ARRONDISSEMENT DE LILLE
ippefl. — De 1582 à 1600 , c'est-à-dire au moment où Ton appliquait partout les prescriptions incessantes des conciles et les ordonnances du souverain , le curé Pontus Salmon bâtit la sallette avec Te^/ut^e qui devait sans doute recevoir les garçons, car, dans la suite, les curés semblent surtout se préoccuper de l'instruction des filles.
30 ootit 1715. — Valentin Looze , curé, fonde une école de filles^ pour « j enseigner la Doctrine chrétienne , lire , escrire , tricoter , » coudre , etc. » Il donna d'abord un lieu-manoir, d'environ trois cens (1) de terres, puis 12 florins , monnaie de Flandre, qui servirent à acheter d'autres terres. Il fit de nouveaux dons , dans la suite , ainsi que son frère et diverses personnes. En 1725 , la fondation possédait la valeur de 1 hectare 72 ares 61 centiares de terres , et les recettes s'élevaient à 1220 livres 6 gros , parmi lesquelles figure une somme de 525 livres, «pour le filet vendu » pendant l'année (2)] » les externes avaient payé 38 livres.
(1) 26 ares 60 centiares.
(2) Archives municipales.
Depuis 1862 , cette école est dirigée par les Sœurs de la Charité.
Les registres de l'Etat-civil et les Archives permettent de reconstitu la liste des clercs, dirigeant Vécole de garçons depuis 1643^ G. Honoré , jusqu'en 1676 ; Brédal , 1676-1708 ; Morel , 1708 - 1744; T. Hochart, 1744-1783, auquel succède une personne d-"« même nom (1).
Anstalni;. — Â. Serrurier, clerc, 1753-1758, remplacé par un. ^ personne du même nom.
Armentlères. — 13 avril 1598. — Fondation d'une Ecole d^. Pauvres , par Jacquemine Desruelles (2) , « pour en icelle endo<2 - » triner tant fils que filles, à lire, écrire , ciffrer, compter, filler ^i » lever, et principalement en bonnes mœurs. » Jacquemine laissa , dans ce but, 600 florins pour l'achat d'une maison et «3,200 » florins carolus , de vingt patars de Flandres le carolus , pour » ladite somme estre mise et employée en acquisition de rentes » héritières , à l'advenant du denier seize , portant chacun an à h » somme de 200 florins. » On devait recevoir «20 masles et les » autres 10 filles , » igés d'au moins dix ans , de 8 à 11 heures du matin et de 1 à 4 heures , excepté le jeudi. Le dimanche, on les gardait , l'été de 7 à 10 heures du matin et de 2 heures jusqu'au Salut; l'hiver, de 8 à 11 heures et de 1 heure jusqu'au Salut, Ia maître, homme d'église, autant que possible, faisait faire l'appel, soir et matin. On récitait la prière le matin et le soir ; celle du soir était variable et fixée pour chaque jour de la semaine.
On devait, en outre, recevoir 10 garçons et 10 filles <c apprendans » leurs métiers , » auxquels on enseignait à Ure , écrire , compta et jecter, les dimanches et jours de fêtes.
(1) Extrait d'une notice manuscrite de M. Rivelois, instituteur à Ânnappes
(2) La fondatrice était fille , ainsi qu'il résulte de l'acte de fondation existant aux Archives d'Armentières , de u feus Baulduin et de Marie Le Grandie! , en leur » vivant bourgeois, demeurans audit Armentières. » C'est donc à tort qa*on b nomme Jacquemin. Commission historique du Nord , t. VI , p. 110.
^8 filles étaient séparées des garçons « et les admonestra , tant festes » que dimanches , que jours ouvriers , d'eulx peigner , nettoïer » et laver leurs mains et visage avant de venir, du mutin , à ladite » escolle , et eulx tenir plus nettement et gentiment que faire se :» pouldra. »
maître était élu par les Echevins et les Ministres commis, qui avaient la direction et la surveillance de l'école; il touchait 72 florins par an (1).
'S comptes de cette école sont encore aux Archives de la ville ; il ressort de ceux du 25 juin 1627 au 24 juin 1628, que les revenus étaient de 1,302 livres 5 sols et les dépenses de 1,298 livres 9 sols ; ces dernières étaient, outre les gages du maître, Claude d'Emmerin , qui recevait 300 livres , la rétribution du confesseur et la distribution de pain , souliers et chausses (2). Le compte de 1695 nous montre que la fondation avait été augmentée par « aultres , pour 62 enfants (3). »
30 janvier 1627. — Testament de Jacqueline Lermitte , fille d'Antoine , veuve de Josse Cuignet , demeurant à Lille , affectant une somme de 1,200 florins carolus « à r instruction de douze povres » enffans , soient filz ou filles , de la ville d'Armentières , tant en » la crainte de Dieu , que lecture et escripture , ensemble à couldre » et faire aultres ouvraiges convenables à leur sexe et eaige. » La nomination de ces douze enfants était réservée par la fondatrice à ses héritiers et celle-ci désignait la maison des Sœurs- Grises Hospitalières d'Armentières , comme devant recevoir la fondation et en exécuter les charges. Les Sœurs-Grises en prirent l'engagement le 12 mai 1627 (4).
(1) Arch. municip. Acte de fondation, comprenant 42acticles; copie moderne.
(2) Archives municipales , G. 864 1 , ancien N**.
(8) Idem. G. 8T2, 9. - ^
(4) Idem original parchemin.
Il j avait aussi la fondation de François La^che et de sa femme Isabeau Colpaert , augmentée par Jean Paterne et autres bienfaiteurs y dont les comptes révèlent l'existence àhs 1651 (1). Le nombre des enfants n' j est pas désigné ; on leur distribuait du pain, les premier et dernier dimanche du mois. On y voit 70 chemises faites par les Bonnes-Filles pour les pauvres enfants de l'école.
En 1678 ou 1679 , les Échevins appelèrent des religieuses de la Visitation qui ouvrirent , pour les jeunes personnes des diverses classes de la société, des écoles dirigées avec la plus graade habneté (2).
Nous avons été assez heureux pour reconstituer l'organisation scolaire de la ville d'Ârmentières en 1789 , d'après une note du Conseil municipal adressée « au Conseil d'arrondissement de la Préfecture » du Nord » , en réponse à une circulaire du Ministre de l'Intérieur aux Préfets de l'an IX (3).
Le Conseil s'exprime ainsi : «La Commune peut et doit, soas
» un Gouvernement juste et ami de l'instruction publique, attendre » sinon le rétablissement de tous les établissements ad hoe « » existant avant la Révolution , du moins l'entière et paisible
» jouissance du petit nombre de ceux qui existent encore ^
Il s'adresse au Conseil « avec d'autant plus de franchise, qi^^ » d'après les renseignements qui vont suivre , il sera dénoontX^ » que cette commune , avant la Révolution , brillait du p{^^ » brillant éclat en éducation, par rapport à ses ressources, tanf^^ » qu'aujourd'hui , dépouillée de tout , à peine peut-on j apprenâ>^ » à lire et écrire , en sorte que ce serait bien le cas de s'écrier, * « cet égard : tempora , 6 mores, » On dresse ensuite la statL
(1) Archives municipales , G. 865, 2
(2) Sem. relig. de Cambrai.
(8) Archives municipales. Voj. Chap. V, p. 90.
tique suivante des anciennes maisons d'instruction , au 14 juillet
X^es Bons-Fils , chez lesquels «c on apprenait à lire , à écrire et l'arithmétique. » Une annexe renfermait des individus atteints de démence ou convaincus d'inconduite. — 150 élèves. — Fondés, en 1625 , par Henri Pringuel , d'Armentières. Les Bons-Fils louchaient 75 florins ; on ne pouvait avoir « d'autres nj de meil- ^> leures instructions que de ladite école , et dont , en quelque » façon, résulte le bien de la ville et du publiq (1). »
Hies Sœurs-Grises hospitalières (2), qui « vivaient des revenus de » leur hospice , et les maîtresses recevaient une rétribution de » chaque élève , et de la maison logement , nourriture , entretien » et menus plaisirs. » Quatre à cinq maîtresses , pour 50 à 60 élèves , qui apprenaient à lire , écrire et faire de la dentelle. En l'an VII , cette maison était devenue l'hospice civil.
Jies Sœurs Sainte -Marie hospitalières ^ qui enseignaient à lire, à écrire et à tricoter. Trois à quatre maîtresses pour 40 à 50 élèves. Réunies à l'hospice civil.
Xes Sœurs Sainl-François de Sales , qui apprenaient ausi à Ure, à écrire, à tricoter et à faire de la dentelle ; supprimées. Deux à trois maîtresses pour 40 à 50 élèves.
Les Augustines j qui vivaient eu partie de leurs revenus et du bénéfice qu'elles retiraient de leur pensionnat, dans lequel on apprenait « l'orthographe , l'arithmétique , à coudre , à broder et
(1) A Torigine , les Bons-Fils , n'aTaient i> pour ressources que le travail de leurs Xnains , en fabriquant toiles , serviettes , etc. , par suite , en s'agrandissant , ils ont accumulé le bénéfice résultant de leurs pensionnaires , celui d'une rétribution pour chaque élève, celui d'une gratification de TÉchevinage d'Armentières, pour la conduite de leurs écoliers au catéchisme, et, quelques aimées avant la Révolution, d'un revenu annuel de 2,400 florins, fruit dé leurs épargnes, et placé sur l'abbaye de Saint-Bertin , à Saint-Omer , en un capital de 60,000 florins. «>
(2) Fondées le 2*7 juillet 1504. CommiMios historique du Nord, t. VI, p. 110.
» autres objets utiles et agréables tout à la fois. » Quatre à cl^9 maîtresses pour 60 élèves. Supprimées.
6® Les Bonnes^Filtes , qui avaient des pensionnaires et des externe^' On y apprenait à lire, à écrire, l'orthographe, l'arithmétique, ^ tricoter, à coudre et à faire de la dentelle. Elles avaient poul* ressources la rétribution de chaque élève « et un revenu d'uD )» petit capital , placé aussi sur l'abbaje de Saint-Bertin , à Saint- » Orner. » Six à huit maîtresses pour 80 à 100 élèves. Réunies à l'hospice civil.
7<> V École dominicale des deu;c sexes où l'on enseignait « à lire, » écrire , arithmétique pour les garçons , en y ajoutant tricot , et )> encore pour les filles en outre, dans toutes les maisons, le » catéchisme. » Elle avait plusieurs fondations pieuses « sur » différentes chapelles de l'église paroissiale d'Ârmentières , sur » la Fabrique môme , pour fournir au paiement du salaire des » maîtres et maîtresses , aux frais d'éducation ; elle a même des » libéralités, telles que distribution de pain , chaque dimanche , à » tous pauvres suivant le catéchisme , bas , souliers, 'shaussures, » etc. , vêtements aux mêmes pauvres , à diverses époques , telles » que Noël et autres , déterminées par les fondateurs. Chaque » année , il s'y faisait une distribution de prix , accordée par les » fondateurs. » Deux maîtres et deux maîtresses pour 150 à 200 élèves des deux sexes (1).
Le Conseil municipal termine ainsi sa note : « Tels sont , citoyens , » les renseignements que nous prenons la confiance de vous » adresser, tels sont aussi nos sentiments , nos désirs de voir
(1) Archives municipales, Note du Conseil municipal, 15 germinal an IX. Cette école est peut-être celle que fonda, en 1598, par J. Desnielles.
Il y avait, en outre, 12 bourses au collège d'Anchin et la Pédagogie chex les Brigittins, qui recevaient, chaque année, de 60 à 70 écoliers; trots régents et un recteur. On y enseignait : w sixième, cinquième, grammaire, syntaxe, poésie et t> rhétorique, en forme de première instruction, o C'était de cette pédagogie qu'on tirait les boursiers de Douai.
» renallre cette instruction facile et florissante tout à la fois , et » que malheureusement la Révolution n'a fait disparaître que y> trop de temps ; puissiez-vous les partager ces sentiments , ces » désirs et nous aider dans cette opération de tous vos mojens » et d'abord d'un avis favorable. »
3 liameau de La Chapelle- d'Armentiêres, érigé en commune, en 1822 , avait pour clerc J. Frère , en 1784 (1).
C^lctaies. — Le clerc P. Delannoj tenait école avant 1750 et après 1789.
JDtbers* — Gagnes , Pierrage et Delecourt , clercs.
.^v^elin. — P.-J. Rossel , id. , 1756.
^c^chy. — M'-A. Dewingue , id. , 1750 ; remplacé par son fils.
^«^viriii. — P. Albert et J.-B. Delerue, magisters-recordeun , 1750-1790.
^^^neamps. — J. Hennevon, clerc, 1752-1767, à qui succède J. Descamps.
^^^ndnes. — De 1728 à 1845 , les fonctions de clerc et de maître d'école furent remplies par divers membres de la famille Clarisse.
'^^nrglieUes. — M. Ballenghien , clerc, 1750-1756, remplacé par J.-B. Sandra et, 1784, parB.-J. Mary.
UTlnes* — 1756-1790 , C. Deffrennes , qui tenait école pendant
les mois d'hiver. Il était receveur des Droits du Roi.
mplilii-eii-Careiiibaiilt. — Y.-J.-F. Sion, clerc, tenait école, 1759-1776.
iiipliln-en-Péirèle. — J.-B. Olivier, id. , 1750-1765, et P.-J. Olivier.
ppelle. — Vers 1748 , Charles Benoit tenait une école , dans laquelle étaient réunis les enfants des deux sexes.
(1) Registre de$ mariages du Maisnil, 14 septembre.
Vers 1775, Adrien Deregnaucourt, receveur des Deniers communaui tenait aussi une école mixte (1); en 17859 il est qualifié sooS' clerc dans les actes de mariage.
Carnln. — Un compte de 1770-71 porte : « Payé à André-Frau » çois Mortreux , clerc , pour avoir enseigné les enfants pauyres » pendant les années 1770-71, suivant état, ordre. 16 liv. 128.
Pierre-François-Joseph Mortreux exerça de 1752 à 1789.
On ne trouve plus trace de maître qu'en l'an XI. Le citoyen Hachb de Lexenne , passe un contrat avec le Maire ; il recevra fr. ' par mois et par élève qui « écrivera ,'» et fr. 50 par élève appi nanb l'alphabet , plus 50 francs d'indemnité de logement (2).
Clieiiiy. — A. Morel, clerc, 1770.
Cliéreii9« — J.-J. Thieffrj, id., 1750, auquel succèdent plasiec
clercs du même nom.
CobrleiK. — En 1764 , on trouve un clerc et un maître d'éco!
Comlnes. — Comines avait son école capitulaire antérieuremeni 1254 , ainsi qu'il résulte d'un acte de cette année , émanant Gauthier de Croix , évoque de Tournai , et dans lequel sont déti minées les attributions du chanoine, maître des écoles (3).
Le fameux Despautère , surnommé le prince des grammairiens , pr fessa à Comines , où il mourut en 1520.
Dès 1455 , les Sœurs-Grises se chargeaient de l'instruction des fil
pauvres.
L école des pauvres orphelines remontait au milieu du XVU* siècl et Louis XV lui accorda une rente annuelle de 600 livres (4).
(1} Rense'gnement donné par ses arrières-neveux.
(2) Archives municipales.
(3) Le Groux, Summa stattUorum synodalium diœcesis TorwKensis^ p. C
(4) Histoire religieuse de Comines y par Tabbé Derveaux, p. 108, 109 et 1
38 ArchiTes de cette yille renferment les comptes de la Pauvte école de filles, depuis le 10 février 1731 jusqu'en 1793. Cette école, qui existait avant 1700, parait avoir été agrandie par les dons de ]^eue ^Q Vienne (?) et de M. de La Basecque, brigadier des armées du roi, grand bailli de la baronnie de Comines. Ce dernier obtint du roi, pour cette maison^ une rente de 600 livres sur l'abbaye de Liessies, à partir du 10 novembre 1731 (brevet du 10 novembre 1730) (1). « Les maîtresses, supérieures de cette » maison, ne doivent jamais oublier de faire prier les enfants , » pour obtenir la bénédiction de Dieu en faveur des bienfaiteurs » et bienfaitrices de cette maison. » L'administration appartenait è M. de La Basecque , au Curé , au Bourgmestre et aux six JSchevins.
^ lOfévrier au 6 juillet 1731, la dépense s'élève à 116 florins 13 sols 3 doubles. La directrice était M®"® Deleporte. Du 6 juillet 1731 au l"mai 1732, la dépense est de 388 florins 1 patar 4 doubles. On a acheté 18 paires de souliers et des bas ; on a payé à une maîtresse de dentelle , 17 florins 10 patars pour cinq mois. La directrice touchait 50 florins par an ; elle avait ime assistante à laquelle on donnait 38 florins 8 patars. Le travail des enfants était vendu et produisait des sommes relativement importantes.
