ARRONDISSEMENT DE DUNKERQUE
Armslioiits-Cappel. — Il semble , d'après une tradition locale , que le sieur Massue, clerc de 1769 à 1823, tenait école. On conserve le souvenir de sa conduite énergique pendant la Révolution; il acheta le presbytère et l'église, au moment où on allait les démolir.
La belle écriture des clercs et des sous-clercs , dans les actes remontant à 1741 y semble prouver , d'ailleurs , que dès cette époque ils étaient instruits.
— L. Bourdon, maître d'école, en 1784.
Armsboiits-Cappel-Cappelle. — S.-P. Siphjs, clerc, 1758;
— Bleu, id., 1788.
Bambecqne. — Romain Van den Ameele, coster-schoolmeester , clerc-maître d'école, mourut en 1722. Il avait exercé pendant 59 ans , ainsi que le rappelle sa pierre sépulcrale , que l'on voit encore dans l'église : l'inscription est en flamand. Son flls lui succéda.
— 28 août 1545. — Deux écoles : l'une tenue par Liévin
Boone, Pautre par M® Maillart Maertens, prêtre. A cette date, ils eurent un procès au sujet des 5 patars par an , pour chaque enfant qu on instruisait, et qui devaient, depuis un temps immémorial, être payés au maître d'école. La sentence, prononcée par le Conseil ecclésiastique d'Ypres, le 21 novembre 1545, condamne M® Maertens à payer les 5 patars au sieur Boone (1).
28 août 1587. — École de filles (2), dite Dyserinschoole (école d' Yserin ) , pour laquelle dame Paschalie Walleux , veuve de J. Maertens , fait une donation de 12 livres de gros , à la condition qpie les anciens statuts de la fondation ne seront jamais changés qu'avec l'agrément des deux curés et du Magistrat de Bergues.
Dciie L, y an der Linde, femme de P. de Conninck, y fonda cinq bourses, pour trois filles de Cassel et deux de Bergues, qw devaient rester à T école jusqu'à dix-huit ans (3).
— Anne Looten la dirigeait en 1786.
Ecole des Pauvres ^ fondée, en 1620, par Ch. Jansoone, curé de Saint-Martin (4). Une ordonnance du Magistrat, du 30 septembre 1624, prescrit aux Administrateurs de la Pauvre-Ecole de restituer partie de la collecte faite par eux au-delà de l'autorisatiott (&)* En 1651 , un décret royal porte que celui qui aura accoté les fonctions de boursier ou receveur de cet établissement, devra les remplir pendant au moins trois ans (6). A cette date, les élèves étaient au nombre de quatre-vingts.
(1) Archives municipales, G. G. , N° 159
(2) Commission historique du Nord, tome VI, p. 234.
(3) Archives municipales, G. G., N° 162.
(4) Commission historique du Nord, tome VI, p. 234.
(5) Archives municipales, G. G.
(6) Idein. id. K* 160.
1684 à 1687, les recettes s'élevèrent à 54,727 livres 16 sols parisis et les dépenses à 49,903 livres 19 sols. De 1698 à 1700, les premières sont de 53,168 livres 8 sols et les secondes de 31,134 livres 15 sols.
oie du Pauvre Catéchisme, fondée en 1685 (1).
oie flamande, appelée Hoogesehoole, fondée le 17 mars 1752, par Winoc Kien (2) ; on j apprenait, gratis, à épeler, lire, écrire, les principes de la reBgion et les bonnes mœurs , sous la direction du Magistrat (3).
cole française y ouverte en 1781 (4). Le maître jouissait d'une pension de 300 livres qui s'éleva, en 1784, à 500. A cette époque, le sieur Quévreux dirigeait l'école (5).
Merne. — P.-J.-F. Decocq, clerc, 1783 ; contre, 1787, et maître d'école, 1788 (6).
Uisezeele. — Un compte flamand, 1785, mentionne 144 livres payées annuellement à L. Denecker, coutre, qui cessa ses fonctions de maître d'école et les reprit, en 1793 , moyennant 20 livres de gros et « les casuels (7). »
iollezeele. — Dès 1716, J. De Blaecker, clerc; son fils Melcliior lui succède et prend la qualification de maître d'école,
(1) Commission historique du Nord, tome VIi p. 284. W Id. id.
(3) Archives municipales.
(4) Commission historique du Nord, tome YI, p. 284. (^) Archives municipales.
(Q) Il figure, avec ces divers titres, comme témoin de mariages. v) Archives municipales.
Bonrbonrg. — 36 février 1654- — Fondation de Fécole de filles pauvres, par Barbe Yemimmen (1).
35 avril 1685. — « Jean Van Hove, flamand natif , séculier , tient » école dans la ville de Bourhourg, enseigne dans les deux » langues y française et flamande , à 80 enfanté^ garçotM et filles , » à lire , à écrire et le cjfiere. »
« Les religieuses de l'hôpital Saint-Jean, à Bourbourg, enseignent » les principes à environ 30 petits enfants (2}. »
En 1758, il y eut un procès entre le sieur Collet, maître d'école depuis trente ans, et le marquis de Mézières, vicomte héréditaire de la châtellenie de Bourbourg, qui prétendait avoir, seul, le droit de nommer le maître (contre) dans la ville. Le Conseil d'Artois (5 juin) débouta le marquis de sa demande, le condamnant aux dépens (3).
11 semble qu'à Bourbourg, les maîtres d'école étaient nommés par le Magistrat, à la suite d'un concours. Les archives de la ville possèdent encore les compositions faites, en 1764, par quatorze candidats (4). L'examen était sans doute subi devant une commission choisie par le Magistrat ; il se rapproche sensiblement de l'examen exigé aujourd'hui des candidats au brevet obligatoire.
Bronekerqne. — 1695-1708, J. Tristam, clerc; — 1708-1711,
(1) Archives municipales, Q. Q. —Elle demande, à ce sujet, TexempUon des logements militaires.
(2) Archives municipales, G G., N^ 8*7 du nouvel inventaire. Déclaratioii det écoles qui se trouvent présentement à Bourbourg et châtellenie , conformément à l'ordonnance de Tlntendant, en date du 11 avril 1685 (voir cette ordonnanee , chapitre P^*, page 24). Un seul village de la châtellenie -n'est pas eoxnpris et semble donc n'avoir pas eu d'école en 1685.
(8) Archives municipales, G. G., N^ 8*7.
