rendu à Rome, oft le pela devant lui l'empereur byzantin, et lui de-
Vatican, dans la même année, reçut les deux ombres d'empereur qui représentaient la majesté de Constantin et de Charles le Grand. En présence de quatre cardinaux , Jean reconnut I autorité suprême du pape, et la double procession du Saint-Esprit, du Père et du Kils;
manda compte de la rébellion de son fils. Jean se justifia complètement , car il n'avait pris aucune part â cette entreprise insensée, et les deux souverains s'engagèrent mutuellement à faire crever les yeux a leurs fils. Murad repassa en Europe, arriva â Aprikidion, dans
«agenouillant trois fois à Saint-Pierre, il baisa le voisinage de Byzance, ort les deux princes la main et la bouche du saint père , conduisit rebelles avaient assis leur camp, sur les bords sa mule par la bride, et alors un pompe ux fes- d'un torrent. Dans la nuit, il franchit le tortin fut donné en son honneur d;ms le Vatican Mais bientôt s'évanouit l'espoir d'Urbain
rent à cheval , et , d'une voix retentissante , il ordonna aux rebelles de rentrer dans le ded'enflammer le zèle du roi de France eu Faveur voir, leur garantissant sous serment h remise du nouveau converti , et, lorsque l'empereur de de lout châtiment. Les guerriers de Sandschi , Byzance voulut s'embarquera Venise pour re- troublés par les accents qu'ils avaient si -gagner ses États, il se vit presque saisi pour dettes par les marchands de cette ville.
Andronicus , son fils aîné, qui , en 1 absence de Jean, tenait les rênes de l'empire , demeura sourd aox pressantes instances de son père, d'user de toutes les ressources, de piller même an besoin les trésors des églises pour le délivrer de la honte d'une détention. I.e frère poîné, plûs sensible aux outrages paternels , vendit ou engagea aussitôt tous ses biens , et courut à Venise ponr arracher son père aux mains de ses créanciers vénitiens. Convaincu péniblement, par son voyage d'Italie, du peu de confiance qu'il pouvait mettre dans les galères do pape, et les secours des autres princes chrétiens contre les Ottomans , Jean , dès son arrivée à Constanfinople, trembla d'auiant plus à la pensée de la vengeance du sulîan. Il envoya aussitôt a Murad nne ambassade, et lui a- tressa Théodore , le troisième de ses quatre fils, pour servir en qnalité de soldat contre fes ennemis du souverain des Ottomans. Après la mort des fil* de Cantacuzène , il le rappela , le chargea d'aller prendre le gouvernement de Sparte , reprit à Andronicus la direction supérieure, ponr la remettre entre les mains de Manuel , qui avait été gouverneur de Thessaloniquc. Andronicus trou va dans Sandschi, fils de Murad, '« sentiments dénaturés, l'ardeur insatiable <to pouvoir qu'il nourrissait lui-même. Tandis que Murad était occupé à étouffer une révolte en Asie, Sandschi , qu'il avait laissé comme son »eulenam eu Europe, et le perfide Androni-
vent entendus sur les champs de bataille, redoutant A la fuis la fortune et la puissance de leur maître, quittèrent pour la plupart le camp dans la nuit même , et se présentèrent autour de Murad , s'excusant sur la contrainte à la* quelle on les avait soumis. Sandschi, abandonné de presque tout son monde , se jeta dans Didymoiichon, avec quelques partisans fidèles et les fils des nobles grecs qui le soutenaient avec le plus d'ardeur. Murad assiégea la ville , et la réduisit bientôt par la fa mine. Il fitd'alx>rd arracher les yeux a son fils Sandschi (I), conformément à son engagement , puis ordonna swn supplice, ce qui allait au delà de son traité (2).
