WILLIAM SANDERS
Institutiones Grammaticæ succinciæ ac faciles. Edin., 1701, in-8° (Bibl. Rudd.).
Sanders fut professeur de mathématiques à Saint- André, et plus.tard maître d'école à Perth. Il publia plusieurs autres ouvrages d'école. (Voir Murray, p. 276).
8° JonN HUNTER.
A New Method of teaching the Latine Tongue ; compiled in such a natural order as a child may learn that language
more speedily than by any other grammar yet extant. Kirkbride, 1711, in-8°, 104 pages (Bibl. Univ. Edin.).
L'auteur, qui était pasteur d’Ayr, souffre de voir les garçons travailler péniblement pendant cinq ans à apprendre la langue latine tandis que les filles semblent apprendre le français avec facilité. Il a donc arrangé sa erammaire en vers anglais, croyant qu’en apprenant par cœur quatre vers par jour les élèves pourront avec plaisir l’absorber dans l’espace d’une seule année. Les vers sont d’un type des plus crus et renferment de longues listes de règles et d’exceptions avec des exemples explicatifs à part. Hunter prétend s'inspirer de la Nouvelle Méthode de Port-Royal.
Son livre ne semble avoir eu aucun succès, et ce n’était que trop naturel, quoique le Conseil Municipal d’Ayr, sur les instances de l’auteur, en ordonnât un essai dans les écoles de cette ville en 1729 (Grant, Burgh Schools, p. 369).
9° Taomas WaArTr.
Grammar made easy, containing Despauter’s Grammar reformed and rendered plain and obvious to the Capacity of Youih, together with a new method of teaching Latin by ten English particles, to which is added a critical syntax. Edin., 1704, in-12 (Steven, H. Sch. of Edin., App., p. 88).
5° édition. Edin., 1742, in-8&, 68 pages, plus 24. (Mus. Brit.).
Watt reçut un privilège de dix-neuf ans à partir de 1708. IL présente les règles de Despautère réduites en quantité et avec des explications en anglais. « Ainsi, ditil, ai-je essayé de réformer la grammaire de Despautère et de la revêtir d’un habillement plus à la mode, pour la satisfaction de ceux qui, méprisant la science et l’indus-
trie de ces derniers temps, se contentent des décombres de l’antiquité. »
La « Nouvelle Méthode », annoncée dans la deuxième partie, consiste en l'emploi des particules : dj, os tfors in, with, from, by, at, on, than, ainsi montrant des variations de forme par la traduction, au lieu de le faire par des explications. Mais cet usage ne s'applique qu'aux déclinaisons; l’auteur pose aussi des règles de syntaxe comme d'ordinaire et obtient la brièveté par la prétention apparente mais absurde que tout le travail de pure mémoire dans la grammaire a déjà été accompli. L'ouvrage fut réédité à maintes reprises jusque dans le xIx° siècle.
10° THomas RUDDIMAN.
a) Rudiments of the Latin Tongue. Edin., 1714, in-8°.
Par sa combinaison de clarté et de science sûre, l’œuvre de Ruddiman, maître d’école à Laurence-Kirk, puis directeur de la Bibliothèque des Avocats à Édimbourg, fut acceptée comme la meilleure grammaire qui eût jusqu'alors paru, et garda sa suprématie jusqu’à nos jours Il y en eut plus d’une vingtaine d’éditions avant la fin du xvue siècle, et une traduction en français, par Porte, parut à Genève en 1742; une édition américaine fut publiée à Baltimore en 1855.
b) Grammaticæ Latinæ Instituliones. Edin., 1725, 2 vol. in-8°, 600 pages. (Bibl. Univ. Edin.).
Savante et d'autorité sûre. Écrite en vers hexamètres en latin. Les règles sont plus claires et plus exactes qu'auparavant, chacune étant expliquée par subdivisions et par exemples. Ces derniers sont accompagnés d’une traduction anglaise. L'ouvrage renferme beaucoup de notes érudites à l’usage des maîtres, notes que l’auteur enleva à la septième édition (1756). Une édition
fut publiée à Leipzig en 1823 (2 vol. in-8°, sous la direction de Stallbaum (Bibl. Univ. Edin.).
c) A Dissertation upon the way of teaching the Latin Language : Wherein the objections raised against M. Ruddiman’s and the such like Grammars, for their being too full and particular are answered and confuted; and the vulgar practice of teaching Latin by à Grammar writ in the same language is justified and defended. Edin., 1733, in-8°, 149 pages (Bibl. Advoc.), (publié avec les Animadversions de Love, — voir plus bas).
Ruddiman aurait mieux aimé que la grammaire de Despautère eût continué d’être la seule nationale, et il considère que les successeurs de celui-là ne doivent leur popularité qu’au désir vulgaire de nouveauté. Naturellement il ne croit pas que son propre ouvrage tombe sous le coup de cette critique. Il tâche de prouver, par comparaison avec d’autres grammaires, qu'il a choisi le juste milieu entre un volume trop chargé et un livre trop élémentaire. Il défend la coutume d’enseigner en latin, par l'argument qu’ainsi la conversation rend cette langue presque aussi facile que la langue maternelle, et il soutient qu’il y avait des savants latinistes beaucoup plus forts quand on parlait communément le latin. Les rudiments, dit-il, devraient naturellement être enseignés dans la langue maternelle, comme le seul moyen de les faire comprendre, mais pour approfondir le sujet il faut se servir de la langue latine.
11° JAMES BAYNE.
Short Introduction to the Latin Grammar. Edin., 1714, in-8° (Bibl. Rudd.).
Bayne était maître d’école à Dunfermline.
12° HuGn CRAWFoORD.
À Plain and Easy Latin Grammar. Glasgow, 1721, in-8° (Bibl. Rudd.).
Crawiord était maître à Mauchline.