(4) Voir pièces justificatives, 2« partie, N^ 20, le texte de ces composttioiis al chapitre III , page 52.
A. Tubœuf 5 — 1711-1716,* J.-B. Vangreuellinz ; — 1716-1731, J. Vangreuellinz; 1731-1779, E. Devulder; — 1779-1792, L. Oudaz.
Cïapelle-Broaek. — 1685 , école dirigée par Adrien deBrabant, séculier, clerc du village. Il enseignait à 25 enfants (16 garçons et 9 filles) à lire et à écrire, en français et en flamand (1).
C^iidekerqne- Village. — H. Provengier, clerc, 1737; — fficle , 1753 ; — P.-W. Van de Walle , 1761 ; — F. J. Vermeulen, maître d'école, 1774 (2).
Cray^riek. — École de Jean Van Heule , séculier, clerc du village, qui ^ en 1685, enseignait à sept enfants, à lire et à écrire, en flamand et en français (3).
CSroelite. — En 1755, mourait F. Van Daele, clerc depuis quarante -sept ans (custodiœ vero 47 an^ ) (4). Son aide, J.-J. Lerojr , lui succéda jusqu en 1771 ; il fut remplacé par C.-F.-B. Cappelaere qui mourut, en 1785, contre et mattre d'école. Son successeur fut D. Wiellaert, de Watten, qui continua ses fonctions jusqu'en 1793.
DrinehaAi. — École de Jean Victor, séculier, clerc du village, qui, en 1685, apprend à lire et à écrire, en flamand, à environ 25 enfants (5).
1750-1790. — On voit figurer, dans les actes, les clercs Pierre Ducrocq et Pierre Denecker.
(1) Archives de Bourbourg, G. G , N^ Sn. Déclaration de IG ^3.
(2) Il figure comme schoolmeester dexer parochie, dans v.n compte de cette axmée.
(8) Archives de Bourboorg. Déclaration de 1685.
(4) Acte de décès du 29 juin.
(5) Archives de Bourboorg. Déclaration de 1685.
Dnnkerqne.
Le 5 décembre, veille de la fête de saint Nicolas , le patron des enfants, les écoliers nommaient, parmi eux, un évéque. Toute la journée du 6 décembre l'élu avait le titre et les immunités d* Évéque des Enfants. En cette qualité , il ordonnait tout ce qui concernait la fête générale des enfants de la ville. Afin d'y ccmtribuer, à sa manière, l'Échevinage lui faisait délivrer « deux » kannes (1) de vin (huit litres), »
6 décembre 1519. — «Estant le jour de Saint-Nicolaj p(rése)nté à » Pevesque des écoliers , lequel a donc teinst sa feste selon la » coutume, deux kannes de vin à viij s. le pot, xxxij s. »
1537. — Den vj«" dach van december wesen de Saint-Niclaea dach ghe «p(re] senteert der Kindem Bescop c^ costume ij k. wjns, » xlviij £. »
M. Derode estime qu'à cette époque, outre le catéchisme et la civilité , le maitre enseignait à lire , écrire et cifrer ; qu'il exerçait ses élèves à réciter des scènes, soit en flamand, soit en français, soit en latin, et qu'ils étaient parfois admis à faire preuve de leur talent devant le Magistrat. C'est une suite de la popularité dont jouissaient alors les Sociétés de Rhétorique (2).
1598, on lit aux comptes de la ville :«.... à Pierre Fabre, » maistre des escoUes , pour sa pension , affin de faire son » debvoir pour l'instruction des enfants xxxxviij £ au secours » de son sub-moniter , a£Gn de tant mieux endoctriner les enfants » xxiv £ (3).
(1) Cruches à mettre le vin , d'où le mot canette, encore usité.
(2) Société Dunkerquoise, tome XIY, p. 214 et 215.
(8) Société Dunkerquoise, tome XIV, p. 209. Il s'agit, selon M. Derode, d\m compte de 1598.
1625. — École établie par les Pauvres-Claires anglaises (1).
5 septembre 1722. — « L'entretien des filles que la ville met à la » Pauvre-Ecole coûte 50 livres par an (il ;7 en a 49 maintenant). » Elles seront réduites à 40 (2). »
l semble qu'en 1776, d'après les intentions du Contrôleur-Général ou de rintendant, M. de Caumartin, on étudia la création d'ateliers de charité et d'écoles de filature pour les pauvres (3).
es lettres-patentes portant fondation d'un Hôpital-Général montrent qu'il j avait , dans cette maison , un maître d'école enseignant aux enfants « la lecture en français et en flamand , l'écriture et )> l'arithmétique. »
■e 23 mai 1753, Jeanne-Marie Guillard, marchande de drap, à Dunkerque, légua une somme de 8,000 livres tournois, pour fonder une école au Wast (Pas-de-Calais, arr. de Boulogne). On devait y former « de bons maîtres d'écoles. » La fondatrice ajoutait qu'il serait à désirer que les évêques et autres supérieurs fissent que le Wast devint « comme le noviciat des bons maîtres d'école, dont les pauvres garçons et filles ont tant besoin. » C'est peut-être là la première école normale de France. Le legs fut accepté, en 1777, par les Administrateurs de la province du Boulonnais (4). La généreuse femme fonda, au même lieu, une école de filles, dont J.-B.-O.-P. de Méric de Montgazin , grand-
(1) Commission historique du Nord, tome VI, p. 25*7.
(2) Heg. aux Résolutions du Magistrat. Société Dunkerquoise , tome XVII, âge 105.
(3) Société Dunkerquoise, t. XVII, p. 189.
(4) Société des Antiquaires de la Morinie , tome IX , 2« partie , p. 28 , etc. , t chapitre III, p. 61.
vicaire du diocèce de Boulogne, fit un notteiat d$ fnaitre$$e$ d'école (1).
En 1780 y N. Drouart exerçait les fonctions de maître d'école à Dunkerque (2).
1787. — Fondation d'une école gratuite de filles, par Isabelle Denjs, dirigée par les Sœurs de la Providence, de Rouen. Elle recevait 350 élèves en 1790 (3) et rendit les plus grands services (4). Fermée à la Révolution.
Le hameau de Rosendaël avait ime école, en 1766 (5).
Erlnslieiii. — École tenue, en 1685, par Charles Du Croocqi clerc du village , pour 15 enfants, auxquels il apprend « à lire et escrire » en flamand (6). » — J. Versmez, contre, en 1742 ; — G. Darras, de 1742 à 1757; — J.-F. Courtroj, de 1757 à 1783;- J.-C. De Bejre, de 1783 à 1784; — M.-L. Degrawe, de 1784 à 1789.
