‹ Histoire de L'Empire Ottoman (volume 3)Chapitre 87 sur 297 · LIVRE V III · texte numérisé non relu

LIVRE V III

mil donné des leçons au sultan d'ßgypte, Ferruch, fils de Berkuk. Initié par Seid-IIusein d'Achlalh , au mysticisme des ssofis, il fut scheich aussi grand qu'il était profond légiste, et immortalisa son nom par des ouvrages de théologie et de jurisprudence. 11 eut l'honneur, avec plusieurs autres légistes, de disputer devant Timur, auquel il avait été recommandé par le grand commentateur du Koran, Dscheseri , pour sa dialectique serrée. Après la mort de son maître en mysticisme Huseio d'Achlalh , il resta quelque temps au Caire , et se lint ensuite à Konia, plus tard à Tire. De là, il se rendit à Chios, appelé par le commandant de l'île auquel il était apparu en songe, et qu'il convertit à l'islam. A son avènement au trône, Musa l'investit de la dignité suprême de juge de l'armée, et Mohammed honora sa personne et son savoir en lui assignant des revenus considérables, jusqu'à ce qu'il perdit toute faveur, et enfin la vie dans une révolte déclarée.

La guerre de succession qui depuis la mort de Bajesid avait déchiré l'empire ottoman en Asie et en Europe , était terminée maint* aant que trois têtes de prétendants au trône étaient tombées; mais l'esprit de discorde sanglante

se continua dans les révoltes; et c'est à l'étouffer que Mohammed dut appliquer principalement ses soins dans les huit premières années de sa domination unique.

En même temps que Suleiman , Musa et Mohammed se disputaient en Europe le pouvoir suprême , eu Asie les fils de Timur, Chalil et Schahroch, et ses petit.s-fils, Pir-Mohammed, par lui nommé successeur au trône , Iskender et Hu>ein-Baikara , combattaient pour la possession des pays eu deçà et au delà de l'Oxus , du Chuaresm et du Chorasan , de la Perse méridionale et septentrionale, c'est-à-dire du Farsistan et de l'Aserbeidschan, sans que la puissance de l'empire de Timur, comme celle de l'empire ottoman, fût de nouveau réunie sur une seule tète; pendant que la dynastie des Ottomans, par la captivité de Bajesid et par la guerre d'extermination de ses fils, menaçait de s'éteindre, en Asie s'éteignaient réellement les trois dynasties de la famille Orlok à Mardin, de Toghatiraur, dans le Oschoi dschan , et dans l'Irak, de la famille des Udchans par la mort violente d'Ahmed-Dschelair, immolé de la main de Jusuf, fondateur de la dynastie du Mouton- Blanc.

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