‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 115 sur 196 · Glem. Âicx. Pœdag. UI, 12, t. I, p. 307, 1. 7. (Ozf · texte numérisé non relu

Glem. Âicx. Pœdag. UI, 12, t. I, p. 307, 1. 7. (Ozf

3. « On ne doit point les traiter comme des bètes de somme, puisqu'il

L'ÉGLISE ET L'ESCLAVAGE. 3i3

dans la même pensée, les mêmes textes de rÉcriture^ Saint Ambroise veut que le maître, dans Tusage de la discipline domestique, se souvienne que Tesclave est un être doué d'une âme comme lui. Il lui rappelle, comme Sénéque, son nom de père de famille, pour le porter à la douceur ; il lui rappelle, en outi*e, pour le détourner de la durelé, qu'il est esclave lui-même dans celte famille plus vaste dont Dieu est le père et veut être aussi maître, afin d'en modérer tous les pouvoirs^. Et saint Jérôme, ou un ancien auteur qui n'est pas indigne d'avoir été répandu sous son nom, invoquant cette double autorité de la religion et de la nature en faveur de la primitive égalité, ajoute pour Tinstruction des maîtres : « Quand Dieu dit à Noé : a Croissez, et que la crainte de votre « domination s'étende sur tous les animaux, » il n'y comprend pas l'homme ; et ainsi l'homme échappe à cette loi de terreur qu'on lui voudrait imposer'. »

leur est commandé d'obéir avec crainte à leurs maîtres, non-seulemenl s^iU sont bons et cléments, mais encore s'ils sont durs et méchants, comme dit saint Pierre; réquité, Tindulgence, la bonté, sont donc du devoir des maîtres. En un mot, dit-il encore, soyez tous d'un même esprit miséricordieux, aimant vos frères, etc.» (Clem. Alex. Pœdag. III, 11, 1. 1, p. 296, 1. 31.) Il cite encore textuellement saint Paul, ad Colou., dans ses Stromatei, lY, 8, t. I, p. 593, 1. 10; et au livre II, 18, du même ouvrage, les lois de TÂncien Testament pour le soulagement des animaux, pour le traitement des esclaves. (Jbid.f p. 476.)

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