Ksqaclbeeq — En 1736, Ph. Tacquet était cùûtre. Son acte de décès [26 janvier 1766] le qualifie «coûtre et maître d'écoUei y> homme marié , natif de Poperinghe , âgé de 81 ans. » J. Couràa le remplaça jusqu'en 1778; il eut lui-même pour successeorB F.-J. Vermeulenet, en 1785, B.-F. Legrand. Il touchait 600 fr.
(1) Société des Antiquaires de la Morinie, tome IX, 2® partie, p. 82, fl^ et chapitre III, p. 61.
(2) Témoin d'un mariage, le 18 janvier, à Hesmond ( Pas-de-Calais).
(3) Archives de la congrégation. Dunkerque possédait encore , en 1*790, Qi^ école, rue du Sud, sous l'autorité du Magistrat, dans laquelle on ensôgnaitL commerce , la navigation , le pilotage , etc. Cet établissement recevait on nombre de pensionnaires et d'externes. Calendrier général de Flandre, p. 61.
(4) Le Conseil général du Nord, demande le rétablissement de oette écde, en 1808
(5) Archives municipales , Q. Q , p. 84 de l'inventaire.
(6) Archives de Bourbourg, Déclaration de 1685.
de la commune et les rétributions. L'école exista jusquen 1855. D'après un vieillard de ce village , le nombre des élèves variait de 35 à 40 ; ils apportaient leurs bûches ; les écrivains payaient 15 ou 20 sous, les autres 8 ou 10 sous. M. Vanackère, instituteur actuel, a retrouvé d'anciens modèles d'écriture ^ en flamand; les élèves apprenaient à compter sur des ardoises.
CHiyrelde. — Besson, clerc, 1750; — L. Devulder, clerc et maître d'école, 1758-1790.
Grande-lSynthe. — Massue, clerc, 1750; il s'intitule magister en 1770.
Qravelines. — Ecole gratuite de filles, fondée en 1759 par le
Magistrat et placée sous la direction des Sœurs de la Providence(l). Elle comptait cent élèves en 1790 (2).
Le budget de 1764-65 porte : «Pajé à Angélier, maître d'école, en » cette ville, 186 livres pour une année *de sa pension et d'avoir » fait les états du prix des grains et autres denrées qui se vendent » en ladite ville. »
En 1779 , on voit le sieur Galiset , maître d'école , toucher « 575 livres » 2 sols 8 deniers pour 13 mois et 24 jours de sa pension, j » compris les états du prix des grains de cette ville (3). »
1769 — École de garçons , fondée par le Magistrat et confiée aux Frères des Écoles chrétiennes (4).
v) Cette congrégation existe encore à Rouen. Voyez Chapitre P** , page 21.
(^) Archives de la congrégation.
(8) Archives municipales.
(f) Bn ISl*?, le curé de Gravelines fut chargé, par la Municipalité, de demander trois Frères , que le Supérieur-Général F. Gerbaud ne put lui donner faute de sujets. L'école ne fut rouverte qu'en lè41. Elle a aujourd'hui cinq Frères, touchant Sf^OO francs et donnant l'instruction à 250 élèves, le jour, et à 100, environ, le soir. (Notefoumie par le Très-Honoré Fr. Irlide, Supérieur-Général. Décembre 1876.)
En 1781, le Majeur et les Échevins avaient - établi un atelier de charité 9 pour l'instruction de vingt pauvres orphelines et de vingt pauvres orphelins, auxquels on apprenait à coudre, à filer du coton, du lin, du chanvre, et à faire des filets de pécha (1).
Herzeele. — 11 est notoire qu'il j avait deux écoles, avant 1789; l'une était dominicale. Les deux derniers clercs furent Gh. Glep et son fils Ubald (2).
Holeqne (3). — École tenue, en 1685, par Jean Van Grevelinghe, séculier, clerc du village, pour 26 enfants (12 garçons , 14 filles], auxquels il enseignait à lire et à écrire (4).
En 1745 , J. Demeire était maître d'école ; son fils lui succéda.
Hondsehoote. — En 1716, un séculier enseignait, aux enfants des deux* sexes , à lire et à écrire, « comme aussj l'arihmétique. » «11 est appelé le maître de l'école de la ville et profite d'une » rétribution annuelle de 72 florins , outre le logement ; il est » obligé d'enseigner, gratis, les enfants pauvres, et des autres, » qui sont solvables , il en retirera 3 , 4 ou 6 patars par mois , de » chacun, à proportion qu'il les enseignera à lire ou à écrire, ou » ensemble l'arithmétique (5). »
En 1785, il y avait deux maisons religieuses p«ur l'éducation des filles , dont l'une , celle des Pénitentes ou RécoUedines , existait déjà en 1716. Elles avaient des pensionnaires en même temps
(1) Histoire des Clarisses de Gravelines, par R« de Bertrand , p. 164.
(2) Voy. Killem.
(8) Aujourd'hui Holque.
(4) Archives de Bourbourg, Déclaration de 1685.
(5) Archives municipales , note manuscrite. Ce maître était nommé et surveillé par le Magistrat , u sinon que le curé est en droit d'y foire la visite , eomm» les n autres supérieurs ecclésiastiques. «
— IBï —
que des jeunes filles auxquelles on donnait la première éducation (1). Elles recevaient aussi des petits garçons.
Pascal Zouter^ d'Hondschoote a publié des Mélanges de Grammaire ^ en 1524 (2) , à Anvers.
JBojmllIe. — Cette commune dépendait de la paroisse St-Pierre, de Bergues ; elle dépend encore , pour le culte , de cette ville. Les enfants fréquentaient, croit-on, les écoles de Bergues. Il j avait une garderie pour les plus jeunes.
mileni. — J. Fillerie, contre, 1692. D'après sa pierre tumulaire, qui existe encore, derrière la boiserie nord de l'église, il était, trente-six ans avant, clerc de Herzeele (3). — B. Courtojrs, clerc, 1737-1744; — P.-J. Wandeweghe lui succède et est remplacé par F. Eeuwaert, qui exerça jusqu'en 1842. — M. L. Vandenbussche n'est que le troisième instituteur depuis 1744.
Ijederzeele. — 11 j avait une école; mais je n'ai pu avoir les noms des maîtres.