^ 6 octobre 1737, sœur Marianne Vierlinck remplace M®"® Deleporte ; les comptes nous donnent les noms de ses adjointes.
orsque les jeunes filles quittaient l'école à 20 ans , on leur donnait un trousseau fort complet et un carreau à dentelles monté, à partir du 9 octobre 1764. Cet établissement était un véritable orphelinat, dont les élèves étaient externes et se livraient au travail de la dentelle. 11 recevait onze enfants, à la date du 5 octobre 1737.
(1) Il semble que la Fabrique de Tabbaye gardait 100 livres. Plusieurs per- •onnes font des dons à l'école, Charles Van Webergh, Malou, Lemasre, chanoine ie Comines, Charles Le Mesre.
Crolm« — Les fonctions de derc, 1750-1790, sont restées dans famille Desbonnet.
Deùlémont. — A. Ingland , clerc et maître d'école, 1750-1763 ; ses fils et d'autres membres de sa famille lui succèdent.
Bminerln. — Le clerc tenait école , 1750-1817.
Ennetlères-en-lVeppeft. — P.-J. Devienne, maître d'école, 1784-1787.
Ennevelln. — A. Hennebelle , clerc , 1751-1777.
Erqulnsbem-le-See. — J. Hémart , id. , 1750-1779, remplacé par A. Bartier.
Erquln^lieiii-Iiys. — D'après la tradition , il j avait de temps immémorial deux écoles payantes , dirigées par des clercs-laïques ou des particuliers, agréés par le seigneur: l'une au centre de l'agglomération, l'autre au hameau de Bois - Grenier, érigé aujourd'hui en commune (1).
EiMolieequf^s. — P. Blondel, clerc, 1750-1775.
Faciles. — Lefebvre , id. , 1757-1787.
Fiers. — De 1750 à 1845, les fonctions de clerc et de maître d'école ont été remplies par divers membres de la famiUe Coisne.
Fournies. — H. -F. Charlet, clerc, 1750-1788, auquel succède J.-M. Pringuet.
€U»ndeoourt. — Y. Couvreur, id. et maître d'école, 1750-1790.
Hallenot^s-les-Haubourdln. — A. Hermant, derç, 1762; — E. Defifrennes, 1765. ■
Halluln. — A. Parent , maître d'école ,recevait , en 1727 , 96 livres pour instiTiire les enfants pauvres ; — B. Lefebvre touchait 24 florins en 1745 (2) : — D. Beaurepaire, 1786.
(1) Note de l'instituteur.
(2) Archives munieiptlee.
îmilMiu-dUn. — L. Longuépée , id. , 1750-1762 ; — P.-F. Carier, jusqu'en 1776; — H.-F. Gazier, jusqu'en 1788, et A. Delannoj.
Hérites. — P. Lefebvre, clerc et maître d'école, 1750-1763; remplacé par M.-J. Riddez qui exerçait encore en 1789.
Berrin. — "Waymel, clerc, depuis 1752.
Beiipliiii. — V. Delecroix , id. , 1750-1759 ; — P.-J. Lefebvre , 1759-1790.
Hie». — P. Leconte, id. , 1752-1756 , — P.-A. Libersart , 1756- 1761 j — J.-B. MieUet, 1761-1790.
i^ Basflée* — Les Sœurs-Grises ( Tiers-Ordre de Saint-François ) , qui s'étaient établies dans cette ville, depuis 1470, ouvrirent, chez elles , dans le courant du XYIP siècle , des écoles gratuites pour les pauvres et un pensionnat pour les jeunes filles de familles aisées (1).
ïi 1780, H.-J. Mariage était sous-maltre d'école.
^9knnoj. — En 1658, Marie de Lannoj, supérieure des 4$(Fiiri- Grises , de Loo (2) , et trois religieuses , fujant « les injures et » furies des présentes guerres , » vinrent se réfugier à Lannoy. Le 31 janvier 1659, elles obtinrent de la comtesse douairière d'Isen ghien « d'instruire la jeunesse et garder les malades , lorsqu'elles » eu seraient requises (3). » Jacques Wajmel leur vendit une maison, appelée la Broyé et deux cents de terre, au prix principal de 3,000 livres et à condition que ces dames feraient célébrer, chaque année , un obit pour l'ftme du vendeur et de sa femme ; qu'elles enseigneraient gratuitement à lire et à écrire aux enfants, nés et à naître, de Péronne Wajmel, fille du
(1) Recherches sur la ville de La Rossée ^ p«r E. Mtnnkr, p. 157.
(2) Près Fumes (Belgique). Ellet tppMl«iiai«Dt à l'ordr* d« Btini-Frtiifoif. (8) Gommissioii historique du Nord, t. VI, p. 148.
vendeur, et qu'elles apprendraient aux fiUet lu trwoux tâi^ guille et autres « pour le gain de leur vie (1). > Cette fondatio:^ fut faite avec le consentement des Prévôt et Échevins de Lannoj^ ainsi que celui de l'évéque de Tournai, chacun en ce qui le coc:::;: cernait. Elle fut l'objet de diverses donations. Bien que détm^j par l'incendie , qui, le 11 avril 1701, réduisit en cendres la moil^{ de la ville de Lannoj , les Sœurs étaient au nombre de dix lorsc^u^ la maison fut évacuée en 1791.
Sur l'emplacement du couvent s'élèvent aujourd'hui deux écoles e( b presbytère.
On trouve divers noms de contres de cette commune dès 1688: P. Fourmariez 1688-1725; — Trachez, 1728-1738; — A. l^ grand , 1773 jusqu'à 1790 (2).
On trouve aussi des clercs : J. Delagrange, sous-clerc, 1750-1752; — S.-J. Deffrennes, sous clerc, 1753-1769, et clerc, 1769-1788.
Jacques Rousselle, maître d'école de Lannoj, décéda le 8 juin 1736} âgé de 44 ans (3).
liC MalsnU. — 6. Duchâtelet, clerc, 1750-1790.
liCsquln. — M. Héreng, clerc.
Eiesennefii. — Wardavoir, id. , 1770-1790.
lil^ny. — A. Gruson, id., 1765-1769.
litUe.
L'enseignement populaire fut toujours , à Lille , l'objet de la citude du clergé et de l'Administration communale. Ces de\a
(1) Leuridan, Histoire de Lannoy^ chap. XXII.
(2) Idem. idem. grande édition , p. 150 (8) On voit encore sa pierre tombale. dans Téglise parOistiale
— sas —
pouvoirs furent longtemps en différent, l'écolâtre (1) de la Collégiale de Saint-Pierre et les Échevins se disputaient la nomination des maîtres. Les Archives départementales possèdent de nombreuses pièces relatives à cette lutte (2). Un acte passé entre le Magistrat et Nicolas Gouriot , docteur en Sorbonne , écolâtre de Saint-Pierre , mit fin au litige, en 1734. Il fut décidé jque : « 1® Tous ceux et celles qui voudront tenir école dans cette » ville , taille et banlieue , pour enseigner à lire et écrire , le latin » et autres langues ou arts libéraux , seront tenus de présenter » requête à Nous du Magistrat et que Nous renverrons les » suppliants à M. Fécolâtre de Saint-Pierre par une apostille en » ces termes : Se pourvoira avant tout de ^approbation de » M. f écolâtre , si ce n'est que les suppliants en soient déjà » pourvus. — 2® L'approbation de M. l'écolâtre étant obtenue , » la permission requise sera accordée en ces termes : Vue Vappro- » bation de M. l'écolâtre , Nous permettons au suppliant de tenir » école et enseigner la jeunesse (3j. »
^e nombreuses fondations scolaires furent faites et les lillois semblent avoir eu à leur disposition toutes les ressources désirables pour l'éducation de leurs enfants. Nous allons dresser la liste des divers établissements et écoles dont nous avons pu retrouver la trace à différentes époques.
^onneS'Filles ^ dites Orphelines de la Conception, — « En Tan 1477, » le Roj de France, à tout grant nombre de gens d'armes, vint » au pajs de pardechà , et depuis Béthune jusques à Orchies et à
(1) Une charte de 1228 (pièces justificatives, 2^ partie, N^ 1)t indique les ;s divers devoirs de 1 écolâtre : u Idem quoque magistri pauperes scholas
tenetur gratis docere et eos pariter qui morantur in meis dicti prepositi et canozdcorum expen.... «>
(2) Ces pièces seront l'objet d*une publication spéciale de notre part. (8) Pièces justificatives, 28 partie, N*» H.
» Marchiennes , et depuis Marchiennes et tous les villaiges de li » chastellenie de Lille, entre Lille et Ârras, et aiUeun, foren » bruslez. Arras fut paravant trajteusement rendue ausdici » Franchois .... Plusieurs enffans, tant de la ville de Lille, qc » de ceulx des villaiges retrais en icelle ville , demeurèrent sai » père et sans mère , et lesquelz enffans aloient mendier avant » ville , en grant famine et doleur, et meismes les filles en eai| » de perdition d'honneur, de corps et d'âme, pour cause d'ice' » grant famine. Les seigneurs, dames, bourgeois, demoiselles » aultres gens de bien de ladicte ville de Lille » s'émurent de le sort, et, d'accord avec Messieurs de la Loj, il fut décidé (p,^ recevrait « lesdictes filles orphenines en ung lieu , et les masles » ung aultre. » Les premières furent placées sur la paroii Sainte-Catherine, sous la direction deCatau, d' Arras, «joc » fille à marier , de bonne vie et conversation. » Gérard Le Dn ancien échevin, fut chargé du gouvernement de la maison < dut , en présence du grand nombre de pauvres filles , àchet< dans la suite , une maison plus grande « auprès les Marth* » audict lieu de Saincte-Catherine , à un nommé Jehan y » Brunerue , » pour « lesdictes filles nourrir, entretenir et ensc » gner (1). » Les garçons devinrent les Orphelins de la Gran/
Environ deux ans après la fondation des Bonnee-Filles ^ les Saur. Grises (celles qui n'avaient pas voulu embrasser la règle ( sainte Claire), construisirent, sur le bord du canal, une maiv qui subsista jusqu'à la suppression des couvents (2). Elles em
(1) Ancien registre , Archives des Hospices. Cette fondation Ait autonsée lettres-patentes de Philippe-le-Beau , souverain des Pays-Bas, en 1498. M. ^ Hende, dans son Histoire de Lille ^ se trompe, je crois , en considérant G. Le I comme le fondateur de l'œuvre , il n'en fut que le (Hremiar directeur,
(2) Histoire de lÀUe, par Van Hende, p. 181.
gnaient» dans les demien» temps, lu liaclurey récniojre, le catécliisme, la couture, le tricot.
Orfhtlins de la Grange , dits Bleuets. — L'origine de cette maison remonte à la même époque que celle des Bonnes-Filles^ vers 1477. Suivant un manuscrit de la bibUothèque de l'église S*Pierre, tout le plat pajs ajant été désolé par les guerres , les bonnes gens forent contraints de se retirer dans les villes de l'obéissance de Marie , ducbesse de Bourgogne. « Et comme , par la mort de la » plupart des manans, il se trouva, en cette dite ville, grand » nombre de pauvres enfants orphelins, le peuple dudit Lille, »ému de compassion ,^ fit quelques retraites pour y loger et » assister de vivres, et autrement, lesdits orphelins. Les enfants » mâles furent séquestrés en certaines granges , hors la porte de »Courtrai, etc. (i). » C'est de là qu'est venu leur nom à! Enfants de la Grange, En 1499, à l'uide de prêts et de loteries, on leur construisit une maison et une vaste chapelle, au faubourg de Courtrai.
Useptemffre i529. — Par acte passé devant les Échevins de la ville
de LiUe , le 24 septembre 1529 , Jeanne Lemesre , dite Loysel ,
bourgeoise de Lille, donne aux Enfants de la Grange y une
choque de maisons , jardin et héritages, séant sur la place des
Reigneaux de cette ville , pour en jouir après le trépas de ladite
Jeanne Lemesre et de Françoise Lemesre , épouse de Robert
Delabricque , et de son fils Georges , sous la condition que si l'on
n'était d'avis , après le trépas des ci-dessus nommés^ que» les
Enfants de la Grange habitent ces maisons et y fassent construire
une chapelle, lesdites maisons retourneraient aux héritiers de
ladite Lemesre. — Par actes passés devant les Échevins de la viÛe
de Lille , les 16 décembre 1540 et 15 décembre 1559 , les héri-
( l ) Archives dea Hospices .
5,040 liyres parisÎB , à chargée , entre autres eboses : « que ladite s» Maison, Gouverneurs et Commis d'icelle, fussent tenus et » obligés , à tovjours et perpétuellement , de faire célébrer, en » ladite chapelle , trois messes par semaine , savoir : tous les » mardis , jeudis el samedis ....... que lesdits Oouver-
» neurs et Maison seraient aussi tenus de salarier honnêtement » un maître d'école j à leur discrétion, selon la diligence et- » labeur qu'il fera pour apprendre lesdits enfants (1). )»
1660, Louis de Croix, écujer, seigneur de Gourguemez, etc., fonda à perpétuité, dans cette maison, un logement et douze prébendes, pour autant de pauvres orphelins, ou, à défaut de ceux-ci, enfants de pauvres veuves, trois de Roubaix, trois de Marcq-en-BarœuI , trois de Wambrechies et trois de Fournes, âgés de 7 ans au moins et de 13 ans au plus, nés de légitime mariage et sains de corps. Le fondateur voulut qu'ils fussent vêtus de drap bleu , comme marque disfinctive de la fondation , d'oii le nom de Bleuets y que prit la Maison elle-même. Les enfants devaient être élevés dans la foi catholique et romaine ,. apprendre à lire , à écrire et à travailler dans le métier auquel ils étaient propres. A leur sortie , ils emportaient un vêtement pour les dimanches , un autre pour les jours ouvriers et 30 livres ; à leur mariage, ou à leur entrée en religion, ils avaient 50 florins. Les administrateurs reconnaissent avoir reçu, pour la fondation de Croix, 1,200 florins de rentes, au capital de 28,000 florins (2).
doit à M. le vicomte Obert , maire de Wambrechies , d'avoir relevé cette fondation en 1827. Les revenus consistant en rentes sur l'Etat , réduites au tiers consolidé , l'Administration des Hospices fut obligée de restreindre à quatre places les douze prébendes.
è) Notes sur les Bleuets, par M. Th. Leuridan, Commission historique, t. X.
Le 6 avril 1650, Jacques Imberi, çeigneur de Melle (1), foadt de prébendes pour entretenir , « aux Humanités , p deux Bleuêit (2^
Les Bleuets furent transférés kxtl Bapaumeê y en 1772 , et à l'hôpil Comtesse en 1786 ; ils sont au nombre de 56 élèves.
Ce n'étaient pas là, d'aiUeurs, les seules écoles de la ville de Lille ; nous trouvons la preuve de l'existence et de la fréquentation d'autres établissements par les enfants des familles « aumAnées, j» dans l'ordonnance de 1527, par laquelle le Magistrat supprime la mendicité. Lille comptant alors près de 40,000 habitants (3), les écoles que nous avons citées précédemment n'eussent pas su£B.
L'article 10 du statut qui centralise aux mains de « la Bourse commune des Pauvres , » les aumônes reçues dans les églises , et les legs de charité dont la destination n'était pas spécifiée, porte :
« Item. Tiendront la main les Cinq -Hommes à ce commis d< » subvenir aux pauvres à toutes leurs nécessites si avant cfp^ » les aumônes polront porter , tant les faire garrire de maladie » es membres et au corps, comme aux petits enfants, lês /i»*^<
(1) Archives des Hospices. MeUe , ferme située à Heule , chftteUenie de Go^>> Irai , affectée à rezécution de la fondation ; les descendants de Jacques paraistf^' avoir fixé à 554 florins par an le revenu de cette fondation.