Ce n'était point par respect pour ses engagement envers l'empereur grec, ee n'était point non plus par des raisons de politique extérieure que Murad fit immoler son fils ; en agissant ainsi , il était poussé par un sentiment intime. par cette inquiétude jalouse qui déjà précédemment l'avait porté à établir Bajesfd comme surveillant de ses frères. Ainsi, renonçant aux formes graves, aux mentions ambiguës, habituelles aui cours, il écrivait a Bajesîd dans un sUle brusque , impérieux et qui allait droit au but. a Le beglerbeg de Rumili, Timurtasch-Pascha a marché contre les infidèles de Monastir et de Perlepa, a pris leurs châteaux, puis s'est tourné vers Karli- li, ou il a soumis les infidèles à la capitation ; il a poussé ses
, c. xii , p. 22.
course» vers Selanik , puis il a fait halte , parce que, pendant la conquête dïlersek et de Kosna, Tom avait reçu de» begs de ces provinces des déclarations de soumission à la capital ion. Sache bien qu'au premier printemps une grande guerre éclatera avec la Hongrie , dont le commencement, selon toute espérance, sera favorable , dont la fin est entre les mains de Dieu. A l'arrivée de cette lettre, tu rassembleras et tu équiperas tous les tiens , et en même temps lu auras un œil attentif sur ton frère Jakub, qui se tient à karasi, et sur le commandant de Brusa, mon Mis Sandschi-Beg, dont Dieu veuille prolonger la vie; ne te rends coupable d'aucune négligence, et mets a profit toutes les circonstances (1). » Bajesid répondit (2) relativement à ses frères : « Mon frère Jakub , Dieu veuille doubler son pouvoir , exerce une complète justice; mais quant à ce qui regarde Sandschi-Beg, dans la même bourse se trouve cette lettre et celle du juge de Brusa eu original. Au reste, Tordre réside dans ta sublime porte. Ton esclave, le pauvre Bajesid. «Ainsi la condamnation de son fils était depuis longtemps écrite dans le cœur du tyran. Les nobles grecs qui lui furent amenés enchaînés. Murad les fit précipiter du baut des murailles «le la ville dans les flots. De son camp , établi sur les bords de la Marizza, il contemplait, avec une attention calme et fixe, les corps qui roulaient deux à deux ou trois à trois dans le fleuve , et, un lièvre se levant devant le camp et se mettant à fuir , poursuivi par les chiens, le tyran se prit à rire (3), au souvenir de la raillerie des Turcs, qui flétrissaient les Grecs du nom de ce timide animal (4). Ensuite il ordonna aux pères des fils qui avaient conspiré avec le sien, et qui lui étaient restés fidèles , de les immoler de leur propre main. Tous exécutèrent Tordre, et imitèrent l'exemple du tyran , à l'exception de deux qui s'y refusèrent, et furent aussitôt exécutés (6). La vengeance consommée , il fit rappeler à l'empereur sa parole à l'égard d'Andro-
(1) Dans la collection des papier* d'Etat de Feridun , n° 127 , datée d'Andrioople du l*r rebiul-ewwel 782.
(2) /où/., o° 128, sani date.
(3) Chatcoodyla* Inédit, de fiasle, 1556, p. 145.
(4) Ta w&chan, encore aujourd'hui.
(5) Cbakxmdyto ,p*M. cité.
nicus. Paléologue fit brûler les yeux à son fil* avec du vinaigre bouillant : telle fut l'issue de la conjuration des deux princes grec et ottoman contre leurs pères [ I385J.