Ijedringlieiii. — J.-B. Samarcq, 1750-1776, remplacé par J.-B. Soulliaert, qui donna sa démission en 1792 (4).
liooberslie. — Dans un compte , en flamand , de la Table des Pauvres, pour 1628 et 1629, on trouve : « Pajé à Jacques » Caillau, clerc de cette paroisse, pour avoir instruit les enfants » pauvres et leur avoir fourni des livres, depuis octobre 1628 » jusqu'à mi-mars 1629, selon son mémoire, l'ordonnance et la » quittance, C iiij liv. viij s. »
En 1682, Pierre Sance, maître d'école.
(1) Calendrier de Flandre.
(2) I] était maître d'école, à Ypres (8) L'inscription est en flamand.
(4) Démission en flamand. Archives municipales.
En 1699 et 1700, G. Devulder touche 8 florins 13 sols pour avoir instruit les enfants pauvres, « dans l'escole, » pendant deux ans.
En 1730 et 1731 , P. Bourdon touche, pour la méme-raison et pour deux ans, 28 liv. 2 gros (1).
liOon. — Josse Blaurue, laïc, tient école, en 1685, et enseig^, à environ 60 enfants, à lire, écrire et le cyffere (2), en flamand et en français.
En 1750, F. Berteloot était clerc; il fut remplacé par son fils, qui resta en fonctions jusqu'en 1792. Ils avaient des sous-clercs.
Merekefflieiii. — J.--B. Devulder, clerc, 1714 ; remplacé, 1755, par son fils, et plus tard par son petifr-fils, qui, en 1805 , était clerc, instituteur et percepteur. Ses descendants sont encore appelés les contres.
Mlllam. — Charles Van Grevelinghe, clerc du village, tient, en 1685, école à environ 25 élèves [une autre déclaration dit 40, . 24 garçons et 16 filles ], auxquels il enseigne à lire et à écrire, en flamand et en français. Il emploie le catéchisme catholique flamand, de Saint-Omer (3). — 1750-65,^ G. Derebreuve, derc; — 1766-83, Deram , auquel succéda Devulder.
Petite-Sjnthe. — André Froment , id. , 1750-58 ; — M. Bert, 1758-63; — L.-L. Froment, 1763-71; — Docquier, midtre d'école, 1771-80; — Debruyne, contre, 1780-84; — Gille, clerc , 1784-90.
Ptifl^am. — Darras, clerc, et Denis, sous-clerc, 1767.
Reupt^ëde. — J. Y andenberghe , clerc et magister^ 1765; remplacé par A. Norjr, 1784, qui exerça jusqu'en 1843.
(1) Archives municipales. De 1700 à 1*780, les comptes sont éerits en français.
(2) Archives de Bourboorg , Déclaration de 1685. (8) Archives de Bourbourg , Déclaration de 1685.
1787. — Un grand nombre d'habitants de cette commune adressent aux Bourgmestre, Échevins et Ceurhiers de la ville et châtellenie de Bergues, une requête pour que le sieur De Scbott soit autorisé à tenir une seconde école dans cette paroisse. On convoqua les Hoftnans et Notables pour donner leur avis ; une enquête fut faite et on conclut à l'autorisation d'avoir toujours deux écoles (1).
ÀAint-Georses. — Jean Coculine, clerc, tient, en 1685, «école » à la jeunesse de la paroisse, de temps en temps, mais qu'à » présent il n'jr a nulle qui se présente (2). »
Dans un mémoire adressé , en 1779 , par le curé à l'évêque de Saint- Orner, on lit : « Maîtres et maitresses d* école. Louis Pidou, » natif de Wulverdingbe , âgé aux environs de 30 ans , autorisé » par M. Riant, le 25 octobre 1774. Ils sont environ une tren- » taine d'écoliers. Il a 130 livres de France de la paroisse, 4 livres » 10 sols de la Pauvreté, 18 livres de l'église, étant, pour cela , » obligé de bailler et nettoyer l'église et chanter les obits. Il a » 7 sols 1/2 pour chaque écoliers qui écrivent et 5 sols des autres. » Les garçons et les filles vont dans la même école (3). »
Clercs de 1750 à 1789: Ch. Bourdon, F.-J. Deram, J. Demeire, P.-J. Vanderljnden, W.-J.-M. Allevant, L. Pidou, k.-G. Denis, M. Declercq.
Saint-lloiiieliii. — Maeght, clerc, 1738 ; — Dejonghe, 1746 ; — Ch.-O. Vasseur, 1758; — C. Massemin, 1767.
SAint-Pierre-Bronck* — École de Jacques de Groocq , séculier , clerc du village, qui, en 1685, ensigne à 25 enfants, environ, à lire et à écrire en flamand (4).
(1) Archives de Bergues ,Q.Q., N<* 168.
(2) Archivas de Boarboorg, Déclaration de 1685.
(4) Archives de Bourbourg, Déclaration de 1685.
1697-1707, Vordecker, id.; — 1708-15, Versmé; — 1715-S Eecke; — 1729-39, Devulder; — 1740-87, P. Thooris, ^ prend, en outre, la qualité de maître d'école; — 1787-î J.-C. Debeyre, dont l'un des descendants est aujourd'hui mi tuteur de la commune.
Spjcker. — L. Bourdon, clerc, et J. Bourdon, sous-clerc, 1750-9
Steene. — En 1736 , on trouve le nom du clerc dans les actes ( mariages. Dans les comptes de 1752 à 1790, on constate qu touchait annuellement , du Bureau de Bienfaisance , 48 livres po l'instruction des enfants pauvres (1).
Teteghcm. — AUewaert et Monaert, clercs, 1750-1788.
IJiLeiii* — D'après la tradition , l'origine de l'école remonterait plus de deux cents ans. Elle était dirigée soit par le curé, soit][ les Capucins de Dunkerque.
VolkerlnekhoTe. — On se rappelle qu'une maison d'éc* existait sur l'emplacement occupé aujourd'hui par le presbjtè Dominique et Pierre Vanhaecke furent clercs.
l^arlieni. — 1737, P -J. Dambreix ; il fut remplacé par son fi en 1762.
On lit dans un terrier de 1792 : « Art. 2143. Idem, vif en vjfti » Roeden Landts wesende den grond waer op is staende » costerie hujs enschoole deser parochie met het hovenier '. » comp*' aen dese prochie bj coape wesende voor desen aen V presbiterie deser parochie. »
Ce qui se traduit : « Idem , 55 verges de terre formant le fonds ^ lequel soht établies la maison du clerc-laïque et l'école de c( }> paroisse, avec le jardin-légumier, appartenant à cette paroi
(1) Archives municipales.