(2) Lettre de fondation , Archives des Hospices. Ces deux boursierB pouvais' pousser leurs études jusques à la théologie et aller à rUniversité de Douai 00 ^ Louvain , où ils devaient porter , u jusques à l'état de prêtrise ,. » soutnae ou boc&^^ bleu , u icelles soutanes et robes doublées de blanc. . . . pour rendre assurance d ^ A viennent lesdits enfants, n
(8) Chiffre de 1556, qui fut fort réduit à la fin du XYP siècle, par VéMg'^ tion des familles dissidentes, la disette et la peste. Aujourd'hui, on compte 15 / de la population d'une commune pour connaître le nombre d'enfiants en âg0 ^ fréquenter l'école. La population scolaire de Lille, à cette époque, devait t ' ce compte, dépasser 6,000, le»' familles étant alors plus nombreuses qit**^' jourd'bui
— Ml ~
» aller à Ve^eole et apprendre mestier ou les mettre servir selon » que leur conscience enseignera (1}. )»
X preuve qu'il y avait à Lille des maîtres d'école , à cette époque , se trouve encore dans Tordre donné à ces maîtres de renvoyer leurs élèves, à cause de la peste de 1533 : « Pour éviter aux dangiers y> apparens de la peste, présentement régnant ^ qui se prent prin- » cipalement à josnes enffans, Eschevins et Conseil font comy> mandement et deffences à tous maistres d'escolle de ceste ville )> de plus tenir escoUe ne assemblée de josnes enffans j et aussi y> aux manans et habitans d'iceUe ville retirer leurdis enffans » desdittes escoUes et les tenir cojement en leurs maisons , » jusques à tant qu'on verra comment le temps se portera , à » péril de Lx s. d'amende, le tiers à raccusateur, et pugny » d'Eschevin (2). »
ai liste des maîtres et maîtresses d'école exerçant à Lille ^ en 1589, nous a été conservée. Les 23 et 24 mars, ils furent mandés pardevant Messieurs de la Loi , « en pleine Halle , pour faire et ;» prester le serment requis par le synode et lettres du placcart de » Sa Majesté, sur ce depuis ensuivies. ... (3). » Trente-deux maîtres et maîtresses prêtèrent «le serment sur le Miisele» en français , « suivant qu'il est ordonné (4). »
^xmi les écoles que posséda Lille, à diverses époques, nous dterons
(1) Archives municipales, Begistre aux Bans de P(^ee, eoU D, f* H. Vtnr Intéressant travail de M. Houdoy, p. 1 : flnttrueiUm gratiUU et ùbUgaMre^ ^uis le Xri^ siècle, Société des deiences de Lille.
(2) Archives municipales, cité par M. de la Fo«#4l^i60<|, ÀAMMire àê ki i>ciété d'Histoire de France, 1868, p. Wi.
(3) Archives municipales, Registre aux Mémoires. Les imhm él demenf es de ^^«que maître sont indiqués. M. Houdoy, p. ^5. Ce mvtM etf^mê qfaH y svait Lors om BnUre par mille haâMteads
(4) Trais maitrss séeoËsrs et ({ottrs prttrst prStëfWH le êtnimi e» k^d».
encore les suivantes dont nos Archives municipales et hosi^ ^ talières conservent la trace.
École des Grisons (1), fondée le 30 mars 1554 (2), rue du Drago pour 80 garçons et 20 filles, par Hubert Déliot, «tant en sq^:^ » privé nom. . . . que au nom et comme exécuteur, avecq aultre^ » du testament et ordonnance de dernière volunté de feu Kertr^ a Déliot, son frère. » Pierre donna 3,000 florins carolus, de vin^^ patars Flandres le carolus , et Hubert 3,400 florins du même pri^ pour être ladite somme de 6,400 florins employée « en acquisî » tion de rente héritière, au denier seize. . . . , portant, chasciB-3 » an, à la somme de 800 livres parisis, monnoje de Flandres, » vingt sols la livre. » Hubert j ajouta <( toute une chocque
» maison et héritages gisant en la rue du Dragon-, » pour
jouir à partir de la saint Jean-Baptiste 1553. L'école devait &^. tenir à toujours, «comme lieu à ce idoine et propice, et gi88L:x . » quasj au mitant de la ville de Lille, là où partant la hantise ^ » fréquentation , sera de tant plus comodieuse aux escholiers. En 1558, Hubert ajoutait « une lettre sur Guillaume Gastellain, 1 »josne, portant en principal, 1,450 livres parisis, courant ^
» denier vingt porte, tous les ans, 72 livres 10 sols » pou
les enfants de l'Ecole dominicale, •
11 j avait un ma!tre pour les garçons , et sa femme (3) devait enseigner les fllles , « se ainsj faire se peult ou aultrement à la discrétiofl
(1) Les vêtements des enfants étaient » tous d*iine couleur ,« sans doute grise?
(2) L'acte de fondation, cité par M. Houdoy, d'après le texte des Archives municipales (Registre aux Mandements), et auquel il donne la date de 1581, n'est point tout-à-fait conforme à celui des Archives du Bureau de Bienfidsanee de Lille , qui possède tous les documents relatifs à l'école Déliot. Ce dernier tezte comprend 8*7 articles.
(8) Ils prêtaient serment, (« au Siège des Povres, de eulz bien et deaeme&ft n acquitter en leur charge. ... a
» des Ministres généraux des Povres. » On apprenait « à lire , » escrîpre, compter, jecter (1) et lever. »
>e cette fondation dépendaient deux écoles: une Ecole dominicale (2), comptant 80 garçons et 20 filles , « vrais povres enfans , appren- » dans stil ou mestier, » qui pouvaient, si besoin était, continuer de la suivre pendant un an après leur apprentissage , et une Ecole journalière y recevant, au nombre de cent, <(tels povres enfans, » tant fils que filles , que bon semblera auxdicts Ministres gêné- » raulx des Povres , tant de la ville que taille dudict Lille » ou d'ailleurs, si on ne trouvait pas ce nombre. « Et lesquels povres }» enfans hanteront ladicte escbole tous les jours ouvriers, et non » point les jours de dimences et f estes , et ce tant du matin que > après-disner, aux heures ordinaires, selon la saison du temps, » et ainsy que Von faict journellement aux aultres escholes (3) }> de ceste dicte ville de Lille. » Ces enfants ne pouvaient j aller, le dimanche et les jours de fêtes , « et ce pour éviter à la grande » confusion et désordre qu'il en polroit advenir. » Us pouvaient être plus de cent , si des personnes charitables voulaient accroître la fondation et <t contenter le maistre d'eschole . »
«^nombre des élèves de V Ecole dominicale pouvait aussi s'augmenter, à la condition que « les bonnes personnes quj les désiraient » envoyer paient chacun. . . . douze patars de Flandres, à pajer » en quatre termes en l'an , pour chacun enfant. » Us recevaient
(1) Calculer avec des jetons.
(2) Cette école était ouverte les dimanches et fêtes, a saulf et réservé les trois » jours Nataulx , jour de la Procession dudict Lille, jour du Sainct-Sacrement et » tous les Saincts. >) Les leçons se donnaient le Qiatin, avant et pendant la g-rand*messe , et après-dîner, avant et pendant les Vêpres; les élèves allaient k la messe avant de v^enir à l'école. Les écoliers jouissaient d'une prébende, qu'ils •ecevaient s'ils étaient exacts, en l'église Saint-Étienne, au Salve ^ qu'ils devaient 7 entendre. Les sexes étaient séparés.
(3) Ceci indique qu'il y avait des écoles organisées , en 1558 , à Lille.
aussi une prébende, en espèce de pain ei de fromage «val » ung patar , » aux dépens de ceux qui les envoyaient. C pouvait pajer l'écolage*sans la prébende. Le maître re( . 200 livres parisis par an, payables par trimestre , « à la d . » de livrer maistresse , comme dict est. » La donation Déli 1563 augmenta son salaire de 50 livres. Il avait pour son I ment deux petites maisons, <( j contiguës et prochaines à 1( » chocque, qu'il porra bailler en louage et aultrement en ord » à son plaisir. » Une somme de 106 sols parisis, monne Flandre , lui était allouée , chaque année , « pour les réfecti( » entretenement de ladicte chocque de maisons. » Les Min des Pauvres touchaient annuellement 20 livres parisis , mo de Flandre, ils en eurent même 33 en 1563; l'un d'eux, rec de la fondation, « esleu par ses confrères et compaignon?, » 12 livres , outre sa part.
Le 30 mars 1563, Guillaume Déliot, fîls de Hubert, augmen revenus de l'école de plusieurs rentes héritières (1], pour amé le sort des écoliers qu'elle recevait (2). Cette nouvelle doi est vraiment touchante : il faut que les ^ants aient di l'hiver; on n'oublie pas les fournitures de classe non plu
(1) 1^ 200 livres par an, au rachat de 4,000 livres; ^ dé 12 éeus d'or A Couronne , du coing et forge du roi de France , par an , « au rachat de vingt douze écus; 8^ de 20 écus, au rachat de 860 écus. ... w portant, le A annuel desdictes deux dernières rentes, estimé Tescu à 87 pattars, 118 A 8 sols; >) 4^ de 6 livres 5 sols, par an, au w rachat de 100 livres, en n^aill A Croix Saint-Ândrieu, à 24 pattars la pièche. ... a 50 de 24 livres, au rac 576 livres; 6** de 150 livres, au rachat de 8,000 livres; 7® de 112 livres 11 au rachat de 2,250 livres, u demeurées au cours de six-vingts ( 120) livr^'] « au rachat de 2,400 livres, a
(2) Il semble résulter de cet acte ( Arch. du Bureau de Bien&isance), qui avait fait une nouvelle donation, le 2 novembre 1561 ; il aurait ajouté 1,600 f sans affectation spéciale.
M. Houdoy, déjà cité, donne, p. 25, un extrait des fondations de 1568d'après un manuscrit de la Bibliothèque de Lâlle , N^ 240.
les natieB pour s'agenouiller à l'égliseï l'hiver. On les habille en partie : véCeiïi^to chauds, sonHe^, « un cent de daches » pour mettre en leurs souliers, » chausses, « hupelande ou robe » de drap de Hornes, » un bonnet noir, de 20 sols, pour les garçons; «un keuvrechief,» de 6 gros, pour les filles, ainsi qu'un « escourcheul de toile bleue, y On augmente de 24 livres le salaire du receveur, de 12 celui des Ministres des Pauvres. Le maître aura une robe.de la même couleur que celle des enfants, < vaillable 12 livres parisis , » tous les deux ans ; on augmente son salaire de 50 livres et on lui donne 20 livres pour aider le receveur; son adjoint reçoit 18 livres.
MTéanmoins, il paratt qu'en 1576 les vivres étaient fort chères et que l'école avait peine à se subvenir à elle-même , car , le 6 mars , Nicolas Bave donne, dans ce but, 2,400 florins carolus, de vingt patars le carolus (1).
L«e8 Archives du Bureau de Bienfaisance conservent la série des comptes de la fondation Déliot, depuis 1635 jusqu'au dernier jour « des Sans-Culotides de la II* année de la République fran- » çaise. » On peut y voir les noms des maîtres. Diverses circonstances, le renchérissement des vivres, la réduction des rentes, firent varier , à diverses reprises , le nombre des élèves : de 1619 à 1635, 75 enfants ; — de 1637 à 1646, 65; — en 1646 et 1647, 38 et 36 ; — de 1648 à 1652, 57 ; — de 1658 à 1660, 42; — de 1660 à 1665, 36 ou 38. — En 1777, la recette n'étant que de 1,038 florins et la dépense de 1431, on décide qu'il n'y aura plus que 39 élèves; on réduisait, en même temps, les honoraires du chapelain- directeur, à 60 florins.
^^ bien fait par la famille Déliot reçut , plus tard , une juste récompense : le 1**^ octobre 1615 , les archiducs conférèrent le noblesse
\^) Archives du Bureau de BienfSusance de Lilîe.
à Hubert Déliot, seigneur de Clerfoniaine, capitame d'une toi pagnie bourgeoise de Lille. C'était un descendant des fondatem^^'
École dite de Bapaume , fondée , le 13 septembre 1605, par Gnillamik ^ deBoilIeux, dit Bapaume (1), qui, frappé des heureux résultai obtenus à VEcole des Grisons, donna « 39,000 florins carollus » de vingt pattars pièche, » pour ouvrir une école, « soubzle )> mesmes institutions et rieglement que celle par ci-devaxto. » fondée par Pierre et Hubert Déliot, pour la jeunesse j estr* » entretenue soubz les mesmes reigles et distributions que cell » establie par institution et augmentation desdicts Déliot, sai » que au regard des accoustrements, veùlt et ordonne qu'ik soie » de couleur tasné (2). )> Il donna, en outre, le même jour, toiiB^^ ses biens meubles et immeubles, dettes actives, argent, etc. (^ ^ - En 1609, les Ministres de la Bourse des Pauvres, considérant qc^a.^ la fondation ne serait d'aucun avantage pour l'instruction d^^s pauvres de la ville, <( comme y est plus que suffisamment pourvus vi » par l'érection et entretenement de VEcole dominicale etjou-wr'^ » nalièrCy establie longtemps après la fondation desdits Délio-t, » et que ne se trouve présentement quavecq difficulté enffans mm » nombre suffisant pour t accomplissement de la fondation (4) , » demandèrent aux archiducs de modifier les statuts.
On apprenait « à lire, escripre, chiffrer, jecter, et par après aprins é» )> quelque art, stil ou mestier, jusqu'à ce qu'il seront sufGsans de » gagner leur vie (5). »
(1) Bourgeois de Lille , marchand«détaiUeur de drap. (Notice en tdte de TmvMh taire des titres de la fondation. Archives des Hospices. ) | * c
(2) Archives municipales. M. Houdoj, p 26.
(4) Archives municipales, Registre aux Titres, coté A, (9 40. M, Hondoy, p* ^
(5) Idem. idem I D*i
[1 j eut, dès le c(Mnmeiicementy un maître et 16 enfanta (1).
La fondation fut augentée, le 17 août 1612, de qaatre enfants, natifs de la ville , par Jehenne de Bayière , veuve de feu Pierre Lecherf , vivant bourgeois de Lille (2j. Elle donnait 800 livres de gros, de 6 florins la livre.
I«e26 mai 1625, Jean Brabant, procureur-postulant, à Lille, fit don de tout ce qu'il délaisserait à son trépas, pour augmenter les revenus de la fondation (3). U j avait 47 enfants en 1748 (4).
^^ndant le siège de Saint-Omer, en 1638, la supérieure des Ursulines^ de cette ville , se retira à Lille , avec une partie de ses filles , et j demeura jusqu'à la fin du siège .... Trois ou quatre mois de séjour à Lille avaient suffi pour faire apprécier le mérite de ces Dames , par les familles et le clergé , qui les pressèrent d'accepter des élèves, . . . Cette maison, supprimée en septembre 1792, avait de 120 à 130 pensionnaires et 400 jeunes filles externes ^ qu'elles enseignaient gratuitement (5).
^^fhelinat de la Présentation de Notre-Dame^ fondé, le l**" mars 1646, par demoiselles Martine Degrave, Antoinette et Anne Chufiart, sœurs, pour «plusieurs pauvres et honestes filles
(1) Notice précitée. Archives des Hospices. La maison fut construite dans la ^e Saint-Étienne, vers celle des Jésuites (de THôpital-Militaire).
(2) Archives des Hospices. Ces enfants devaient, après les Grâces^ dire, ^ chascun jour de Tannée , ung De Profundis pour les âmes de mon mary defiunct ^ et de moy. >> Ils étaient habillés de drap vert-brun.
(8) Cette école fut réunie à celle des Bletêets dans l'hôpital Comtesse.
(4) Notice des Archives des Hospices.
(5) La Madeleine, à Lille, par l'abbé Bernard, Vicaire-général de Cambrai, 18*78. D'après M. Van Hende, p. 191 , en 1650 leur école était place aux Bleuets.
» orphelines lettr enseignani ce qui M de la DœtrU
» chrestienne et de leur scUutf à lire^ eseripre et travaill » d'ouvraiges manuelles , et aultrement les rendre capables moie » vivre en toute honnesteté, soit par travail et manufacture, soit » par service es bonnes et honorables maisons et familles | fiûsLXit » l'oisiveté , mère de tous les maux [1)*» Elles donnèrent trois maisons, à Lille, l'une rue Notre-Dame (de Béthune], et les deux autres rue des Pères de la Société de Jésus ( de l'Hôpital-Militaire ). Les Ministres des Pauvres administraient cette maison, qui réunie aux Stappaert^ le 11 juillet 1730, avec autorisation Magistrat.