Bientôt se produisit une autre entreprise d'une nature toute différente, dont le résultat fut moins funeste pour son auteur, mais fut aussi féconde en désastres "pour l'empire. Le prince Manuel, sans se laisser effrayer par l'état de sujétion de son père envers la puissance ottomane, ni par les supplices ordonnés a Didymotichon, médita de Thessalonique , où il se tenait comme gouverneur au nom de son père, de surprendre par la ruse la ville de Pherai (Seres) et de l'enlever aux Turcs. Murad, prévenu de ce dessein, envoya le vesirChaireddin- Pascha contre Thessalonique, et Manuel qui se sentit trop faible pour résister à de telles forces , abandonna la ville à l'approche de l'ennemi. Il s'enfuit par mer à Byzance auprès de son père ; mais celui-ci, tremblant d'être soupçonné d'intelligence avec son fils dans le complot sur Seres , n'osa pas recevoir son fils dans l'enceinte de sa résidence (1). Manuel se dirigea vers Lesbos, cherchant auprès du seigneur génois de l'Ile un refuge que son père n'avait pas osé lui accorder. Mais là aussi la crainte qu'inspirait Murad lui ferma tout accès (2). Alors il prit la résolution téméraire de se mettre lui-même à la porte de Murad , et d'implorer la clémence du sultan. Murad avait Tàme assez haute pours applaudir de la confiance de son ennemi. 11 alla au-devant de lui , et, après quelques moments de silence de part et d'autre, lui reprocha ce qui s'était passé, lui fit voir les torts de sa conduite, et l'invita à se corriger, ajoutant que la sagesse de ses actes influerait heureusement sur les affaires de l'Europe. Manuel fit alors l'aveu de son délit de lèse-majesté , et sollicita son pardon. Murad le lui accorda, et renvoya le prince à son père en lui recommandant de le recevoir à Gonstantidoplc. Et alors seulement, sur l'ordre du souverain des Turcs, l'empereur de Byzance osa ouvrir les portes de sa capitale à son fils fugitif.
La prise de Thessalonique, qui d'ailleurs fut arrachée dans la suite aux Turcs par les Grecs
(1) Chalcondyla*. i, p. 14.
(2) Jbid., p. 18, et
édiu, p 11
ou les Vénitiens, est le dernier exploit du vesir Chaireddin qui grandit encore par ce succès en crédit auprès de Murad, et qui dans Tannée suivante quitta ce monde laissant le renom d'un vaillant guerrier autant que d'un sage conseiller (1) [1386]. Chalcondylas a conservé sur ce personnage plus de paroles remarquables que tous les écrivains ottomans. H nous a rappelé particulièrement un entretien avec Murad. « Sultan Murad , demanda ce vesir à son maître , comment faut-il conduire les affaires de la guerre, afin que tu puisses avec tes armées atteindre le but désiré ? » — a En profitant des occasions, aurait répondu Murad, en Rattachant les cœurs des soldats par des bienfaits. » -« Mais comment tirer parti des occasions pour atteindre ce but,poursuivit Chaireddin. »— « En pesant bien les moyens les plus propres a y conduire. » Alors le vesir se prit à rire, et dit: a Sultan Murad, je vois que tu es pourvu d'une grande sagesse ; mais comment pèseras-tu les moyens les plus propres à conduire à ton but , si déjàl par ta propre expérience tu n'as pas reconnu ce qu'il convient de faire ou de négliger, d'adopter ou de rejeter ? La résolution prise, il faut de la rapidité dans l'exécution, en sorte que lesqualitésd'un général doivent être d'abord une grande prudence dans le conseil, la rapidité de l'éclair dans l'exécution, et il faut encore qu'il encourage son armée par son exemple. » C'est par de tels entretiens, en suivant de telles maximes que Murad et son vesir se préparaient à la conquête de l'Europe. Chaireddin-Pascha termina sa vie à Jenitschehr sur le sol européen, dont il avait acquis déjà de si vastes portions à l'empire ottoman, par sa prudence et sa valeur.