» par suite d'acquisition, et ci-devant au presbytère de cette » paroisse (1). »
^atteii. — 1750-1 759, Guilleman, qui prend tour à tour la qualification de clerc ou de coustre; — 1760-76, Dehorter; — 1776-80, ComU VercolmiB.
West-Cappei* — Les comptes municipaux mentionnent que le clerc-instituteur touchait 216 livres, en 1679; 288, de 1707 à 1733 ; 264, de 1734 à 1737, et 300, de 1738 à 1784.
£n 1740, J.-B. Decocq, clerc, payait 3 livres 6 sols d'impôt pour la maison d'école, le jardin-potager et le spelbelck (place du jeu de paume). J. Dércle était encore instituteur en 1803.
Woriiiboadt* — On trouve comme contre, maître d'école, Ch.-F. Clep, en 1786, et J.-F.-X. Arnout, maître d'école, en 1789.
l¥al¥erdliii;be. — A.-L. Maeght, clerc, 1720-49; — J. Pidou, 1749-51 ; — J.-F. Coustroy, 1751-57 ; — P.-J. Maeght, 1757-90.
¥¥ylder. — Une école^ existait en 1509; elle fut reconstruite en 1512. L'école actuelle fut bâtie sur les deniers du curé, messire Ch. Van der Brigghe. Jusqu'en 1757, l'école était entretenue par la Fabrique ; à partir de cette époque, elle le fut par la commune, la nue-propriété restant à la première, qui n'exigeait aucun loyer (2).
n parait y avoir eu une seconde école , fondée par Marie Yan der Cruysse, avant 1608 (3).
(2) Archives municipales Convention en flamand, 21 septembre 1*756. Registres paroissiaux
(8) Acte de décès de Marie Yan der Cruysse , 1608 : • Benefactrix ht^us ecclesiœ et scholœ, "
— IW —
Rérérend M* Josse de Schotte coDstruit une école, en 1653, et donne une partie de ses biens à la Table des Pauvres (Bureau de Bienfaisance), à condition qu'un obit solennel sera célébré chaque année , et qu'on fournira nourriture , écolage et fournitures classiques aux enfants peu aisés (1).
En 1748, on trouve G. de Gocq, maître d'école; son fils lui succéda . et exerça jusqu'en 1785.
Ces maîtres jouissaient de terres, qu'ils exploitaient à leur profit.
(1) Archives municipales.
8TATISTIQUB DBS CONJOINTS ET DBS CONJOINTES SIGNANT LEUR ACTE DE MABIAQB DANS l'aBRONDISSEMENT DE DUNKERQUE.
GOM¥UNBS.
DIOCkSBS.
Ârmsbouts-Cappel
Armsbouts-Cappel-Capp.
Bambecque
Bergrues (1)
Bieme (2)
Biasezeele (3)
BoUezeele
Bourbourg
Brouckerque
Brozeele
Cappelle-Brouck ........
Coudekerque
Craywick
Grochte
Drincham
Dunkerque (4)
Eringhem
Esquelbecq
Ghyvelde
Grande-Synthe .......
A reporter.
Ypres
Id
Id, . . . .
Id
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Id
Saint-Omer . .
Id
Id. . . . .
Id
Id
Ypres
Saini-Omer . .
Ypres
Saini-Omer . .
Ypres
Saint-Omer . .
Ypres
Id
Saint-Omer . .
(1) Paroisses Saint-Martin et Saint-Pierre.
(2) Pas de registres antérieurs à 1*78 1 .
(3) Les parties contractantes ne signent qu*à partir de 1*771.
(4) On n'a pu relever les mariages que de cinq ans en cinq ans.
RtpoTl
Herzeete ,
Hoique
HondBclioots
HojDiilic ,
Killom
Lederaeelo ,
LedrÏBghem
Laffrinrkouke (1) . . , , Lnobiirghe
Mardyck (2)
UerckeghiRii
Millam
Ooat-Cappel
Peiile-Sjnthfi ,
l'ilgam
QnBBdjpre
Reipoëde
SaintGeorgM ,
Saint- Mo melin
Saini-Piarre-Bronck , ,
So-W
Spycker
Sleecfl
Saiat-Omer . .
SBint-Omer . .
Id
Id
Sainl-Onior . .
Ypres
(1) nSB et 11S9 mampent
{2) 1158-1783, mi, ms, me. ms, ma, nés, net, nsi-itm
(3] On ns poHède que Isa registres de» années IISS, 17S6, 1767 el 1791.
CK>MMUNBS.
Report Teteghem (1) . .
Uxem (2)
Volkerinchove .
Warhem
Watten
West-C appel . .
Wormhoudt. . . .
Wulverdinghe .
Wylder
Zeggers-Cappel pi Zaydcoote
TOTAUX
DIOCàSBS.
Ypres
Id.
Saint-Omer .
Ypres
Saint-Omer .
Ypres
Id.
Saint-Omer .
Ypres
Id.
Id.
nso-noo.
(1) n52, n54, n5'7, n59, nei, n62, ilô7-mi, ma, it74, it77, m9,
1780, 1*784- 1*788 manquent.
(2) l'782 et n8*7 mancpient.
ARRONDISSEMENT D'HAZEBROUGK.
Batllenl. — Cette ville possédait plusieurs écoles de charité pour les garçons ; le local de l'une d'elles est occupé actuellement par l'école des Frères.
École dominicale des pauvres garçons ^ fondée par Thomas de Swarte (1), 2®Echevin de la ville, par testament du 10 novembre 1635. n créa cette école à l'instar de celle qui existait à Ypres et donna 75 livres de gros de Flandre , au denier seize , de rente annuelle. Les enfants portaient une veste bleue, un pantalon blanc et un bonnet noir (2).
École dominicale des pauvres filles, — La fondation de cette école , par Anna Swjngedon, fut autorisée, le 12 avril 1669, par Charles 11, roi d'Espagne ; elle était placée sou., la protection du Magistrat et la direction d'un ecclésiastique , cherté de commettre
(1) Thomas avait épousé , en premières noces , Françoise d . Goussemacker , de la famille connue encore aujourd'hui si honorahlement à Baill . iil môme..
(2) Sanderus, p. 55*7, et Registre aux délibérations du Magistrat de Bailleul, t. I®"", f ° 16.
une maltresse. La donation consistait en deux fonds , avec maisoi granges, étables , situés à Bailleul, rue Neuve (1).