Ecole Stappaert , ou Hôjiital Notre-Dame des S^t-rDouleuts , fondée rue du Plat, le 31 octobre 1656, par Jean Stappaert, bourgeois de Lille. Elle fiit transférée rue de la Vignette, par suite do Ici donation de son fils, en date du 10 février 1670, qui con&flLxt l'administration de la maison aux Ministres généraux des Paurx'^fi et leur cédait « tous les biens qui appartenaient à cette fondatioxi , » à charge de nourrir, à toujours, audit hôpital, à cause de ladi^ » fondation , le nombre de dix filles (2) , ou du moins autant que » lesdits biens rendront de 50 florins par an, toutes chargT^ » déduites. » Les enfants ne pouvaient être reçus avant l'âge de 8 à 9 ans , ni après celui de 14 à 15 ans. Les maîtresses (une seol^j ou aides devaient être « veuves ou filles vivant en célibat. » On enseignait à lire , écrire a et quelque métier ou art . pour pouvoir » gagner leur vie, selon la capacité desdites filles, comme aussi » à mesnagery pour les rendre capables de servir bourgeois,
(2) Archives des Hospices. Y compris la maîtressef qui avait une des dix prébendes de 50 florins v et le surplus lui sera- payé des émoluments et profits que » ledit bôpital fera des enftints et des tablièrès que lesdits Minislies -géaéfÉm j V» meltfoot/ A
»aYec la civilité et honnêteté requifles, tti^ ai knr parier, » qu'autrement. * « . »
ette fondation fut enrichie des libéralités de Madeleine de Fives (1) et d'Antoinette Bourignon, ancienne régente de la maison, par actes passés à Amsterdam, en 1670 et 1671 (2).
Ile a conservé son ancienne destination et est dirigée par les Sœurs de la Charité.
celé gratuite des Bons -Fils ^ venus d'Armentières, avec permission du Magistrat, pour faire de la draperie et tenir école, dans une maison située entre les rues du Plat et du Prez (1664) (3). Leur école était au nombre des écoles dominicales. Les Bons-Fils sont appelés Frères du tiers -ordre de S^int- François dans les comptes.
*cole de la paroisse Saint-Maurice , fondée , pour les garçons , par Jean Lenglart, chanoine de Seclin, par testament du 6 octobre 1670. On y enseignait à lire et écrire et la Doctrine chrétienne. En 1681 , elle fut transportée en une maison au Vieux-Marchéaux-Moutons.
^enis Francquet , prêtre , exécuteur- testamentaire de J. Lenglart, en était le supérieur (4). Dans son testament, du 3 décenibre 1686, il exige que l'école soit ouverte, le matinde 9 à 11 heures, et le soir de 2 à 4 heures. Il ajoute : « Le maître aura , pour ses » gages, comme j'ai, moi, 400 florins par an, sçavoir : 200 )> florins pour lui , et les autres 200 florins pour contenter ceux
(1) Histoire de Lille ^ par M. Van Hende, p. 192.
(8) Histoire de Lille, par Van Honda, p. 192. (4) Archives du Bureau de Bienfaisance de Lille.
» qui Passisteront à eDBeigner; ledit maître aura droH de choisi » ses coadjateurs... )» qui étaient des prâtrea»
École pour les Fiiles^ fondée, le 3 décembre 1686 , par Déni Francquet , prêtre , qui donna trois prébendes de quatfe Uyres d gpros chacune^ faisant ainsi 144 livres parisia ou 72 florins, Notre-Dame des Sept-Douleurs , « pour ériger une éeole de filleê » en même forme de l'école des garçons présentement établie pc » les biens de feu M. Jean Lenglart, prêtre, jadis chanoine c » Seclin ; les dames de la susdite école seront obligées d'enseig^^ » deux heures au matin et deux heures après dîner (1). »
Il y avait trois maîtresses en 1724, qui touchaient 136 florins par ai
Les comptes de ce cet établissement, qui existent encore aux Ârchir^ du Bureau de Bienfaisance de Lille , s'arrêtent au dernier jour &< Sans-Culottides, année IV de la République.
Ecole de Saint- Joseph , fondée pour les filles, rue Basse, en 168i par Jeanne Ramerj, veuve du sieur Baudouia Sturtellagheix en son vivant marchand, demeurant à Lille.
Elle donna une maison à front de la Basse-Rue , oii était déjà et < devait rester ladite école [2] , une maison située en la Orand< Chaussée , au rendage de 34 livres de gros (204 florins) par as une lettre de rente, sur la ville, de 600 florins en capital, portai 24 florins par an. La première maison « servira aussi à l'occa » pation et demeure de trois filles dévotes et craignant Dieu » sujettes à la juridiction de Messieurs du Magistrat de cette vilbj » qui seront choisies et établies à la direction de ladite école, saofl
(1) Archives du Bureau de Bienfaisance de Lille Cette école avait été eiék avant 1686 , par Denis Franc<{uet et ni. Ricourt.
(2) L'école pouvait, s'il n'y avait plus asseï de place, être tranaflirée wtt^
paroisse Saint-Étienne.
» pajer rendage y et auront pour gage 25 florins par au , et pardessus ce , seront encore choisies et établies deux autres filles » dévotes y sans demeurer en ladite maison, lesquelles y Tiendront » enseigner tous les jours à heure d'école aux gfiges aussj de » 25 florins par an qui leur seront payés, à toutes, de tràs en » trois mois , à condition qu'elles seront tenues de recevoir en » ladite école les pauvres honnêtes filles n'ayant moyen de payer » écolage, jusqu'au nombre de cent cinquante (1), non moinis » âgées que de 7 à 8 ans, » excepté le samedi, de midi à trois heures.
:i leur apprenait leur créance, le catéchisme, à lire, à écrire, gratuitement [2j. Un prêtre séculier devait « prendre le soin de » cathéchiser et endoctriner, en la foi catholique, apostolique et » romaine, lesdits enfants, tous les premiers jeudis de chaque » mois. » Il recevait 9 florins par an. Les livres, papiers, plumes » et encre nécessaires , comme aussy les images pour distribuer » à celles qui apprendront bien le catéchisme, » étaient payés sur les revenus de la fondation.
Cl devait célébrer , le jour de Saint- Joseph , en l'église des Dominicains , une messe pour le repos de l'âme de la fondatrice ; les dames avec tous les enfants y assistaient. « Item , sera distribué , » tous les ans , auxdits enfants , savoir : au Noël , à chacune , une » coquille de six liards , et le jour de Saint- Joseph , à chacune , » un pain blanc aussi de six liards , après avoir entendu la messe » ci dessus (3). »
(1) En \m et ms, il n'y avait que 86 élèves, à Noël; de même en 1*785. .rchives du Bureau de Bienfaisance de Lille.
(2) Archives du Bureau de Bienfaisance de Lille. Acte de fondation, accepté en aile, le 20 mars 1689.
(3) Archives du Bureau de Bienfaisance de Lille. La dépense de ce chef fut de ; florins pour deux ans, payés à Jacques Adam, maître boulanger. Compte de itoine Cardon , Ministre des Pauvres.
Les Ministres des Pauvres étaient chargés: de radinimstratio& et de la surveillance de cette école , dont le receveur percevait 3 ^/o sur les recettes* Ils avaient 12 florins par an, c par forme de vin, » pour se récréer entre eux. » Cette maison existait encore en
En-dehors de ces écoles , il j en avait encore d'autres fondations sur lesquelles je n'ai pu réunir que peu de renseignements.
Par testament du 29 juillet 1624, Jacquemine Dubuisson laissa le surplus de ses biens pour «les pauvres filles, en nombre de 10 » ou 12, entretenues par charité, soubz la gouverne et conduite
» de la servante de M. le Pasteur moderne de Saint-Pierre
» desquelles ledit sieur Pasteur a la surintendance (!]. » Les revenus devaient , si les pauvres filles n'étaient plus entretenues) retourner aux Ecoles dominicales , ce qui eut li^ en 1678. D^ 93 livres 15 sols parisis par an , au capital de 1,500 livres, ils avaient été réduits à 75 livres , par réduction du denier seize au denier vingt.
Le 12 octobre 1641, Antoine Dassonneville , prêtre, dboriste de Saint-Etienne, chapelain de la chapelle Notre-Dame de Loretta, laissa 2,500 livres parisis , afin de permettre aux chonM i^ Lorette , qui sortiront « au contentement du maître , » de conbnuer leurs études pendant deux ans, à raison.de 100 livres paiisis par an (2).
En 1688, je trouve encore l'École du Saint-Esprit^ rue des
(1) Archives municipales. Testament et compte rendu , en 16*79 1 V^^ Richemont , le jeune, receveur des Écoles dominicales,
(2) Archives des Hospices
R.-P. Jésuites, dans laquelle il j avait une classe à midi, « pour » les pauvres enfants apprenant métier (1). »
yoles dominicahs, — Le Magistrat résolut, en 1584, la création des Ecoles dominicales. Sept bourgeois furent chargés de les organiser ; la première s'ouvrit le 26 février. On choisit immédiatement dix maîtres, cinq maîtresses, et un chapelain chargé d'enseigner le catéchisme aux enfants. Cette école , installée dans les galeries qui surmontaient la porte du Molinel, ne reçut d'abord que les enfants des paroisses Saint-Sauveur et Saint-Maurice, « depuis l'eaige de 8 ans jusques à icelluj de 18 ans, rie sachant » leurs paternostres ) créanches, lisre et escripre. » Les personnes ayant « enffans , serviteurs et tabliers , tant fils que filles , soubz » leurs charges » devaient les envoyer à l'école , les fêtes et dimanches , à 8 heures du matin et à 1 heure après dîner , « sur » yeine de*' griesve pugnition arbitraire , à la discrétion de » Messieurs ou des commis desdites écoles (2). »
«'obligation de l'école ne semble pas avoir soulevé de protestations ,
(1) Cette classe de midi n'était pas, croyous-nous, la seule Cet usage s'est >QserYé dans notre ville, et on comptait , en 18*75, 18 écoles de garçons, devant 1,381 enfants dans 28 classes, et 85 écoles de filles, recevant 1,614 èves dans 35 classjs. Il y avait donc encore, à Lille, 53 écoles de midi, 'optant 2,995 élèves. 53 autres écoles , dans l'arrondissement , comptaient ^31 enfants, soit 11 1 cours ayant 10,526 élèves. On constatait que ce ^ffr© devait être plus considérable, si les manufacturiers avaient envoyé aux *^les tous les enfants qu'ils employaient. Il faut bien l'avouerj, les résultats ^euxis sont moins que satisfiaiisants ; en peut-il être autrement, que peut-on ^GLnder à de malheureux êtres que l'on envoie en classe à l'heure do ^^ repas? Ces pauvres enfants apportent leur gamelle et mangent; c'est à ^ près lout ce qu'ils font. Voilà une situation à laquelle il est urgent de *^éd.ier , au point de vue de la santé de ces enfants, et surtout de leur moralité.
(^) V. pièces justificatives, 2^ partie, N^ 8. Cette ordonnance, du 24 février '^4:, fut publiée à la Bretesque et dans les carrefours de la ville; il en fut publié * Semblables, le 15 juin, pour les paroisses Saint-Étienne et Sainte-Catherine, *e 10 novembre, pour celle de Saint- Pierre.
mais on chercha à l'éluder ; les parents envoyaient leurs enbots aux écoles privées, d'où ils les retiraient quelques jours après, après avoir obtenu des maîtres le certificat de présence, qfi devait, crojaient-ils, les dispenser d'obéir aux ordres du Magistrat. Cette ruse fut déjouée.
Une ordonnance, du 16 avril 1585, signifia aux maîtres et maîtresses privés , de délivrer aux commis et super-intendants de VEc(At dominicale la liste des enfants qu'ils recevraient, et de leur signaler, tous les mois, les élèves qui auraient quitté leur école) « le tout à péril de , ou faulte j auroit esdits cas , estre privés des » grâces qu'ils peuvent respectivement avoir d'apprendre enffans » en leurs escolles (1). » L'ordonnance du 28 septembre 1585 semble prouver, en efiPet, que le nombre des enfants diminuait chaque jour, car le Magistrat dut rappeler le ban du 24 février 1584 et prescrire que chaque contrevenant paierait , pour chaque enfant, la première fois, une « amende de x sols, pour la seconde » fois l'amende de xx sols , le tout au proffict de ladite Éicole » dominicale y et pour la m" fois de pugnition corporelle, à la » discrétion d'Eschevins (2). » Ces prescriptions furent mises à exécution :
Yespasien Lallemand, sergent des pauvres, avait, en 1565, par chaque dimanche, 4 sols, soit 10 livres 8 sols par an, pour constata l'absence des élèves de l* Ecole dominicale^ et «aller voir, 0° » leur maison, la raison, » et assister au Salve avec les enfanta (3]*
(1) V. pièces justificatives, 2® partie, N^ 12. Une ordonnance du 12 juillet 15^" fixait la peine à 60 sols d'amende au profit de VÉcole dominicale ^ et leanaîtnl pouvaient être v pugnis arbitrairement. )>
(2) V. pièces justificatives, 2^ partie, N^ 18. Ordonnance renouvelée en 1S88| 1590, 1592, 159^ et 1599.
(3) Compte de 1565-66. Il est curieux d'y relever les prix de certaines fyaxùr tures classiques : une rame de papier blanc, 50 sols; une pinte d'encre, 4 sols; la douzaine d'écritoires , 12 sols; quatre douzaines àe PatemostréS ^ 84 sols él 4 deniers; huit douzaines à' A BCy 58 sols; la douzaine de Scpf-i^tatiiMty M sois; la douzaine de Respons, 18 sols
y trouve aussi , dans un compte de 1601 : « A Anthoine Billet , » sergeant en la Prévosté de cette ville, pourung an de ses gaiges » et sallaires, pour soy avoir trouvé, les jours de festes et dimen- » ches , en ladicte Escolle dominicalle , affin de sgavoir quels » enffans estoient abseus d'icelle , et d'illecq soy transporté es » maisons d'iceulx enfiPans, pour les faire venir et comparoir en » ladicte escolle, et en cas de refus j procédé par main-mise etfaict » plusieurs aultres adjournements et debvoirs de justice pour le » faict d'icelle escolle, ledict an escheu le 26 juing 1601 liv. xxxvi
Dans le compte de 1602, le même sergent est porté comme ayant versé, au compte de l'école : « 7 livres 2 sols parisis, pour plusieurs » amendes esquelles diverses personnes ont esté condempnées , au » prouffîct de ladicte Escolle dominicalle , tant pour avoir esfrain » le ban et ordonnance d'Eschevins, que pour leurs enflPans avoir » esté absens de ladicte escolle , depuis le mois de septembre 1596 » jusques eir y compris le mois de juing 1602, déduction faicte de » 2 sols sur chacune amende, pour le sallaire dudict sergent (1). »
A. peine la première école dominicale était-elle ouverte, qu'était fondée celle dont nous allons parler.
Ecole dominicale du comte d'Isenghien (2), fondée, le P' mars 1584, par Philippe de Mastaing, comtesse d'Isenghien, veuve de feu «hault et puissant seigneur messire Maximilien Vilain, à son » trespas comte d'Isenghien , baron de Rassenghien , » gouverneur de cette ville. La comtesse exécutait ainsi les dernières volontés de son mari et donnait 2,100 florins carolus.
La fondation était insuffisante , et j'ai trouvé le montant des quêtes
(1) Archives du Bureau de Bienfaisance de Lille.
(2) Archives municipales, Registre aux Titres, C. F., f° 241. M. Houdoy, p. 81 Jne copie existe aux Archives du Bureau de Bienfisâsance de Lille.
( pourehats ) faites, chaque mois, de juin 1584 à juin 1585, dans les paroisses de la ville, par les bourgeois désignés à cet effet (Ij.
Nombre de personnes généreuses se plurent à venir en aide à l'œuvre: Isabeau Delattre, 18 mars 1585, deux rentes de 300 et 250 florins sur la ville de Lille ; Jacques Fasse , 23 novembre 1689, une rente de 60 florins ; la dame de Neufcourt, 23 octobre 1672, 974 florins; Isabeau Prouville , Antoinette Bourignon, Gilles de Vendeville, Jean de Conninck et tant d'autres. En 1672, il j avait vingt-sept fondations , la recette totale s'élevait alors i 15,981 Uvres.
