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6. fl Galiia ulterior Tibaronem principem rebellionîs secuta, a Rotf mana societate discessit; a quo Iracto initio ooinia pêne Gallianim c servitia in Bagaudam conspiravere. • (Prosp. Tyro, Chron, (ann. 455), ap. Script, ver. franc,, t. I, p. 639; cf. Marius Victor, rhéteur marseillais, ap, Poetœ lot. mitior.f t. H, p. 168.)
7. Saint Paulin, cité par Fauriel, Hisi. de la Gauie méridionaUy t. I. p. 130.
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général, qu'une loi de Léon et d'Anthémius défendit d'à* voir, soit aux champs, soit à la ville, des esclaves armés; comme si l'on était toujours au milieu d'un complot, à la veille d'un soulévement^ C*cst qu'en effet ces révoltes ont toujours été dans la nature de l'esclavage, et les mouvements que favorisait l'invasion des barbares parmi les esclaves de Rome se produisaient aussi parmi les leurs. A côlë des antiques Sindi, dont Hérodote avait flétri Tori* gine, et que dix siècles d'indépendance n^avaient point réhabilités aux yeux de l'histoire*, on Irouve les Limigan* tes, autres esclaves révoltés, qui, à l'époque de Constan* tin, chassèrent les Sarmates, leurs maîtres, et qui, dans leur lutte contre Constance, montrèrent tant de courage et de fierté'.
Si la brutalité des maîtres fut souvent cause de ces révoltes, il y avait bien d'autres excès de pouvoir qui ne venaient pas seulement, comme par accident, troubler la vie des esclaves et en aggraver la misère, mais qui constituaient pour eux un état permanent ; je parle de ceux que Ton destinait aux spectacles publics. C eiait, on l'a vu, pour les princes comme pour les particuliers, un des plus sûrs moyens de gagner la foule; c'est un de leurs titres
1 . « Omnibus per civilates et agros hal)endi buccellarios, vel Isauros, • armatosque servos licentiam volumus esse praeclusam. » (L. 10 (468), • i., IX, xn, Ad legem Jul. de vL) La même crainte se révèle dans cette lui qui interdit aux esclaves le costume des barbares, I. 4 (416), G. Th., XIV, X, De habitu, etc. — Il y avait des jours dans Tannée où le tonnerre présageait des révoltes d'esclaves. (Lydus, De oiUntis, xxxiv, n^ 7, !•» et 35, p. 322, éd. Bekker.)
3. • Sindi ignobiles, post heriles in Asia casus, conjugtis potiti doit minorum et rébus. • (Amm. Marc., XXIC, 8, p. 316. Cf. Uerod., IV, 1.4.)
5. Amm. Marc, XYH. 15, p. 170-18?. Cf. Euseb. Vit. ComlanUni, V,6,
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dans l'histoire ^ ; ce fut, depuis Pline le Jeune, un des sujets ordinaires du panégyrique'. Eumenius montrait, à la louange de Constantin, cette muUitude de prisonniers trop peu sûrs pour être faits soldats, trop fiers pour rester esclaves, qu'il livra aux bétes de Tarène, jusqu'à lasser leur férocité*. C'était peu que de tuer les ennemis, si Von ne faisait servir leur massacre à la pompe du spectacle et aux plaisirs du peuple (plaisirs qu'ils abrégeaient en courant au-devant de la mort) : un panégyriste le disait encore à la gloire de Constantin, l'année où il préparait, par la ruine du pouvoir de Maxence, le triomphe du christianisme^.
Les apologistes de la foi n'avaient point tenu ce langage ; et, tandis que ces voix profanes nourrissaient par l'éloge l'instinct de la cruauté dans l'âme du prince, les Pères du concile de Nicée lui faisaient entendre d'autres
1. Yoy. Dion. Cass., LXYI, 25, p. 1097-1098, sur Titus; et d autres textes, sur divers princes, au t. Il, p. 131.
2. Pline, Paneg, xxxni, 1, cité au t. H, p. 354. Saint Jérôme s'étrie, répudiant ces funestes coutumes : « Ilabeat sibi Roma suos tumultu:», « arena sœviat, circus insaniat, thealra luxurient. > (£p. xlt, ad Marcellam, t. iV, P. u, p. 553.)