Le Pauvre Catéchisme existait avant 1635. Â cette époque, Thon de Sv^arte porte à 15 livres de gros par an la rente qu'il av fondée pour l'enseignement donné par les Pères Jésuites. Presq toutes les familles de Bailleul se firent un devoir de contribuer la prospérité de cette œuvro', qui avait un receveur. Chagu année, on distribuait, aux enfants pauvres des deux sexes, d linge et des vêtements (2).
Dans plusieurs écoles les filles apprenaient à coudre et à faire de h dentelle (3).
Hameau de Outtenteene, — Il y avait aussi une école de garçons.
Bertben. — J.-B. Vermesch, clerc et magister, 1700-1746; — P.-L. Vanacker, clerc et maître d'école , 1746-1783; — S.J.Va nacker, contre et instituteur, 1783-1827; — P.-L. Vanacker instituteur, exerce encore, 1827-1864, les fonctions dederee de secrétaire de la Mairie.
Cassel. — D'après la charte de fondation du Chapitré , en 1085 un chanoine régentait les écoles (4) : ^ qui scholas regnet. »
En 1298, Denis Nappin, d'Tpres, était écolâtre de l'église Sain^l Pierre (5).
(1) Acte de fondation , en flamand. Commission historique , t. Y, p. 469.
(2) Les archives municipales possèdent encore les comptes de 1681 à 1*792.
(8) Bailleul possède encore une école dominicale , fondée par MeUe Van ^ Meersch. Dirigée par les Filles de l'Enfent-Jésus , elle reçoit plus de six e^ jeunes filles , qui , la plupart faisant de la dentelle , ne suivent les leçons qu***^ heure par jour. Cent d'entre elles sont exercées aux travaux à Taiguille et soixaJ^ dix apprennent Tétat de dentellière. Depuis quelques années on y apprend la lan^ française.
(4) Miraeus, Louvain, 1*728, t. II, p. 1187. — Société des Antiquaires d^ Morinie, t. IV, p. 69, note.
(5) Archives de Rupelmonde à Gand, N** 981 de l'inventaire Saint-Génois.
'^ lendemain de la Saint-Denis 1329, Jean ie Serivere{l) fit la prisée des reyenus des églises, coosieries, écoln, etc., dépendantes de la châtellenie (2) ; il en résulte qu'il j avait, à cette époque , deux écoles , celle de Saint-Pierre et celle de Notre-Dame.
.-^.Decocq, 1750-1782; — Ch.-J. Depaeuw, 1782-175^, — et F. Vandamme, contres de Notre-Dame. — J. Fermyn, 1750- 1757; — P. Temjnck, 1757-1765; — P. Lejs, 1765-1770; — E. Mjrngheer, 1770-1782 ; — P. Coussaers, clercs de Saint- Nicolas.
istalres. — En 1618, Jacques Hamelin constitue une rente de 27 livres pour l'établissement d'une école dominicale, Â la même époque, les coinptes de cette école indiquent que la maîtresse recevait, pour une demi-année de pension, « pour l'enseignement » des enfants à la charge d'icelle, à l'avenant de 50 florins (3). »
'--J. PJatevoêt était maître d'école, en 1755; ses gages « de ce qu'il » enseigne les pauvres, gratuits,)» étaient de 120 livres parisis
par an (4).
^es R. P. Récollets avaient aussi ^es écoles latines et recevaient 200 florins (5).
Jn compte du 10 janvier 1776, montre une lettre de rente de 432 livres parisis décapitai, rapportant annuellement 27 livres parisis, transportée <c au proflct de l'escole dominicale. »
0) Nom flamand qui signifie l*Écrivain,
iV^ Archives de Rupelmonde , N^ 1525 , inventaire Saint-Génois. Cette prisée
^^^, ces établissements devant être adjugés à Robert de Flandre, seigneur de 8el.
^ Archives municipales, série G. G., 69.
^ -archives municipales, série G. G., 92.
^ -archives municipales, série G. G., 134. Le loyer delà maison dans laquelle ^^ les écoles latines était de 75 florins. La ville payait les livres de prix ; la '^^^ s'élevait de 18 à 24 florins.
— aoo —
Un autre compte, du 6 juillet suivant , indique aussi l'exislence de l'école dominicale qui jouissait de plusieurs rentes (1).
En 1790, les Sœurs-Grises hospitalières de Saint-François tenaient encore école pour apprendre à lire , écrire et faire de la dei^e(2].
CUideiraersTelde. — Les registres de la paroisse constatent qu'en 1727, le chantre ou magfts^er était Alexis-Poly carpe Variât, bisaïeul de l'instituteur actuel. Â son décès, en 1778, il bt remplacé par son fils, qui exerça ses fonctions jusqu'en 1820 et fut lui-même remplacé par son fils. M. Varie t est instituteur depuis 1844 ; comme ses aïeux il est aussi clerc d'église (3).
Les moines du Mont des Cats j tenaient aussi école avant la Révolution (4).
Hasebroaok. — Une école en 1329 (5).
Le 27 novembre 1555, Philippe 11 accorde des lettres d'octroi autorisant la levée d'impôts pour une école , sur la demande desBaîDi} : Avoué et Échevins , qui , « à cause de la guerre et du paavie » temps, ont depuis aucuns ans en cha été mal pourvus de maistrei » d'escole , et n'en savent présentement encore recouvrer. » Cette lettre montre qu'à cette époque, dans « tout le quartier et plat » pajs illec voisin, il j a partout faute de bonnes escoles (6). »
(1) Archives municipales, série G. G., 184
(2) Calendrier général de Flandre, p* 26*7.
(8) J'ai tenu à citer ce fait ; il honore cette respectable famille d'inçtitateiirB. I m'a été impossible de remonter plus haut , presque toutes les arehiTes de ceiti
commune ont été brûlées en 1790 et 1798.
(4) Les Trappistes entretiennent encore , sur la . montagne , une école ftr nombreuse.
(5) Charte des Archives de Rupelmonde, à Gand, N® 1525, inventaire St-Oenois Voir Cassai.
(6) Archives municipales.
L'impôt pouvait être de 1,200 florins carolus, de 40 gros de Flandre , qui devaient se payer en quatre termes : Noël 1555, Saint- Jean et Noël 1556, SaintrJean 1557.