Je crois que sous le titre général de VEeole dominicale, il faut concevoir une véritable administration des écoles de la ville, réparties entre les différents quartiers , car , dans le compte (2) de la première
(1) Simon Doby et Georges Deledeusle, à Saint-Étienne , 905 livres 9 sols 5 deniers; Jean Gastellain et Jacques Dancoisne, à Saint-Maurice, 261 Unes n sols 1 denier ; Jean Doresmieulx et Jean Maurice, à Saint-Sauveur, 94 Uvrefl 12 sols 6 deniers ; Germain Petit-Pas et Antoine Despretz , à Sainte-Catherine, 153 livres 4 sols 6 deniers ; Olivier de Roddes et Paul Dubois , à Saint-Pior^t 95 livres 6 sols 2 deniers. — Compte rendu au Magistrat par Jean Lepers, recerenf des Écoles dominicales. Archives du Bureau de Bienfaisance de Lille. PBnB* d'autres ressources affectées aux Écoles dominicales^ on tiouve : en 1585, Qérazv Philippe, joueur de rhétorique, et autres, payant 32 livres pour les écoles, •^ n seize jœulx par eulx jouez en ceste ville, par chacun jour de festes et dimancheS' * Ibid. Voir aussi M. Houdoy, p. 12. Le 5 janvier 1590, le Magistrat autorise 1* joueurs do jeux et comédies, à montrer au peuple la Passion de N.-S. J-*^** Ci en prenant de chascune personne six deniers tournois , à charge , par duasff^ rt jeu, de payer cent sols parisis , moitié au prouffit de la Bourse commune d* fl Pc uvres, et l'autre moitié, de V École dominicale. « — Brun-Layainne, Bf^^ du Nord, t. VI, p. 186.
(2) Archives municipales , Registre aux Résolutions du Magistrat, coté N" ^* f* 218 , M. Houdoy , p. 3*7 et Archives du Bureau de Bienfaisance , compte d* 21 mai 1594 au 80 juin 1595. Un des suivants nous montre qu^on avait acheté, po^ 4 livres , v des vieux papiers escripts à la main, servans à apprendre les enffi^ » de ladicte escolle. »
année, du 25 juin 1584 au 30 juin 1585, on ne voit déjà pas moins de 17 maîtres et 9 maîtresses, touchant 36 livres par an (1).
•e 13 février 1595, fut ouverte V Ecole journalière « d'enfants, tant » masles que femelles , » érigée « aux despens des biens de » VEscolle dominicalle, ... et s j le revenu de icelle n'j peult » furnir, se empruntera sur les biens du Domaine de ceste dicte » ville, jusqu'à ce que ladicte escoUe auramoïen le restituer (1). » On nomme, en plus, trois maîtres et trois maîtresses, au salaire de 60 et 50 florins par an.
►ous le nom H Ecoles dominicales on comprend aussi, crojonsnous, à dater de ce jour, les Écoles journalières. Le compte de 1613, présenté par Wallerand Caron, receveur de V Ecole dominicale , montre que, malgré les donations et les quêtes , on est en déficit de plus de 2,500 livres, à cause du « grand nombre et multitude des enfants qui fréquentent les écoles , » et parmi ceuxci, on en compte <ii douze cents, » rien que par le récolement fait au siège des Pauvres , par lequel on avait « enchargé les pères et » mères ajant à la Bourse aulmosnes , d* j envoyer leurs enfants , » à péril d'être frustrés et privés d'icelle Bourse (2). »
-•e 14 juillet 1615 (3), la ville de Lille obtient la permission de lever des impôts extraordinaires pour subvenir à diverses charges, notamment celles d'une nouvelle école dominicale, « Qultre que » depuis ce temps ( dernier agrandissement de la ville ) , auroit » esté trouvé nécessaire, pour l'instruction de la jeunesse de
(1) Archives municipales, Registre aux Résolutions du Magistrat, N^ 5, f° 218 r. Houdoy, p. 8^.
(2) Archives municipales , Compte de 1618 , Dépenses extraordinaires. '. Houdoy, p. 3^.
(3) La popuHition de Lille avait alors notablement diminué , puisqu'en 161 7 i ne comptait plus que 82,469 habitants.
» ladicte ville, j establir une escolie domintealle et joumalièrt^ » qui, par-dessus les fondations et donations y faictes, avecle » pourchas que chasque sepmaine se faict par la ville , couste à » icelle environ 500 florins par an ; pour laquelle jeunesse aussj » instruire es bonnes lettres et piété , en icelle ville esté consfcroict )» le collège des Pères de la Société de Jésus , avec pension de » 2,000 florins. ... (1) »
Les Ministres des Pauvres s'associaient aux intentions de l'Écheyinage, ils supprimaient les secours aux indigents n'envoyant pas leurs enfants à l'école ; le 15 février 1639, le Magistrat enjoint à ces Ministres de continuer à refuser tout secours, <c dans telle proportion » qu'il leur paraîtra convenir aux enfants défaillants de se trouTer » à r école. » En conséquence, une liste des enfants dont les parents étaient assistés fut remise aux intendants des écoles qui signalaient leurs absences (2). Aussi n'est-on pas étonné lorsque, le 3 avril 1656 , le Magistrat confie aux Ministres généraux des Pauvres , « la surintendance et administration de YEscolU dmi- » nicalle [S), »
(1) Archives départementales, B. 1646, {^ 11 v^.
(2) M. Houdoy, ouvr. cité, p. 88. Règlement de VÉcoU dominicale , Ardât» municipales, Registre aux Résolutions, S, f^ 1 88. Les intendants de Técole derakot faire, quatre fois par an, <« un pourchcks iVatdmosnes , par toute ceste ville , a'* n boitte fermée, et sans pouvoir cognoistre ce que chacun des manans et habit** n se Youldra eslargir de donner. »
(8) Archives du Bureau de Bienfaisance de Lille. Cette plëoe est incoanœ ^ M. Houdoy. On accordait aux Ministres des Pauvres, dont la besogne augmentaiti dix-huit lots de vin au lieu de neuf, u qu'ils souloient avoir par chacun an. * G^ qui étaient spécialement chargés des écoles étaient o exempts des logements »» » gens de guerre, quant le cas y eschera , tout ainsy et aussy avant , et nos Y^ » que ceulx estant du Magistrat de cette ville, et leur sera livré, dwt&tles hp^ » tel nombre de bois que parcidevant ils ont solu avoir. «
après le compte de 1672, les dépenses se décomposaient ainsi pour les Ecoles dominicales et journalières (1) ;
^aire des maîtres et maîtresses 8,520 livres
dont près de 2,500 pour ces dernières.
Liards distribués aux enfants, à titre d'encouragement 1,448
Vêtements, toiles, souliers, aux mêmes 1,888
CSonstruction d'une maison d'école sur le cimetière St.-Sauveur. 6,088
Dépenses diverses : achats de livres , catéchismes , abécédaires ,
papiers, images pour les enfants, et même verges 2,800
Somme payée aux sergents , i> pour avoir recherché les enfants
» qui s'absentent de ladite école. « 24
le personne qui ne veut pas être nommée fonde, en 1673 (2), dix prébendes , de 8 patars chacune , par semaine , pour dix pçiuvres garçons , âgés de moins de dix ans , fréquentant «journellement « les escoles dominicalles des paroisses Saint-Estienne et de Saint- » Saulveur,» pour «les ajder à apprendre un bon mestier, ou » bien à estudier. » Ces prébendes étaient accordées à ceux qui étaient <c des mieux instruicts en la Doctrine chrestienne et non » jureurs nj bazeteurs , » après examen , qui avait lieu chaque année à la Saint-Barthélémi. Ils en jouissaient pendant deux ans « d'apprentissaige d'un bon mestier, capable de leur faire gaigner » honnestement leur vie, qu'on leur fera apprendre à leur choix. »
(1) On voit que ces écoles journalières étaient ouvertes à la Maison-de -Ville (a), « Enfants de la Grange , à Saint-Pierre , sur le cimetière Saint-Sauveur , rue ' la Barre et aux Bons-Fils , qui , enseignant <» un grand nombre d'enfants , >> cevaient, en plus de leur gage convenu, 300 livres parisis, v par ordonnance du Siège, du n janvier 1673. « Au compte de 16*72 , ils ont aussi 6 livres ^ pour eux se récréer le jour de Saint-Nicolas de l'an 16*71. ^>
(") En no3 , l'école des filles de la Maison-de- Ville comptait 10 maîtresses, recevant chacune ' livres parisis par an. Archives du Bureau de Bienfaisance de Lille.
(2) Archives du Bureau de Bienfaisance de Lille. Le 18 septembre IB'/S , le ^^gistrat autorise les Ministres des Pauvres à accepter.
S'ils étaient capables de faire des études , ils allaient pendant trois ans au collège des P.P. Jésuites, de Lille (1).
Les comptes que possèdent les Archives du Bureau de -Bienfaisance et des Hospices de LiUe sont fort curieux à parcourir ; on y suit les diverses phases des écoles ; on les voit changer de local et quelquefois se fermer; ainsi, après la bataille de Fontenoy,la maison des Bleuets devient une ambulance. Les comptes s'airêtent au 31 décembre 1792, époque à laquelle la Révolution supprima ces écoles.
De Texamen de ces pièces il semble évidenmient ressortir toutes les écoles, Bleuets ^ Grisons ^ Bapaumcs^ dominkal^i journalières, étaient réunies sous le nom di Ecoles dominical» et administrées par les Ministres "généraux de la Bourse des Pauvres (2). Quatre d'entre eux se partageaient la surveillance de ces éjl^blissements'(3).
A la fin du XVIIP siècle, le budget scolaire, qui consistait prina-
• paiement en rentes sur la ville, quelquefois non pajées, fa*
souvent restreint. Néanmoins, je suis heureux de constater qu'en
1789, Lille possédait 13 écoles gratuites : 9 pour les garçons et
(1) Les prébendes ne pouvaient être conférées à des enfants des fondation* Déliot et Jean Picaret. Je n'ai trouvé nulle part trace de cette dernière.
(2) Voyez page 98.
(3) L'auteur de ce mémoire a été heureux de trouver, dans le tableau de n^« ses deux arrière-grands pères dans la ligne paternelle parmi les Minittt*^ généraux chargés de distribuer aux enfants pauvres du drap , du linge et «^ des souliers : A.-J.-J. de Fontaine de Resbecq , chevalier , Trésorier û* Finances , Grand-Voyer de la Généralité de Lille, et N. Van Hove.
4 pour les filles, en-dehors des nombreux couvents et écoles privées (1). Les voici :
ire ^qq\q dominicale, sur le cimetière Saint Sauveur (2). 2® Id. aux Bapaumes.
8® Id. paroisse Saint-Maurice.
4® Id. fixa Bons-Fils.
5® Id. paroisse Saint-André.
6® Id. aux Bleuets,
1® Id. aux Grisons,
8® Id. à La Madeleine (banlieue ).
9® et 10® Id. pour les filles, au-dessus de la porte de la Brasserie
de la Chapelle , rue Saint-Sauveur. — Une , rue du Plat.
11® école fondée , dite des Grisons , pour les garçons , rue des Malades
(du Dragon).
12® Id. dite de Saint Joseph, pour les filles, autrefois rue Basse.
13® Id. par Denis Francquet , id. autrefois rue Saint-
Génois.
a 1789, les ressources se répartissaient ainsi : •
Ecoles dominicales; 2,T79 liv. 4 8. 11 d.
Ecole des Grisons I.IQS 5
Ecole Saint-Joseph 1, 160 ->
École Denis Franquet 542 5 «^
5,'714 liv. 14 s. 11 d. (8)
(1) Archives du Bureau de Bienfaisance de Lille , Rapport adressé à la Cornissiondes Secours à domicile, le 19 vendémiaire an XIII, pour le ^rétablissement
» écoles.
(2) Cette école a compté, dit-on, jusqu'à 200 écoliers. (Rapport ci-dessus visé.)
(3) Ibid. A cette époque, an XIIÎ, ces rentes n'étaient plus que de 3,428 livres sou 9 deniers , dans lesquelles il y avait '750 livres de quêtes à rétablir. Le ûreau de Bienfaisance en jouissait depuis l'an V sans en acquitter les charges , les troubles ayant malheureusement fermé les écoles. -> Il en rétablit alors 8 *pour les garçons , 4 pour les filles). Les quatre maîtres avaient chacun 150 ^es et les maîtresses 120 livres. Le règlement des nouvelles écoles n'a pas ioinsde 21 articles ; les enfants y étaient reçus, de 8 à 14 ans, quatre jours par euaame, de midi et demi à deux heures, les lundi, mardi, jeudi et vendredi.
^ y enseignait à lire et à écrire, le catéchisme, l'orthographe et l'arihmétique.
Enfin, je ne dois pas oublier Véeole gratuite de desêin.
Tel est l'ensemble des fondations scolaires que la Révolution trouya à Lille et qui furent supprimées.
La Convention avait bien, le 25 décembre 1793, déclaré obligatoire Tinstruction au premier degré et édicté des peines sévères contre les délinquants ; mais elle avait fermé les anciennes écoles et n'en avait pas ouvert de nouvelles : « Les écoles dominicales, » s'écriait, le 3 thermidor an XIII (1), M, Lambert, ont été » fermées autant par la crainte que la sagesse des instituteurs » ne contrariât le vœu des dégradateurs de Tespèce humaine, » que par le défaut de moyens pécuniaires , résultant du système » désastreux du papier-monnoie. » Ce passage semble indiquer que l'organisation scolaire, préparée en 1798 par l'Administration municipale , n'avait pas eu non plus un grand succès. Il est vrai qu'on avait ainsi annoncé l'oifVerture des nouvelles écoles : « On n'y enseigne aucune religion particulière , parce que la » loi n'en reconnaît aucune et les protège toutes... (2) » Cet enseignement n'était pas du goût de nos pères, qui pensaient, avec juste raison , que l'éducation religieuse est la base de toute société.
Unselles. — Bien avant 1714, Linselles avait un maître d'école 5 outre le clerc ; cela ressort d'une lettre fort curieuse que l'abb* Platel, curé de la paroisse, écrivait, en 1727, au sujet de cett* école. On y relève les noms des maîtres : J. Delmotte, A. Duham^* J qui fut cause d'un conflit , ayant été installé sans l'avis du cur^ *
(1) Discours prononcé lors du rétablissement des Écoles dominicales , à lill Archives du Bureau de Bienfaisance de LiUe, placard imprimé, tiré à 800 ex plaires, avec le règlement des écoles.
(2) M. Houdoy, p. 41. Il devait y avoir 12 écoles de garçons et 6 de fillee.
et Demont (1). Il semble ^ même, qu'avant 1688, « il j aoroit eu » quatre maistres d'escolle, comprins celle du clercq (2). »
uette commune avait , en 1789 , deux maîtres et jautant de mai* . tresses , qui paraissent avoir réuni 120 garçons et 93 filles , auxquels ils enseignaient « à lire , écrire , orthograpier et l'arithméù tique (3). »
IiQinnie. — Dans un prône du 1®' dimanche à* octobre 1571 , on trouve : Mémoire de dire que les enfants peuvent revenir à Vécole et que Ton fasse toute diligence (4).
Un contrat de 1771 charge la V® Petit d'élever quatre enfants dont le père était prisonnier (5) .
Le 3 décembre 1785, le Bailli et les Échevins passent un contrat avec Alexis -Joseph Herreng , clerc , qui s'engage à « écoler les » enfants de ladite paroisse , qui sont à la charge de la Commu- » nauté de Lomme ; leur apprendre à lire et écrire ; leur enseigner » le catéchisme du diocèse. ... le tout comme un bon maître » d'école doit faire. » Il recevait 36 florins par an sur l'octroi (6).
liOmpret. — G.-J. Grouzet, clerc, 1750-1768.
Blarcq. — Les archives de la commune mentionnent , en 1789 , l'existence de deux écoles : la première , mixte , renfermant de 70 à 80 enfants, dirigée par le clerc, qui leur enseignait la lecture.
(1) Pièces justificatives, 2® partie, N® 16.
(2) Essai sur r histoire religieuse de la Flandre wallonne , par Th. Leuridan , p. 386.
(3) Archives municipales, Statistique dressée , en pluviôse an X, par ordre du Ministre de l'Intérieur.
(4) Registre d'église, Archives municipales et Histoire de Lomme, parM.Francq, instituteur. Cette école n'aurait-elle point été créée par le comte d'Isenghien , seigneur de Lomme , fondateur de V École dominicale , de Lille , en 1584 ?
(5) Archives municipales, Registre du Conseil échevinal.
(6) Idem. idem.
récriture et le calcul; la seconde, spéciale aux filles, comptant lire 70 élèves, qui apprenaient à lire et à écrire. ■ ^'
Marqulllien. — Mocque, clerc, 1754; H. Duchâtelet, 1784(1).
La tradition locale rapporte que l'on pouvait apprendre à lire dans 1^
sept ou huit maisons ; le clerc réunissait toutefois le plus grand m\
nombre d'enfants, qui payaient 0.25 c. par mois. ^)
Mérignie». — P.-J. Dutriez, clerc, 1766, tint école josqa'àla Révolution et dut se réfugier à l'étranger (2).
Mouehin. — P. Dailliez, idem, 1751-1789.
IVeuTllle-en-Ferraiii. — A la date de 1792, une somme dfi 80 francs est inscrite , comme traitement annuel du maître d'école, au compte des dépenses paroissiales; néanmoins, la tradition semble indiquer qu'on allait à l'école de la Mar Itère.