La mort du vesir et les derniers troubles en Europe encouragèrent à l'attaque de l'empire les ennemis qui jusqu'alors avaient été tenus en crainte par les talents et le courage de Chaireddin. Comme le feu de la révolte grecque était à peine éteint dans le sang, que le vieux vesir était remplacé par un jeune homme sans expérience (2), le souverain de Karamanie jugea que c'était le moment le plus favorable pour laisser éclater sa jalousie longtemps con-
(I) Hadscbi-Cbalfa , Tables chroooloßique« , p. 174; Ifedikatul-Wusera , c'eirt-à dire le jardin des vesir*. Cl) Nescnri,rol.68;ldri»,fbl. 179.
tenue contre la puissance toujours croissante de Murad , et d'exécuter enfin par une guerre ouverte les projets d'hostilité mûris depuis longues années. Comme ce fut la première guerre entre les Ottomans et les Karainaniens, qui dès lors se combattirent durant un siècle et demi, jusqu'à ce que les derniers furent abattus sans retour, il est à propos de montrer l'origine de la dynastie la plus puissante après celle des Ottomans, qui s'éleva sur les mines des Seldschuks. Sous Alaeddin Ier, Nur-Ssofi ( 1 ), Arménien de naissance, et, plus tard, l'un des partisans du scheich Baba-Elia (*2), était venu à Konia; son fils Karaman parvint à une si hauie faveur auprès d'Alaeddin que ce grand prince des Seldschuks lui conféra la charge de grand écuyer, en lui donnant la main de sa sœur. Quant au père , il s'établit dans le district de Warsak, sur la chaîne du Taurus , qui s'étend au nord-ouest de la Cilicie (3).
Le commandant de Selefke, l'ancienne Séeucie, sur la côte de Cilicie, s'était laissé séduire par les doctrines dé Nur-Ssofi et l'avait accueilli dans le château avec ses disciples. Ses hôtes l'assassinèrent et se mirent en possession de la place. Informé de ce coup de main, le sultan Alaeddin conféra à karaman la bannière et le tambour en signe d'investiture de Selefke (4) et de Larenda, dont les ruines, répandues à peu de distance de la ville actuelle de Karaman, n'ont encore été visitées par aucun voyageur européen. Bientôt après, Karaman s'empara de la place d'Ermenak , à deux journées au sud de Larenda, en y introduisant des hommes armés cachés dans des ballots de marchandises. Son fils Mohammed , qui , d'Ermenak , siège de sa puissance , étendait chaque jour ses États dans toutes les directions, conçut l'idée , après la mort de Ghajaszeddin-Keichosrew , de produire un Turc de basse naissance, nommé Dschemri , comme le prétendu fils d'Alaeddin , mort en Crimée; et , au nom de ce candidat au pouvoir suprême,
(1) Dschenabi, p. 313.
(2) Qui enveloppait se* projet* de révolution dans les ténèbre* du mysticisme, et qui, après l'«*ue malheureuse d'une tentai ive de soulèvement , a Amassa , périt d'une mort violente ( Dschenabi ).
(3) Dschihannuma , p. 611.
(4) Dschenabi , p. 213, et Nescbri, fol. 16, 1. xvi.