£n 1558, le même souverain autorisa un impôt sur la bière, dont moitié pour la ville et moitié pour l'église et l'école. Cet impôt fut prorogé, en 1606, pour les réparations de ces deux dernières maisons.
.4 novembre 1603, pajé à Gilles de Roo, pour avoir enlevé la clochette d'une des écoles, pour la fondre dans la grande cloche , XX sols (1).
lies Pères Augustins tenaient aussi école. Le 15 octobre 1787, ils recevaient de la ville 350 livres , pour trois mois , et 24 livres pour les prix ordinaires distribués aux enfants fréquentant cette
» école (2y).
Eiondei^beiii. — Jacques- Albert-Winoc Ghjs, clerc, décéda le 4 juillet 1777 , et on laissa la direction de l'école , pendant deux ans, à sa veuve, Hélène Cutsaert. Avant l'expiration du délai fixé. Curé, Maire, Notables se réunirent, le 13 février 1779, « à l'eflfet de choisir un nouveau clerc et maître d'école , » dont ils déterminèrent les fonctions : outre celles de clerc et de sonneur, même « en temps de tonnerre et d'orage, )> il était « tenu de se » comporter irréprochablement et exemplairement, sans donner le » moindre scandale à la jeunesse ; aussi, surtout avoir soin de se » trouver à l'école , aux temps et heures ordinaires , pour j élever » et instruire soigneusement la jeunesse, y tenir catéchisme une » fois par semaine, suivant la capacité de chacun, moyennant » une rétribution mensuelle de quatre patars de ceux qui appren- » nent à lire , de cinq patars de ceux qui apprennent à écrire , et
(1) Archives municipales. Comptes de la ville, C. G., 69.
(2) Idem. sérieC. C. , 94«
» de six patars de ceux qui apprennent à placer des deniers cm à » chiffrer ; de plus , pour ce qui regarde la tenue de l'école et » l'usage des livres , il se conformera à la foi catholique et apos- )> tolique et aux ordonnances et statuts du diocèse d'Ypres. Après » la classe de l'après-midi , il ira, avec ses écoliers, enhon ordre, » à l'église , o\!i l'on y chantera l'antienne de la Sainte-Yierge ^ » VAve Maria ; pendant ce temps , on sonnera la petite clocbe, }> dite de l'école (1). » Il devait instruire les pauvres gratuitement et avoir un sous-maitre capable.
Il était fait défense au clerc d'aller au cabaret pour les baptêmes. touchait 99 livres parisis par an , pajées par la paroisse , en deux paiements ; il était logé gratuitement dans «la maison cléricale» et occupait un fonds, grand de 6 quartiers 16 verges, dont il payait les impôts et les réparations. ^
Philippe-Roland Ghys , fils du précédent , fut clerc à son tour.
Le 16 février 1793 , on élut de la même fagon que précédenunaDt> de concert avec le curé, «le citoyen Louis- Yves Besson, fils de » Guillaume, sous-clerc d'Oudezeele , » qui était payé par le département.
En 1796, son successeur, Jean-Jacques Verleene, n*étaît plus payé par le département, et F école ge ne donnant pas de quoi vivre ^ la commune lui vota un traitement de 30 livres de gros flamandB* Au lieu de sonner Y Angélus^ il sonnait la retraite ^ et deva^^ encore donner Tinstruction chrétienne.
Hontkerqne. — B.-W. Monthaye, clerc et maître d'école, 1750' 1774. Il touchî 288 livres pour une année de gages, « pour 1^ service de chantre et organiste (2). » Son frère Charles lui succéda jusqu'en 1792.
(1) Archives municipales.
(2) Idem.
— aas —
In 1766} on paie 615 livres parisis pour fournitures de tables et de bancs.
In 1772, on dépense 758 livres parisis pour réparations à la maison du maître d'école (1).
j» Gorf^e. — 31 août IBS^^ — Nicolas MoufQin , « fils , à marier, » de feu Frans , natif du village de la Vieille-Chapelle (2) , » est agréé, comme maître d'école, par les Pasteur, Bailli, Avoué et Ëchevins. Ses gages sont fixés à 24 florins par an, « à charge de » la Communauté , si aura le droit de fannage et fossage , sçavoir » 10 pattars de chacun trépas, autres 10 pattars de chacune fosse » de grande personne et 5 pattars d'un enfant , sy aiu*a semblable » droit que le chapelain aura aux services , sçavoir eux deux la ]> moitié , contre le pasteur, et autres menus droits , si conmie aux » baptêmes, mariages, etc. » U devait aussi «mener Thorloge. »
Michel Le Code lui succéda et fut remplacé à son tour par Nicolas- Joseph Moufflin, fils de Nicolas, «cj-devant maître d'école,» le 3 février 1682(3).
Le 14 août 1690, J.-F. Ernoult, curé, achète une maison apppartenant aux pauvres de la ville, qu'il donne à Marie- Jeanne Viron, Elisabeth Beuvet et Marie Le Porcq, maîtresses d'école, approuvées par Mgr Tévêque de Saint-Omer, sous le nom de Dévot aires; leur école avait été fondée, par le môme ecclésiastique, en 1647.
(1) Archives municipales.
(2) Idem. G. G., 86. Il avait été précédemment maître d'école à CamLlin-rAbbé (Pas-de-Calais), qu'il avait dû quitter «à cause des guerres
(3) Il y eut conflit , à son sujet , entre le Curé et les Échevins ; le premier ne voulait pas l'accepter en qualité de contre; les grands-vicaires ayant envoyé Jean Rosudz. Moufflin ne dut recevoir , d'abord , que le sixième « dans les services et antres advenus ; « mais, il paraît être rentré dans tous ses droits, ie 14 juin 1687. ?n 1692 , il toucha môme 12 livres pour avoir nettoyé le linge del'église ; en 1696, [ toucha de môme 12 livres pour la demi-axmée.
En 1771, leur Supérieure , Marie- Josèphe Taffia, augmenta la fondation. Les Dévotaires enseignaient la lecture, l'émture et le travail, «aune modique rétribution , et les pauvres gratis (!)«>
Mervllle. — Une école en 1329 (2).