IVoyelles-lcz-Seelin. — M.-J. Lhermitte, clerc, 1750-1786, un
membre de sa famille lui succède.
Ostricourt. — Les sieurs Billot, Debarge et Leclerc, furent deics avant 1789 (3).
Péronne. — P. Drumez, idem, 1751-1788, remplacé par Deiée.
Phaleuipin. — En 1760, M. Thérin (Jean-Marin), anden séminariste , ouvrit une école pour les enfants des deux sexes. Il y avait eu auparavant déjà des écoles mixtes payantes (4).
Le hameau de La Neuville avait, en 1767, un maître d'école, P. Denneulin, clerc-laïque, auquel ses enfants succédèrent. B avait un salaire de 20 livres 9 sols , auquel les Échevins et Ifli Administrateurs des biens des Pauvres ajoutaient 5 patars par mois pour chaque enfant pauvre.
(1) Registre du Maisnil, mariage du 14 septembre
(2) Souvenirs locaux.
(3) Souvenirs locaux.
(4) Archives municipales.
PéreneliiM. — J.-F. Delobel, clerc, 1750-1781; J -B. Ridez, 1781-1790.
Prémesques. — L.-S. Havet, idem, 1750-1770; remplacé par une persomie du môme nom.
Ue Quesnoy. — Charles-Quint permet, le 24 octobre 1550 , aux Majeur, Échevins et habitants de Quesnoy- le- Comte, de jouir d'une maison , située dans la basse-cour de son château et devenue vacante par le décès de Jacques Lenglers. Lesdits Échevins pourront « approprier ladite maison pour y tenir l^escolle , » meismes pour j log^er les prédicateurs en temps des advens et » quaresmes [l)> »
Radinglieiii. — A. Lecomte, clerc, 1750; O. Lecomte, 1751-
Â. l'église de Roubaix était attaché un contre , chargé d'instruire la jeunesse; c'était une sorte d'écolâtre, comme il j en avait près des églises cathédrales et collégiales. Dès la première moitié du XV® siècle, Jehan Carpel exerçait ces fonctions. Le contre jouissait d'une prébende , dotée par les anciens seigneurs et confirmée par leurs successeurs. La commission seigneuriale mettait le titulaire en jouissance de la coutrerie (2), <( aux
(1) Archives départementales, B. 1625, f® 108, v®.
(2) La maison de la coutrerie était située rue de la Cure , sur un fonds appartenant à l'église. M. Leuridan , dans *son histoire si intéressante de Roubaix , tome P**, p. 164, donne la liste des coutres de cette ville, depuis le milieu du XV® siècle jusqu'à la Révolution. Durant le XV® siècle , ils sont qualifiés clercs et notaires apostoliques^ tout en étant laïcs. A partir de 1511 , date de l'entrée en fonctions de Mahieu Audent, ils sont tous prêtres et plusieurs remplissent, en même temps , quelque autre fonction , comme celle de chapelain. Le contre était payé sur les fonds de l'église, ibid., p. 211.
Je tiens à remercier ici M . Leuridan du concours si dévoué qnUl m'a toujours prêté dans le cours de ce travail.
» honneurs , dignités , prérogatives , droits , fruits ^ profits et » revenus y appartenans , à la charge de résider au bourgs rf'y » tenir école pour f instruction de la jeunesse ^ d'acquitter les )> messes et offices accoutumés et de satisfaire exactement à toutes » les charges de la fondation faite par les anciens seigneurs... (1]. »
Les Sœurs Augustines de Sainte^Elisabeth (Sceurs-Noires) dirigeaient dans leur couvent une école régulière, gratuite , où elles admettaient môme de jeunes garçons (2).
Deux Filles spirituelles tenaient école, en 1591 , dans deux maisons élevées smr les dépendances du presbytère (3).
20ymn 1620. — Don testamentaire fait à Téglise de Roubaiz, par le pasteur François Becquart, de tout un lieu-manoir acheté par lui audit Roubaix , « à charge, par ladite église, de faire entretenir une Ecole dominicale ^ depuis le premier dimanche de mars jusqu'à la Toussaint, pour apprendre les enfants pauvres, leur baillant les livres nécessaires, et, à cette fin, de donner gage suffisant au clerc de la paroisse, ou autre, que le curé, avec Messieurs de la Loi , trouveront convenir ; à charge , ei^coie, de faire célébrer , tous les ans , un obit pour le donateur , après son trépas. » Par un codicille du 19 août 1636 , ledit pasteur assigna à cette fondation, au lieu du manoir, une rente de 200 livres parisis (4).
En 1699, V Ecole dominicale était confiée au maître communal (5)*
(1) Archives municipales, B. B. 4
(2) L'hôpital Sainte-Elisaheth, fondé, en 1488, par Isabeau, dame de Rool»^ veuve de messire Jacques de Luxembourg , était confié aux Sœurs-Noir^ i 9* partageaient leur temps entre la prière , le service des vieilles femmes infinntf» V éducation de la jeunesse et le soin du temporel de la maison. Leuridan, El^oH^ de Roubaix , t. IL
(3) Déclaration du pasteur F. Prévôt. Archives municipales, G Q. 108.
(4) Archives municipales, G. G. 111.
(5) Idem. C. G. 244
aumônier de la Maison des Orphelins , nommé par le Magistrat , devait aussi instruire les enfants (1)
y avait, en outre, une Ecole communale subventionnée. Les moyens d'instruction ne semblent pas manquer en 1662; ils sont constatés par la plainte que le pasteur Jean Prus adressait sur le mauvais état des rues et chemins, qui empêchait les parents d'envoyer leurs enfants s'instruire es escholles publiques [2y. On peut même dire qu'il y avait concurrence , car , en 1674 (3), le même doyen de chrétienté expose au Magistrat que si le maître d'école s'est retiré , la faute en est aux gens de loi qui n'avaient pas empêché l'ouverture des autres écoles , ainsi qu'ils l'avaient promis. Quant à lui, il s'était empressé de faire sortir les garçons de l'école des religieuses (4).
Dès la première moitié du XVIIP siècle, on constate que le maître d'école était nommé par le Magistrat. Le 4 juillet 1741, il choisit Claude Thomas , avec une pension annuelle de 300 livres parisis et l'exemption des tailles , vingtièmes , contributions , etc. , ainsi (ju'une maison convenable pour se loger et tenir T école , « à efifect d'enseigner les enfants dudit lieu , à lire , écrire , les » instruire dans la religion catholique , apostolique et romaine , » à la condition qu'il instruira six pauvres orphelins et n'exigera » de ses autres élèves qu'une rékibution raisonnable (5).
En 1662, Louis de Croix, écuyer, seigneur de Gourguemez, à Roubaix, avait aussi fondé, en l'église de Roubaix, un catéchisme « j)ar lequel le pasteur de ce lieu , ou son commis , catéchisera ,
(1) Archives municipales , B. B 4.
(2) Sisloire de Roubaix^ par Leuridan, t. II, p. 155. Arch. mun., D. D. 11, N^ 1.
(S) Su 16*74 , la population était à peu près de 5,600 personnes ; en 1*780, elle ^tde près de 9,000 ; on la suppose aujourd'hui de 80,000.
(4) Archives municipales, G. G. 223, N® 1.
l^) Idem. B.B. 4,f0 29.
» tous les dimanches de l'an, 40 pauvres enfants, lesquels, -Routes » fois qu'ils y viendront , auront chacun un pain de un patar (Ij. » Cette fondation, supprimée lors de la Révolution, fut relevée i l'époque du Concordat.
Ces divers établissements d'instruction disparurent lors de la RéYOlution.
fiUiilly-lez-Iiannoy. — J.-B. Leuridan, clerc, 1778-1790.
fiUiInsliiii-cn-lléiantois.— P.-F. Deffrenne, clerc, 1750-1768; remplacé par P.-J. Gruson, qui exerça jusqu'en 1790.
Sautes. — J. Beaurepaire, id., 1750-1756; remplacé par L. Gmoa, auquel succède, 1757, L.-J. Beaurepaire.
Hk^elin. — En 1618, les comptes du Bureau de Bienfaisance montrent « qu'une certaine somme. ... a été pajée au maîtrt » d'école de Seclin pour l'écolage des enfants pauvres (2). » Ces » fonctions étaient remplies, en 1652, par Bartholomej. L^ maître reçoit, en 1705, 32 livres 17 sols 6 patars pour 123 mois et demi d'écolage ; il enseignait « à lire et escrire et les prvitiptt » de la Foj. » A partir de 1717, la rétribution scolaire était de 3 patars par mois, par élève.
L'école était dirigée, de 1708 à 1718, par Demonchy ; en 1724, pat ! L.-F. Desmons; en 1753, par un sieur Boulet, qui instrmsait ! aussi quelques jeunes filles, bien qu'il j eût une école spédak* Ce maître, peu satisfait de son sort, demanda au comte d'AveSAf seigneur de Seclin, «une gratification ou pension, qu'il pouKP » avoir de la Communauté dudit Seclin. » Il appuyait sa requis sur l'édit de 1724 ; mais les Ëchevins , consultés parle comte, ta rejetèrent. Deux maîtres, répondent-ils, se sont présentés d^nta que le sieur Boulet exerce, et « un hwi maître d'école y qi£
(1) Notice sur les Bleuets de LiUe^ Leuridan, Commission historique, t. X.
(2) Archives municipales.
» qu'on Fa i^ssffiam » trèê-rieàer: ma '.
» ledit supcoEn; i» jtj
in 1763, J-~r. T WiiniM i de pension pour iea,
uBs comptes ds l^I^I à Seclin , dir5g<» ^ 4 patars par nucàs psar aëLet çs.
les autres.
En 1706 , mention «at icce é'xiK ^
Collégiale, par
rr» 1
£'€BN£as fQ^a à pr黫&i siDS àr «e plaindra (1\ »
*$ Ilto«cli«80florini
; k rMribuUon éUil (U , H de 3 palain pour
école,» iaiiu«| k II
En 1778, 1783 et 17M. am Tuà figurer dans les ioi««, commit témoin, C.-A. Yasdankcrgiie, maître d*école.
Un sieur Cassart obtient Tantonsation d'ouvrir une nouvolltt ^vt,\ti , en 1786 et en 1788 la même faTeur est accorda» à un nounnù
Desobrj (4^.
En 1769, les Sœvrs de la Comfréfmiiom de saint Ffançoh 1I0 Mté/tê, de la Communauté de Takncicnnes, tiennent uim AvuUi ilii MU*» Elles recevaient, pour Técolage des «pauvre* AIIkii, » 4^) H*HVm en 1770, et 60 en 1775 (5;.
Le hameau de Martinsart avait aussi son écoU^ dim ÏWfl f 4ni^.u par le clerc de la chapelle dédiée à saint Hul^ii. l/<A-j;U^,i 4^^ enfants pauvres se payait en blé ; c'est siiAM t^^'»m ÏVI^ . ^àfl/^f <.*
(1) Archives municipales.
(2) Il se maria à Ghemy, le 26 avril i^^Vi. ItMi^nàj* 4^ umw^^i- 4' * >h
(3) Archives municipales.
(4) £n l'772, le nommé Lefifm, 4te JMmM , i^v^^ v^»'^^' w* i.'/*^/ '«" *' eng'ageait à enseigner, «. sçavoir U Wiu^èf , /i«.4'*(.vw4 . v^Uv^,^Mii'|«iv * "/^i'' métique , le cathéchisme et U bu^M^ Umèt^Hm é^ M>^ . mi l'M^è^v ^f> ^v/
(5) Ces documenU ont été reeiMrlIlk ^r jM MM ; M» < M» K i»»>; ■ i^ lf*x^'//
1681, Mathias Mallet recevait «une razière de bled [1].» En 1695, chaque élève payait 3 patars par mois (2).
Sequedin. — P.-M. Caignet, clerc avant 1752; À. Rosel jusqu'en 1760; M. Delecourt, à partir de 1760.
Templcuiars. — P.-L. Longuespée, id., 1752-1775; remplacé par A.-J. Longuespée.
TeuipleuTe. — Ch. Parmentier, maître d'école, en 1770 (3).
Tfeiuiiicries. — L.-J. Coget, clerc, 1750 ; S.-L. Coget, 1785.
ToufOers. — À. Dubar, idem, 1768.
Tourcoing* — Kn 1554, un Jésuite, le P. Bernard, fonda une école, où de pieuses filles devaient enseigner aux enfants la Doctrine chrétienne et les élever dans les bonnes mœurs ei la crainte de Dieu. On ignore ce que devint cet établissement dans la suite.
Il semble qu'il existait, avant 1614, une Ecole dominicale^ pour If* j garçons^ car le 25 août de cette même année, la ville obtint la permission de lever des impôts extraordinaires , ajant entrepris 9 entr'autres choses, la construction d'une nouvelle Halle ©^ Maison-Publique , « en laquelle nouvelle Halle l'on espère de » pouvoir colloquer PEscolle dominicale des enfans masles (4). ^
Le 12 février 1630, quatre religieuses franciscaines, des S(t^^^ ' Grises de Saint-François, à Comines, furent appelées, à 1* prière du seigneur , du pasteur et des Échevins de TourcoinfiT' Elles venaient diriger l'hospice fondé , depuis prSs de qoatï* siècles , par la comtesse Mathilde de Guines, dame.de Tourcoififi?'
(1) Un demi hectolitre environ.
(2) 18 centimes 8/4.
(8) Témoin à un mariage, le 16 octobre 16*70, à Gknech. Archives de OeneP^' (4) Archives départementales, B. 1646, P 11.
elles s'obligeaient à « bien et diligemment instruire la jeunesse » et jeunes filles , à lire, escrire , couldre et aultrement travailler » en semblables exercices , et les endoctriner en toutes sortes de » bonnes mœurs requises pour la bonne éducation (1). » Ces religieuses^ dites de Notre-Dame des Anges ^ avaientSO élèves, un mois après leur arrivée ; ce nombre augmenta rapidement et un pensionnat fut ajouté à l'externat. On n'eut qu'à se louer de leur dévouement à « enseigner assiduement la jeunesse de leur sexe , » fort nombreuse en ce lieu de Tourcoing (2). » Expulsées le 4 novembre 1792, les religieuses se dispersèrent et revinrent en 1802, avec l'habit laïque. Ce ne fut qu'en 1816 qu'elles reprirent le costume et les exercices de leur ordre.
£n 1662, les Carmes réformés obtinrent des Bailli, Ecbevins et Communauté de Tourcoing , la permission de fonder un couvent , à la condition d'apprendre aux enfants à lire et à écrire, les Humanités et la langue latine.
Ils furent remplacés par les Récollets. On possède, à partir de 1725, le registre qu'ils tenaient pour les distributions de prix ; ils furent obligés de s'enfuir en 1792.
Le 12 août 1698, Jeanne- Catherine Conrart fut autorisée, par l'évêque de Tournai , à fonder l'Ecole des Filles de Notre-Dame (3). Elle voulait que les filles pussent « estre enseignées séparément » des garçons , voyant grand nombre de filles , à cause de leur
(1) Ordonnance de l'évêque de Tournai, approuvée par lettres -patentes de Philippe IV, roi d'Espagne, le 22 janvier 1631. Le nombre des religieuses , qui ne pouvait excéder 16, fut cependant porté à 26 , en 1666.
(2) Notice biographique sur plusieurs personnes, remarquables par leur piété, originaires de Tourcoing, par le R. P. A. Pruvost, Jésuite.
(3) L'établissement fut successivement accepté par les Bailli, ou lieutenant, et Gens de Loi de Tourcoing, le 14 mars n04, et par les Guréy Bailli, Échevins et principaux habitants du lieu, le 1®"" avril 1*707. Les règlements furent approuvés par les vicaires-généraux de l'évêque, le 28 février 1*718.
» pauvreté , privées des instructions. . . . » En 1709, la nouyelle communauté fut exclusivement chargée de l'éducation des pauvres orphelines qui étaient à la charge de la ville (1). Elles étaient vêtues et nourries , de 4 ans jusqu'à 16 , moyennant 48 livres chacune (2). Le 21 janvier 1734, les religieuses adoptèrent la règle de sainte Ursule.
Tourmlsiites. — M. Delecroix, clerc, 1754-1789.
Tressin. — P. Miroux, idem, 1750-1790. ^-Dumorfcier, ipaltre d^école, 1753.