il s« saisit du gouvernement et de Konia , capitale des Seldschuks (I), ainsi qu'on l'a vu précédemment. Il introduisit dans tout l'empire ottoman l'usage de tenir les livres en turc et en persan (2 . Ahaka , chan des Mongols , envoya son vesir Schemseddin-Dschowaini pour aider le jeune Ghajaszeddiu à se remettre en possession de sa capi aie (31. Dschemri et son protecteur Karaman périrent tous deux de mort violente , et , comme le dernier ne laissait qu'un fils, Mahmud , encore au berceau (4), sa dynastie paraissait près de s'éteindre (5> mais, parvenu à Tage viril , Mahmud raffermit la puissance ébran'ée de sa maison , et prit le nom de Bedreddin ( pleine lune de la foi ), comme souverain absolu dans toute la Karamanie, après la ruine du trône des Seldschuks. Il laissa deux fils, Jachschi-Beg ei Suleiman-Bcg, dont le premier lui succéda. U fils de celui-ci , Alaeddin, dès les commencements du règne de Murad , avait favorisé la révolte dans les environs d'Angora en poussant les Warsaks à s'y réunir; mais la prise de cette ville l'avait fait renoncer à ses projets , et l'amitié entre les deux puissances avait été scellée par le mariage d'Alaeddin avec Nefise, fiiledc Murad. Touterois, le prince de karamanie ne s'était résigné qu'avec peine A la paix , dissi.mt'ant son mauvais vouloir et sa jalousie jusqu'à ce quo la con jurai ion des deux princes et la mort de Chaireddin-Pascha parurent lui offrir une occasion favorable pour attaquer avec succès son beau-père, il réunit sous ses < rapeaux les diverses tribus des Warsaks et des Torghuds , les hordes de Baiburd et d'autres peuplades de Turkmans . et de Tatares errants dans l'Asie Mineure , puis il délibéra sur la guerre avec ses begs; mais , comme Murad appela aussitôt en Asie le beglerbcg d'Europe, Timurtaseh, avec toutes ses forces , dans lesquelles se trouvaient deux mi le Serviens auxiliaires , et qu'il les passa en revue daus la plaine de Ku ahi e : comme, en même temps, il reçut dans eelte ville une brillante ambassade du sultan d'É-
(1) NeMfari , foi. 16.
(2) Lutfl , Ifetcbri.
(3) Netcbri, fol. 16.
<4) Ibid., à la »econd (5) Ibid.
I gypte, qui lui adressait des assurances d'amitié j et lui envoyait des chevaux arabes, le souverain de Karamanie essaya aussi de détourner la guerre par des envoyés chargés de démarches conciliatoires, et d'excuser les ravages portés sur le territoire de Hamid (I). Il était trop lard : la bouillante ardeur du jeune vesir j A Ii- Pascha fit rejeter toutes les propositions de paix, et les ambassadeurs d'Alaeddin revinrent pour annoncer l'approche de l'armée ottomane qui était déjà sur leurs traces.
Dans la plaine d'Iconium, où, deux siècles auparavant (2), les Seldschuks avaient été vaincus par l'armée des croisés sous les ordres de l'empereur Frédéric , les Ottomans et les Karaman iens se heurtèrent pour la première fois les armes à la main. Murad rangea lui-même son année en ba'aille, confia l'aile droite au prince Jakub , la gauche au prince Bajesid , remit le commandement de l'arrièregarde au bep,lerbeg Timurtaseh , et se plaça lui-même au centre avec sa cavalerie, derrière les janitschares et les Arabes. A cùlé de Jakub combattaient Sarudschi-Pascha, Balaban-Reg, Elias-Beg, Mustedschab-Beg, et les autres chers des troupes asiatiques. Baesid avait auprès de lui Finis Beg, Kodscha-Beg, et les autres généraux de l'armée d'Europe, avec les auxiliaires serviens (3). Désormais cet ordre de bataille servit de modèle dans tous les combats que livrèrent les Ottomans: l'aile droite fut toujours formée en Asi « par les troupes asiatiques, en Europe par celles deRumili, tandis que les janitschares furent invariablement placés au front, et le sultan ou son représentant, le grand vesir. se tint au centre de l'armée, entouré par les escadrons delà cavalerie régulière, les sipahis et les silihdares. Alaeddin avait placé les Warsaks et les Tatares à l'aile dnntc, les Turkmans et les Torghods à l'aile gauche : les premiers étaient sous les ordres de Tel>erruk-Beg, Ssamaghar commandait les autres : le prince lui-même se tint au centre de ses troupes. Déjà l'aile droite des Karamaniens s'ébranlait pour fondre sur la gauche des Ottomans; déjà retentissait le brait des cymbales
(t) Seadeddta , Idris, fol. 175.
(2) En 564 [11881.
i3) Seadeddiu, dan» Braumi, p. 12»; Neschri, fol. 71.