Le 8 janvier 1585, Philippe II autorise la levée d'octrois extraordinaires pour subvenir à diverses charges, entre autres: «fiiire » entretenir ung bon maistre d^eseolle (3). »
Une autorisation de lever de nouveaux impôts fut accordée, parle même souverain, le 21 mars 1592 ; la misère ne permettant pas à la ville de Merville de satisfaire à toutes ses nécessités, dontlW est « d'entretenir ung bon maistre d'escolle pour, enseigner la » jeunesse (4). )►
Il semble que « de temps immémorial, il n'j eut qu'une école de garçons, v ainsi que le dit, le 12 mai 1713 , Gilles Pueutte) « maître d'école juré et pensionnaire de cette ville, b II se plaint, dès lors, que «Alexandre Bastien, jeune garçon au-dessous de 25 ans, s'est ingéré, depuis quelque temps, de tenir école, » et le Magistrat lui interdit de continuer : <c les enfants deviennent » plus libertins , parce qu'étant châtiés de l'un ou de l'autre de* » deux maîtres, ils courent d'école en école et, par ce moyeï») » deviennent incorrigibles et stupides (5). » Bastien ne crut p^ devoir se soumettre. Son école fut interdite le 26 mai et soi
(1) Archives municipales, G. G., 9*7. Dans on mémoire de l^tlBt reloiif au< d amortissement que les Dévotaires ne pouvaient payôr, le coré de LaGorg^ constate que si elles abandonnaient Técole, v il règneroit une grande ignorance d^la dite paroisse. »
(2) Archives de Rupelmonde, à G^nd, N® 1525. Invent. St-Genois. Y. G««a^ (8) Archives du Nord, B., 1681, fo 100.
(4) Idem B., 1684, f» 189 v».
(5) Archives municipales, G. G.
arrestation ordonnée le 27 juin suivant. Les mesures prises par le Magistrat provoquèrent , de sa part, des propos ignobles que le procès-verbal d'enquête mentionne.
Les comptes de Técole dominicale, de 1677 à 1791, existent encore (1), et il semble en résulter qu'elle existait dès 1647.
iO septembre 1774» (2). — Anne-Joseph Gombert, V® Domicent,
fonde une école gratuite de filles , rue Saint- Nicolas, a touchant
» du midi à la rivière de la Ljs, » dont elle confie la direction
aux Religieuses du Bon-Pasteur, d'Arras. Elle donne, outre la
maison, une somme de 12,800 livres. Les deux religieuses
devaient enseigner « la doctrine chrétienne , à lire , à écrire , la
» couture , le tricot. » L'école était ouverte de 8 heures du matin
à 11 heures et de 1 heure à 4 heures, pendant les mois de
novembre, décembre, janvier et février; lé reste de l'année , aux
mêmes heures le matin , et le soir de 1 à 6 heures. Les vacances
duraient un mois, à partir du 12 août (3].
1780, un procès s'éleva entre le Magistrat de Merville et la V® Domicent, au sujet du refus qu'elle avait fait d'admettre, dans son école , des élèves payantes (4J.
s 1748, une autre école de charité, pour les filles, paraît avoir existé à Merville. Un règlement fort curieux fut donné aux Dominicaines qui la dirigeaient, en 1781, par l'évêque de Saint- Omer (5). Cette école fut Tobjet de diverses donations de la
(1) Archives municipales , G. G.
(2) C'est par erreur que la Commission historique, tome VII, p. 202, indique la ^ate de 1119.
(8) Archives municipales, G. G. Cette donation fut l'objet de lettres-patentes, datées de mars 1775, enregistrées au Parlement de Flandre.
(4) Archives municipales , F. F., 218.
(5) Voy. Chapitre IV, de t Enseignement. .
y^Domicent; le 28 novembre 1783, elle j fonda deux places pour des orphelines, moyennant une rente, au capital de 6,500 livres, rapportant 260 livres, placée sur Pabbajede Saint-Bertin, à Saint-Omer (1).
Déjà, en 1752, la V Domicent avait voulu doter cet établissement de rentes sur les États d'Artois, au capital de 17,230 florins de Flandre. Elle constata, dans une requête adressée aux Administrateurs de la Charité de Merville, que cette école, fondée à titre d'essai (2) , était plus fréquentée que toutes les autres , « non tant » à cause de quelques légères aumônes qu'on donne à quelques- » unes , car le plus grand nombre n'ont rien , mais plutôt à cause » que , par un esprit de charité , qui est le principe qui nous fiût » agir, onn'éparge ni attention, ni assiduité, et la bonne méthode » d'enseigner. . , . »
L'instruction était donnée gratuitement dans l'école des Dominicaines. Les classes avaient lieu de 8 à 11 heures, et le soir, depuis la ] Saint-Rem j jusqu'au P' mars, de 1 à 4 heures ; de 1 à 5 h. 1/2) du 1®' mars à la Saint-Remy. Les plus jeunes enfants n'avaiettt • classe que jusqu'à 10 heures du matin et, le soir, jusqu'à 3heures. Le samedi , la classe de l'après-midi n'était pas faite. Les congés étaient ainsi fixés : du Mercredi- Saint au mercredi de Pâques.; 1® mardi de la Pentecôte ; la veille de Noël, à midi, jusqu'au lendo-" main des Saints-Innocents ; le matin du jour des Morts et celu^ des Cendres ; les jours de saint Dominique, de saint Joseph, d-^ sainte Catherine de Sienne, de professions religieuses dans 1^
(1) Archives municipales , G. G.
(2) Elle paraît avoir été ouverte sans autorisation , car M. de SécheUeé, Inten — dant de Flandre, refuse encore son consentement, en 1752 : u Le Ministre in*i^ n consulté , écrit-il au Magistrat , rien ne peut me déterminer à changer de sentir^ A ment. Je sais que la V^ Domicent n'agit que par les' excitations du curé , qui
'> m'en & lui-même écrit , et je ne peux que désapprouver sa conduite à cet égard. « Archives municipales.
communauié 9 de la foire de Menrille et Paprès-midi du Mardi- Gras.
Les vacances commençaient le 14 août et finissaient le 10 septembre.
On faisait y bien entendu, avant et après la classe , la prière, dont on devait «c prononcer distinctement toutes les paroles , sans précipitation. » On enseignait à lire, à écrire, à compter et à travailler « tricot, couture et autres ouvrages de leur état (1). »
Hei^-Berquln. — En 1757, le devis pour la reconstruction de Pécole s'élève à 1,640 florins de Flandre (2). L'école actuelle s'élève sur le même emplacement.
Dieppe. — En 1720, on vote des" réparations à la maison du maître d'école (3).
J*-L. Verstraete, clerc et maître d'école, en 1742, fut remplacé, en 1752^ par son fils, qui dirigea l'école jusqu'au 30 mai 1791.