Verlingliem* — On se rappelle que le clerc tenait école pour les enfants des deux sexes, qui payaient environ 0.50 c, 0.75c. et 1 fr., selon qu'ils apprenaient à lire, — à lire et à écrire,— à lire, à écrire et à compter (3). ,
H^ahasntes. — J. Delacourt, clerc, 1750-1790.
li^ambreeliies. — L'instruction était donnée aux garçons par un vicaire, connu sous le nom de grand clerc, qui dirigeait l'école; il avait sous ses ordres un laïque , nommé petti-^lere.
n j avait aussi une école de filles, tenue par une fenmie. On se rappelle qu'une des dernières maîtresses étant devenue aveugle, sa servante , qui savait lire , faisait les questions , auxquelles les enfants répondaient, et elles étaient reprises par l'aveugle, s'il J avait lieu.
H^annchain. — M. -A. Dewingue, clerc, 1753-1766; remplacé par J.-B. Desmons.
(1) Notice biographique sur plusieurs personnes, originaàree de TowraÀHgy par le R. P. A. Pnivost, Jésuite.
(2) Cette fondation fut Tobjet de plusieurs donations de Cathex4ne Gonrari, de Jacques Lefebvre, prêtre, et de M.-A.-G. de Lanty, duchesse de Croy.
(3) Note de M. Duflos, instituteur.
Warnéton-n m. — J.-B. Morel, clerc, en 1753; son fils lui succéda (1).
Wasquelial. — P. Dujardin, idem, 1750-1769; remplacé par J.-B. Delannoy.
Wattrelos. — Le 9 octobre 1713 , Elisabeth Le Febvre, native de Dottignies, et quatre associées , fondaient une petite communauté, sous le nom de Sœurs-Régentes ou Filles dévotes , de Tordre de saint Charles Borromée , pour Tinstruction des filles pauvres. A la Révolution, la communauté se composait d'une trentaine de sœurs , qui , outre r école et Couvroir pour les pauvres , tenaient une classe payante (2).
WcrTleq. — Le 24 novembre 1729, N. Descams, prend son domicile en cette ville, <c pour exercer la charge de maître d'école y » pourveu quelque petitte rétribution. » Il est accepté par les Magistrats assemblés et le révérend Pasteur, « sous la rétribution » de 8 livres de groos Flandres par an, payable trois livres de » groos par le Magistrat impérial, une livre de gros par le » Magistrat France et 4 livres de groos par la Pauvreté de cette » ville, à charge que ledit Descams sera obligé de bien enseigner » 10 enfants orphelins de la Pauvreté, gratis et sans récompense, » qui seront dénommés par les Pauvriseurs. »
De 1732 à 1754, nous voyons aussi que la ville paie à André Fermaut, « maistre de chant , pour une année un cinquième de sa pension ,
(1) Les Registres de l'État-civil de Warnêton-Sud, nSQ-nsO, sont en Belgique.
(2) L'historique de cette fondation se trouve retracé dans un tableau actuellement encore exposé dans une des salles de l'école libre. . Il porte la date au 20 février 1T76 . En face se trouve le portrait de la fondatrice , qui fut Supérieure pendant 35 ans. Son costume est noir, bonnet et mouchoir blancs; elle a une croix d'argent sur la poitrine.
Mce à une généreuse personne, la maison a été rendue à sa destination primi- *^v«, en 1852; les Filles de l'Enfant-Jésus , de Lille, la dirigent
» en qualité de maistre d'écolle, la somme de 7 florins 4 patars^ » échéant au cinq mars. »
En 1777, Pierre Suchenot, ci-devant répétiteur à Lille, actuellemest pensionné, et résidant audit Wervicq , enseignait, avec la permission de Messieurs du Magistrat, «Tart de lire, écrire, l'arith- » métique et les langue françoise et latine (1). »
D y avait aussi, à la fin du siècle dernier, des reeordeurs , chargés d'enseigner le catéchisme et les premiers éléments de lectun, moyennant une modique rétribution (2).
lisières. — Le clerc instruisait les enfants , moyennant environ 0.50 c. par mois, chacun. L'abbaye de Saint-Vaast, d'Arras, hd donnait une maison pour indemnité des indigents (3). A«-C. Jovenel, clerc, 1754-1757; P.-J. Ghruson, idem, 1764.
l^rUlems. — J.-B. Soclet, clerc, 1750-1784.
(1) Archives municipales de Linselles, G. Q.
(2) Archives municipales. Note de M. LeduC| instituteur, à Wervioq-Sad. (8) Souvenir recueilli par M. Maillet, instituteur.
STATISTIQUE DES CONJOINTS ET DES CONJOINTES SIGNANT LEUR ACT^ DE MARIAGE DANS L* ARRONDISSEMENT DE I^ILLE,
DIOCàSBS.
Allennes-les-Marais (1) .
Annappes
AniUBullin (2)
Ânstaing
Armentières
Ascq
Attiches
Aubers
Avelin
Bachy
Baisieuz
Bauvin (3)
Beaucamps
Bersée
Bois-Grenier (4)
Bondues
Bourghelles
Bousbecques
A reporter.
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Tournai
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Tournai
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Id.
es
nso-noo.
(1) 1*780 manque.
(2) Pas d'Archives.
(3) 17*79 a été brûlé.
(4) Nouvelle commune depuis 1854 , dépendait d'Erquinghem.
COMMUNBS.
Diocksss.
Report ,
Fiers
Forest
Foumes
Frelinghien
Fretin
Fromelles
Genech
Gondecourt
Gruson (1)
Hallennes-l ez-Haubourd
Halluin
Hantaj
HauLourdin
Hellemmes (2)
Hem
Herlies
Herrin
Houplines
Houplin
lUies
La Basses
La Madeleine
Lambersart
Lannoy
La Neuville (3)
Leers
A reporter.
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•s § •BSp
ca
(IJ Registres détruits en 1*792.
(2) Id. , lors du bombardement de Lille
(8) Dépendait de Pbalempin.
GOMMUNBS.
DIOCkSBS.
Report
Le Maisnil
Lesquin
Lezennes (1)
Ligny
Lille (2)
Linselles
Lomme
Lomprez
Loos
Lys-lez-Lannoy
Marcq-en-Barœul
Marquette
Marquillies ...........
Mérignies
Moncheauz
Mons-en-Barœul (3) . . . .
Mons-en-Pévèle
Mouchin • • • •
Moulins-Lille (4)
Mouveauz
Neuville-en-Ferrain ....
Noyelles
Ostricourt
A reporter.
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(1) Les conjoints ne signèrent qu'à partir de 1*110.
(2) Paroisses Saint-André, Saint-Étienne, Saint-Maurice, La Madeleine , Si Pierre , Saint-Sauveur et Wazemmes. Les registres de Fives ont été brûlés.
(8) Dépendait de Fives.
(4) Id. de Wazemmes.
Report
Pérenchies
Péronne
Phalempin
Ptont-à-Marcq (1)
Prémesques
Provin
Quesnoy-sur-Deûle
Radinghem
Ronchin
Roncq
Roubaiz
Sailly-lez-Lannoy
Sainghin-en-Mélantois . .
Sainghin-en-Weppes . . .
Saint- André (2)
Salomé
Santés
Seclin
Sequedin
Templemars
Templeuve
Thumeries
Toufflers
Tourcoing
Tonrmignies
Tressin
A reporter.
Tournai
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Tournai Arras . .
Tournai
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(1) n51-n55, 1755-1759, 1764, 1778, 1782 manquent.
(2) Dépendait de Lille
Dioctom,
m ta
Tournai
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Id
Id
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Attbb
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Wannehain [2)
Wameton-BaB
Wasqui-hal {8)
Werwicq-Sad (i)
TOTAUX
(l)PBBd'ArchivMava (î) Lbh conjointB ne aif (3) Les regiatres msaq {i] On ne possède pal
it nsa.
Tient qu'à partir da mi.
aent juaqn'en lin. Us doivent ie registres antériours k 1119.
ARRONDISSEMENT DE VALENGIENNES.
Abseon. — Vanghelle, clerc, 1750-1790.
Avesnes-le-Slee. — J.-J. Wagon, id., 1750-1790.
Bellain^. — G. Lévêque, id., 1750-1775 ; remplacé par N. Wallerant.
Bonehaln. — Escole de la ville (garçons], existant en 1626. Le maître touchait 8 rasières de blé, prises « sur le bled de la Pau- » yreté commune , afin que ledict maistre enseigne et les bonnes » mœurs et les lettres, à douze pauvres enfants natifs de la ville. » M. Toussainct de Bretel a aussi laissé une rente de 50 florins par an , pour l'instruction de quinze autres enfants de la même ville (1 J.
Les Pénitentes de Saint-François, fondées en 1649, au nombre de vingt, tenaient une école pour les filles pauvres (2).
Ecole de filles, ouverte, le 12 novembre 1655, par Marie- Anne Romain et Marie Regibo , sous l'invocation de la Mère de Dieu
(1) Histoire de Bouchain, par F. Petit, Douai, 1659.
(2) Commiflsion historique du Nord, t. VIII, p. 29,
présentée au temple. Elles devaient enseigner douze pauvres, moyennant 6 razières de blé (1).
Brillon. — École créée en 1616 ; elle se nommait la Clergerie^
et fut dirigée par le clerc jusqu'en 1798. Elle recevait, en moyenne, 80 élèves, filles et garçons (2).
Condé-sur-Esi^aut* — École fondée en 1569 (3). j
Château -l'Abbaye. — J.-B.-J. Bacroix, clerc , 1750*1773;
remplacé par J.-B.-J. Deutrebecq.
Curg^leii. — F. Michaux, clerc et magister^ 1765-1786.
Deuain. — N.-F. Michaux, clerc, 1751 ; L. Martinache, 1760; J.-L. Martinache, 1781.
Emepcblconrt. — Th. Maréchal , id. , 1755-1774. Edii^audalii. — P. -A. Michau, id. , 1750 ; remplacé par son fils. Eiicaupont. — J.-B. Cazin, id., 1779-1787; remplacé par son fils. Famars. — A. Portier, idem, 1775-1787.
Fllnes - lez - Morta^ne. — F. Telliez, id. , 1750-1788;
J.-B. Defernez, maître d'école, 1770-1790.
Fresnes* — J. Broutin, clerc, 1765.
Hasnon. — Abrassart, clerc, 1763; Bataine, 1775.
HéleNuies. — J.-L. Varlet, id., 1756-1780; J.-F. Delerue,
maître d'école, 1785.
Her^nies. — J.-B. Blicquy, id. , 1787.
Hériii. — P. Leconte, clerc, 1756-1786.
Lecelles. — En 1750, J.-F. Tréhon avait succédé à son père, comme clerc et ma^i^^ar; il exerça jusqu'en 1765, et fut remplacé par J.-B. Château.
(1) L'école des filles paraît avoir été fondée par le pasteur Houseau. Idem.
(2) Archives municipales.
(8) Pièces justificatives, 2® partie, N** 6.
Lien-Saint- Amand. — J. Blin, clerc, 1774-1788.
Marquette. — B. Delattre , id. , 1750 - 1758 ; remplacé par J. Pruvost, qui exerçait encore en 1789.
Mastains. — J. J. Corsaux, id., 1750-1754; P. -A. Bourlet le remplace.
Maulde. — J.-B. Delval, idem, 1753-1780, auquel succède P.-J. Delval.
Morta^ne. — N. Fernig [1), dont le patriotisme, en 1792, lors de la guerre contre P Autriche et la Prusse, est demeuré célèbre, exerça les fonctions de maître d'école, de 1764 à 1793. Une vieille femme, âgée de cent ans, depuis le 25 février 1875 , se rappelle avoir fréquenté son école ; on payait 15 patars par mois. Le maître était logé et recevait quelques rasières de blé.
UlTelle. — F. Laparlier, clerc, 1763 (2).
Oimj. — N.-J. Miroux, clerc, 1776-1790.
Onualii0« — J.-B. Routard, clerc, se marie en 1750 et exerce jusqu'en 1766; J.-B. Lecomte jusqu'en 1771 ; J.-B. Canone, 1771-1790; on trouve, en outre, P. Roger, 1785, et P.-J. Woscheul , 1788 , maîtres d'école.
Préseau* — D.-J. Taquet, clerc, 1749 , exerçait encore en 1792.
Ralsmes* — Une pièce du 25 mars 178 . montre que les écoliers étaient assez nombreux ; il y avait deux maîtres, Louis Plunjcoq,
, Joseph de Quinze et une maîtresse, femme de ce dernier. Le règlement pour la tenue des écoles , placées sous la direction du clerc de la paroisse, L. Plumcoq, est rédigé par les Majeur et Échevins, « conformément aux ordres de M. le marquis de Cerna j » et selon les intentions de M. le Curé. »
(1) Les deux fils de M. Fernig furent adjoints aux adjudants -généraux sous Dumouriez. Voir leur biographie. Société d'Agriculture, Sciences et Arts de Valenciennes, 1873.
(2) Témoin d'un mariage, 18 octobre 1*768, à Château-l'Abbaye.
L'école s'ouvrait de 7 heures du matin à midi et de 2 à 6 heures, de Pâques au V septembre, et de cette époque à Pâques, de 8 heures à midi et de 1 à 4 heures. La maîtresse était chargée des enfants au-dessous de sept ans et des filles ; elle ne pouvait avoir plus de 20 élèves. Le magister Plumcoq recevait les mois d'écolage, dont il tenait un registre; son adjoint en avait un double. Lorsque l'im des maîtres s'absentait , en-dehors du service de l'église , ou était malade, on lui retenait 8 sols par séance qui étaient partagés ' entre celui ou ceux qui l'avaient l'avaient remplacé; si- ces absences étaient le fait d'un mauvais vouloir, on pouvait retenir, au maître négligent, 16 sols. Le total des écolages était partagé en trois parties égales.
Il y avait aussi des cours du soir.
Aucune autre personne ne pouvait tenir école à Raismes.
Une autre pièce, sans date, mais de la même époque (1), porte qu'il était interdit aux écoliers d'apporter du bois pour le chauffage de l'école, parce qu'ils brisaient les haies ou prenaient le boia d'autrui. Les parents devaient payer, pour le chauffage, le prix qu'exigeaient les prédécesseurs de Plumcoq.
Roitibles. — J.-J. Delhove, clerc, 1750-1790.
L'acte de décès d'un marchand ambulant, assassiné en 1771 , constate qu'il fut transporté à r école publique.
Roysin (2). — École fondée, en 1590, par Baudrj, seigneur et baron de Roysin, et M® Hubert Bourgeois, pasteur dodit Rojsin (3), pour «la jeunesse du lieu, comme des lieux circonvoisins. »
Le texte de cette fondation commence ainsi : <c Après avoir meurement
(1) Archives municipales. Elle est aussi signée par le marquis de Cemay.
(2) Village aujourd'hui situé en Belgique, près de Sebourg.
(3) Avec Tapprobation de L. de Berlajmont, archevêque de Cambrai.
» pensé et considéré qu'entre les choses que nostre Dieu nous » recommande et nature avec requiert de nous , ime des prin- » cipalles est le soing et devoir de fleschir et courber le col des » enffans , en leur jeunesse tendre , affîn de les rendre capables à » porter le joug d'iceluy , ce qui se faict par une bonne éducation » et institution diligente et assidue en la crainte et cognoissance » de sa divine majesté , l'observance de sa lo j et commandemens. »
Le maître devait être un prêtre , qui bénéficiait de la chapelle castrale de Sainte-Marguerite; il devait avoir un clerc assez instruit, » duquel aussy , sj besoing estoit, se polra servir comme d'un » soub-maistre pour Tescolle. » 11 avait, pour revenus, ceux de la chapelle Sainte -Marguerite , en l'église de Rojsin , « après le » décès de messire Laurent du Rivaige , réellement et légitime- » ment possessant d'icelle. »
Le pasteur donnait une maison et un jardin pour l'école et h; logement du maître d'école , « gisant audit Roysin , devant la ruelle qui ^e » la rue du Bois conduit à la chimentière. »
tLes manàns dudit lieu et du secour Meauraiu se sont submiz et » obligiez, se submettent et obligent de continuer, voire, si » besoing estoit , augmenter les droits et émolumens qu'on est » accoustumé de donner à img clercq , assavoir 60 livres, lesquels » aussj apartiendront audit maistre d!escolle , afin que plus » aisément il puisse furnir au traittement de cel qui luy conviendra » proYoir pour exercer l'office de clercq. »
Le prêtre chargé de l'école devait apprendre à lire et eserire aux
filles et garçons, aussi bien pauvres que riches ; seuls les pauvres
étaient reçus gratuitement , les autres payaient : ceux de
Boysin 2 patars par mois , ceux des villages voisins traitaient de
gré à gré. « Il fera le devoir que tous ses escoliers et escolières
^> sachent par cœur le catéchisme , reveu et proposé, par Mgr.
^^ Jilustrissime et Révérendissime Archevesque de Cambray , ou
^^ ^® petit du duc de Parme, lequel il fera réciter, tous les jours,
^^ï* la fin des léchons , deux prononchans à haulte voix , distinc-
ts
» tement, par période, et les autres respondans et répétant le » mesme, affîn que tous, voire mesme les plus grossiers et tardife, » puissent aprendre par cœur et retenir ledit catéchisme. »
On enseignait encore le plain- chant et quelque peu de musique, aux plus capables.
« Tous les jours , la lechon finie du soir, avant que licentier les » enfiPans, envoyra sonner la cloche pour le Salvê^ et, la clocie » finie , conduira à l'église les enfiPans , deux à deux , et fera , » chanter le Salve Regina. Il dira VOremus de la Vierge Marie, » et après un De Profundis pour les fondateurs , Ton finira par » VAve Maria (1) , autrement dit les Pardons, »
A chaque mutation, le nouveau maître d'école, qui, d'ailleurs, ne
pouvait jamais être en même temps curé, pour se consacrer
entièrement aux enfants , devait se présenter devant le Dojen de
chrétienté, « ou celuj qu'il plaira à Mgr, de Cambra j, pour faire
^ » profession de la foy , selon le formulaire du Concile de Trente (2).
Rumcsles. — F. Smette, clerc, 1750; P.-F. Porrez; 1762; J.-B. Desauw, 1771.
fl^alnt- Arnaud. — 11 avril 16 5. — Messieurs du Magistrat accordent 48 livres par an à Jean Broutin , fils de Jacques, pour enseigner aux enfants à lire et écrire , « au quartier dit de te » Croisette et aux environs de la Terre contentieuse , à condition » de ne prendre aucun sallaire pour les pauvres qui luj seront » envoyés. »
19 juin 1685. — Location, à Pierre Jouveneau, fils Jean, d'une maison pour l'école des garçons, située en la rue des Anges, moyennant 12 livres de gros par an. Les enfants apprendront à
(1) M. Caffîaux, Tancienet savant archiviste de Valenciennes , quia bien voulu prendre la peine de copier cette pièce, qui n'est qu'une simple minute, pense qu*on pourrait aussi bien lire Fave Maria?
(2) Archives municipales de Valenciennes, série G. G., section V^, N^ 48.
lire et à écrire, «et qui. y seront tous enseignés soubs divers » maîtres y au lieu que ci- devant il j avait plusieurs escoUes, à » cause que les maisons particulières des maistres n'estoient point » capables de contenir un si grand nombre d'enfifans qu'il j a aujourd'huj, ce qui apportoit quelque désordre à la jeunesse. »
}&juin 1685. — Messieurs accordent à M® Jean Paul, «pour ensei- » gner les enfiPans à lire et escrire , à la Bruyère et au voisinage , » 72 livres par an , y compris 24 livres pour le louage de sa » maison. »
12 octobre 1685. — Les actes de la fondation des Religieuses Bénédictines « seront examinés , pour reconnoistre l'obligation qu'elles » ont d'enseigner les enfans de leur sexe (1). »
16 octobre 1685. — Messieurs ajant vu « le grand nombre d'enfans » qu'il y a dans les petites escoUes, pour apprendre à lire et » escrire , et la grande nécessité des pères et des mères d*estre » assistez, qui n*ont pas les moyens de payer les maistres qui » enseignent leurs enffans , » portent le traitement annuel de « Maistre Gaspard Calcan, » de 36 à 50 florins (2).
19 novembre 1717. — Pierre Chirez, demeurant au hameau de Yauchelle , est autorisé par Messieurs du Magistrat à y ouvrir ime école pour les hameaux de la Bruyère , Yauchelle et autres de ce quartier là ; ses gages sont fixés à 30 florins , à charge d'instruire gratuitement les pauvres. On est «bien informez des vie, mœurs » et capacité du remontrant (3). »
22mor« 1738. — Marie-Joseph Kujula est autorisée à tenir école de filles , pour laquelle on lui donne « la maison oh. a résidé le maître » Tutu , son beau-père , et pour autant de temps qu'il nous » plaira (4). »
(1) Archives municipales, B. B. 4 r) Idem. id.
(^) Idem. F. F. 8.
W Idem. id.
Un étranger, né à Yalencicnnes , qui avait appris à lire, à écrire et à orthographier, à Paris, vint, au XVIII* siècle, s'établir à Saint- Amand, en qualité de maître d'école. Il avait été appelé parle Magistrat, qui lui donna, rue des Anes (1), un logement communal pour tenir l'école.
Saint-Saulve. — P.-J. Quévj, clerc, 1765 (2); P.-J. Sevrez,
Saultain. — M. Huart, id., 1774-1782; J.*F. Huart, jusqu'en
Tliiaiit* — L.-S. Dubuissez et J.-B. Bataille étaient maîtres d'école avant 1789 ; ils furent maintenus en Tan XI (3). A cette époque, les enfants payaient 8 sols pour apprendre leurs lettres, 10 pour écrire; ceux qui savaient écrire en payaient 12.
Tliun. — J.-J. Laparlier, clerc, clerc, 1777.
TrKli-JtoinC-Iiég^er. — F. Dufour, idem, 1763-1790.
Valenciennes. — Une lettre , du 6 novembre 1563 , adressée par la duchesse de Parme au Magistrat, indique le projet de<sréation d'une «escoUe publicque, par les Jésuites, à la maison des » Fratres^ en la ville de Yallenciennes, où pôvres enffans seront » enseignez gratuitement ; sur quoj vous avez encoires à vous » résouldre (4). »
Le placard du V^ septembre avait ordonné , « incontinent et utM délaj , » l'érection de bonnes écoles « où. les enflPans seront » enseignez en la forme et manière que contient l'instruction nr » ce dressée , et selon que sera advisé par ledit archevêque di
(1) Essai sur Saint-Amand , par D. Floride Gosse, prieur d^Ârrouaise. SodM des Sciences de Yalenciennes , 1865, p. 814. Cet auteur rapporte que le milln d'école , humilié du nom de sa rue , lui fit donner le nom de rue dee Angee.
(2) Son petit-fils a été longtemps instituteur de SaintrSaulve.
(3j Registre des Délibérations du Conseil municipal.
(4) Archives de Belgique, liasse 56 de la restimtion autrichienne. Itmàki religieux à Valenciennes ^ par Paillard, t. III, p. 561
» Cambray et vous, nostre Prévost-le-Conte avec ceulx de la » Loy de nostre ville (1). »
Une lettre de Maximilien de Berghes, archevêque de Cambrai, adressée à la Gouvernante, le 28 février 1564, montre combien Ton se préoccupait « que la jeunesse soit bien instruicte, » pour r extirpation « de ces sectes qui sont saillies jusques en ces pays. » Le prélat pense que le meilleur moyen serait d'avoir un collège « de la Société du nom de Jésus (2) , » et il choisit une maison dans laquelle les Standoncs (3) tenaient , en la rue Montoise (4) , dès 1504, «escolle de povres enffans» et qu'ils avaient délaissée. Cet établissement porta primitivement le nom de Collège de M^ Thomas ou de Maison des Bons -Enffans,
En 1584, fondation de V Ecole dominicale (garçons et filles), aux frais et dépens de la ville , en l'église de « la Bonne-Maison ,
(1) Archives générales de Belgique, Reg. III, f° 55. Paillard, ouvrage cité, t. m , p. 441.
(2) L'archevêque ne réussit pas de suite. Les Jésuites ne se fixèrent à Valenciennes qu'en 1582. Paillard, ouvrage cité, t. IV. Archives de Belgique, liasse 56 des papiers d'État restitués par l'Autriche, en 1862.
(3) Standoncq, originaire de Malines, et Thomas Warnet, de Cambrai, docteurs en théologie, furent chassés de France, i pour avoir presché contre le Roy (Louis XII), quy avoit deux femmes espeusé. «^ S. Leboucq, Histoire de Valenciennes. Le premier fonda à Malines , puis à Louvain , deux collèges dits des Standoncs , et le second établit une école à Valenciennes, v pour y mectre et logier n bon nombre de povres enffans de Dieu, estudians, et pour tenir escolle en forme «de pétagogue. « Lettres d'amortissement ^ juillet 1504. Paillard, dune maison en la rue Montoise. à Valenciennes servant pour « les bons enffans de Dieu n estudians <> laquelle a été placée par le magistrat de la ville sous la direction de Thomas Warnet aux w prédications et exhortacions »' de qui elle est due. Arch. dép B. 1*715 voy t. IV et Archives de Belgique, liasse 56
(4) Rue ontoise , au lieu et place de l'hôtel de Beaufort, aujourd'hui 85 rue de Mons. Cet hôtel fut acheté v au moyen des aulmosnes de plusieurs dévotes personnes ; .^ Jean Godin , Louis de le Fontaine- Wicart, sous le nom de M® Jacques de Guy se.
qu on dit de fHo»telerie (1). » Lès premiers maîtres nommés avaient 268 livres tournois de gages , et les maîtresses « deux livres de gros chacune , quj porte 264 livres tournois par an. » Un ban du Magistrat, daté du 19 septembre 1584, précis que les garçons et filles étaient séparés, et par quartiers ou ruages ; il oblige (2) tous les parents , oncles , tantes , tuteurs , maîtres , d'y envoyer leurs enfants ou domestiques, les jours de fêtes et dimanches. Ce ban constate qu'il j avait, à cette époque, d'autres écoles journalières , où Ton devait envoyer les enfants tous les jours.
Le 7 mars 1585 (3), le Magistrat approuva l'érection de la Confrérie de Saint-Grégoire, dite de la Doctrine chrétienne, afin de faire prospérer \ Ecole dominicale; cette confrérie se composait d'hommes et de femmes, qui avaient la surveillance de l'établissement (c'étaient les délégués cantonaux de l'époque). Cette confrérie reçut une bulle d'institution de l'archevêque de Cambrai, datée de Mons , le 11 mars 1585 [4].
Des fondations diverses permirent de distribuer quelque argent aux enfants pauvres. Le Magistrat consacrait annuellement 60 livres tournois à leur acheter, aux fêtes de Noël, des quéntolles. Les maîtres et maîtresses, outre leur traitement, recevaient des queunes de vin.
Cette école acquit une haute réputation et ses statuts ont servi de modèle, notamment à Graetz, en Styrie.
21 mars 1611 — Amortissement, par les archiducs Albert et Isabelle, d'une maison, en la rue Capron, à Valenciennes, donnée par Philippe Corbault, Jésuite, à sa cousine germaine
(1) Alexandre Farnèse, gouverneur des Pays-Bas, et L. de Berlaymont, archevêque de Cambrai, furent les promoteurs de cette fondation. Pièces jastificatives, 2® partie, N» 9.
(2) Trois sergents au bâton étaient chargés d'aller à domicile chercher les enfiuta absents et au besoin de les amener de force à l'école. Id. , id.
(8) Id. , id , N"» 10.
(4) Id- , id. , N^ 11. Ce document contient les bulles des Papes Pie V (6 octobre 1561) et Grégoire XIII (2 octobre 15*72) , relatives à Tinstructioii puKUque.
Charlotte Franchois , pour j tenir «une eseolle de filles, pour, » avecq aultres vertueuses et dévostes filles retirées, qu'elle » pourra choisir, y enseigner la jeunesse à lire, escripre et » aultres vertus chrestiennes , le tout pour Thonnenr de Dieu, et » sans en tirer ou prétendre aultre sallaire ou prouffict (1). » Ce don était fait à la condition que si cette maison était employée à un autre usage, elle ferait retour au Collège des Jésuites, de Valenciennes. Cette fondation semble avoir prospéré, car, le 15 mars 1613, les archiducs accordèrent à Charlotte Franchois la permission d'acquérir des biens jusqu'à concurrence de 1,500 florins de revenu annuel, « à raison du grand nombre » d'enfans qui y viennent journellement à l'escolle et que plu- » sieurs autres désireroient aussi y venir (2). »
26 avril 1654. — Arrivée de sept religieuses Drsulines, qui établissent une maison d'éducation (3).
Avril 1662. — Philippe IV permet d'acquérir des maisons, pour augmenter le couvent des Ursulinfts, de Valenciennes: « Nous » avons receu l'humble supplication des relligieuses Ursulines, » en nostre ville de Valen chiennes, contenant que s'estans, en » vertu de noz lettres-patentes d'octroj, du 9 juillet 1653, placées » en nostre dicte ville, elles y ont, depuis, vescu régulièrement » et exemplairement, et instruit, ainsy quelles font encores » journellement , gratis , quantité de filles , à lire , escrire et » aultres choses nécessaires au salut de leurs âmes et tout la » crainte de Dieu, avecq grande satisfaction du publicq, en » quo j elles ont faict grand fruit et en pourroient faire davantaige
(1) Archives départementales, B. 1642, Sf^ 34, v».
(2) Idem. B. 1643, fo 203. A la môme époque, l'école de filles, fondée, à Mons, par Charlotte De la Barre , recevait plus de 300 enfants.
Idem, fO206, v\
(3) Sur l'emplacement du N* 74 de la rue du Quesnoy. Mémoire historique sur Valenciennes , Société d'Agriculture, t. IV, p. 240.
» si elles estoient à plus de relligieuses , et que leur maison fut » agrandie pour les loger ; ce qu'estant entièrement nécessaire » à cause que le nombre des filles que les suppliantes enseignent, » tant pensionnaires qu'escolières , s'augmente de plus en plus, » elles désireroient bien achepter quelques maisons de leur voisi- » naige pour les annexer à celle qu'elles possèdent présentement. » Le roi permet d'acquérir, rue Cardon, des maisons, dans l'aoe desquelles « lesdites suppliantes seront obligées de construire » cincq escolles pour y enseigner et instruire gratis et à tout- » jours touttes les filles de nostre ville de Vallenchiennes (pU » se présenteront ausd. suppliantes, ... (1). »
^juillet 1722. — On installe V Hôpital- Général y pour y renferma les pauvres enfants des deux sexes , qui sont à la charge de la ville, tant pour leur éducation^ nourriture, entretien, que pour les y faire travailler (2).
1782. — Institution d'un cours gratuit de mathématiques (3).
En 1789, C. Grenez exerçait les fonctions de maître d'école, à
Valenciennes (4).
L'enseignement paraît avoir été assez répandu à Valenciennes, où cependant les luttes religieuses du XVP siècle furent si terrible». De 1750 à 1790 , 6,504 mariages y furent contractés , et 4,128 conjoints, ainsi que 3,129 conjointes, signèrent leur acte de mariage, soit 63.46 ®/o des premiers et 48.11 ®/o des secondes.
(1) Archives départementales, B. 16*71, î^ 18, v®
(2) Mémoire historique sur Valenciennes , ouvrage cité, t. IV, p. 254. (8) Idem. id id. p. 262 (4} Acte de décès de son fils, à Haussy ( Cambrai).
STATISTIQUE DES CONJOINTS ET DES CONJOINTES SIGNANT LEUR ACTE DE MARIAQB DANS l' ARRONDISSEMENT DE VALENGIENNES.
DIOCÈSBS.
A])6con
Anzin
Artres
Aubry
Aulnoy (1)
Avesnes-le-Sec
Bellaing
Beuvrages
Bouchain
Bousig^ies (2)
Brillon
Braai
Braille (3)
Château- l'Abbaye (4) . . .
Condé
Crespin
Gurgies . . . . i
Benain.
Douchy
A reporter,
Arras
Id. ...
Cambrai . . .
Arras
Cambrai . . .
Id. ...
Arras
Cambrai. . . .
Arras
Tournai . . .
Arras
Id. ...
Id. ...
Id. ...
Cambrai. . . .
Id. ...
Arras
Cambrai. . . .
te «a
Si ^
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(1) Pas de registres antérieurs à 1*793.
(2) Dépendait d'Hasnon.
(3) Registres détruits.
(4) 1753, l'756-n60, Hôl, n62, 1766, 1768-1770, 1771, 1772, 1779, 1781, 1782, 1789 manquent.
COMMUNBS.
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Liau-Sainl-Amand
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Id
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AlTBB
SI
MillonfoMB (5)
A TBportBT . . .
(1) On n'a qu« Ibb ragi
atresde 1155,1151, 116
l.lWB.mi-lTÏBrtl'ÏB*. ■
(2) Archives détniiles
en ISaa, par une inon
dation. ■
(3) 1186, nsi, n88,
189 manquent.
(4) Erigée en eommun
en 1193.
(&) Lbb conjointe ne ai
ncnt qu'à partit da m
(B) Dépendait d'Hosno
0(OCÈ5«,.