3. « Pubères qui in manus venerunt, quorum nec perfîdia erat apta • militisB, nec ferocia servituti, ad pœnas spectaculo dati, ssTÎentes a bestias multitudine sua fatigarunt. » (Eumen., Pan, CotuianUni (ann. 310), 12.)
4. Rien de plus bassement féroce que ces passages, rien qui témoigne plus hautement de la lâcheté du Romain et de Tintrépidilé du barbais : < Quid hoc triumpho pulchriusT... quod csedibus hostium uUtur eliam R ad nostram omnium voluptatem, et pompam munerum de reliquiis f barbarie» cladis exaggerat. Tantam captivorum multitudinem bè-tiis « objicit, ut ingrati et perfidi non minus doloris ex ludibrio sui, quam f ex ipsa morte patiantur. Inde est, quod quum exitum differre Uceat, « perire festinaiit, seseque letalibus vulnerlbus et noortibus ofTerunt. » (Incerti Paneg. Constant. Aug. (ann. 313), 23.) Cf. Kutrop., But, rom. brmar., X, 3, sur le» rois des Alamans et des Francs jetés aux bêles par Constantin, vers ce temps^là.
leçons. C'est à leur influence que Ton attribue cette loi qui abolit les combats de Tamphithéâtre, même comme peine des condamnés, et y substitue le travail des mines» « afin d'expier leur crime sans répandre le sang^ » Mais cette loi ne fut guère appliquée que par les magistrats aux coupables, et les combats continuèrent. Libanius se vante d*avoir refusé d'assister à des jeux que son oncle maternel donnait» dans sa jeunesse, à Antioche (vers 329), « des jeux, dit-il, où l'on voyait vaincre ou mourir des hommes qu'on eût pu croire disciples des trois cents aux Thcrmopyles*.» Constance, en interdisant aux soldats et aux palatins d y figurer, en maintenait l'usage parmi les gladiateurs de profession'; et la loi de Yalentinien, qui ordonne de n'y point condamner les chrétiens S témoigne par cette exception que les défenses de Constantin étaient oubliées, même dans les tribunaux.
Il en fut de même à l'époque de Théodose. Le combat de
1 . « Cruenta spectacula in otio civili et domestica quiète non pla- « cent : quapropter qui omnino gladiatores esse prohibemus, eos qui » forte, delictonim causa, banc condicionem atque sententiam mereri « consueverant, métallo magis faciès inservire, ut sine sanguine suo- « rum scelerum pœnas agnoscant. » (L. 1 (kal. Octohr,, 525), G. Th., XV, in, De gladiaîoribus.) Cf. les auteurs de TUistoire ecclésiastique, Socrate, I, 14, Sozoraéne, I, 8, et Godefroi, dans son commentaire. Cette raison si humaine nVst pas dans les habitudes de Constantin.
S. Liban. De vUa tua, t. II, p. 3, b, édit. Morel., ou p. 6, Reiske. Il en reparle ailleurs pour répudier, au nom de la Grèce, cette barbarie toute romaine. {Légat, ad Jtdian. ibid., p. i56, c.)
5. L. 5 (557), G. Th., XV, xn. De gladietoribut. Ju^te-Lipse (Sal. I, 12) reproche à tort à Constance d*aYoir pris plaisir lui-même à ces jeux, en s*appuyantdu témoignage d'Âmmien Marcellin (XIY, 7, p. 50-51). Il n'est question, dans ce passage, que du Gésar Gallus et de combats de lutteurs armés de cestes {pugilum).
4. c Quicunque christianus sit, in quolibet crimine deprehensus, ludo « non adjudicetur. » (L. 8 (565), G. Th., IX, il. De pcmU.) Dans la loi 11, il étend ce privilège aux palatins, c'est-à-dire, sans doute, à ceux mêmes qufn'élaienl pas chrétiens.
gladiateurs dont parle saint Augustin à l'occasioD d'Alypius dut se donner à Rome, en 385*. Symmaque, préfet de la ville, fait souvent allusion à ces jeux dont il eut la police. Il en avait donné de tous genres pendant son cousulat (en 391) % et il tenait encore en réserve, pour la questure de son jeune fils (en 392) *, une troupe nombreuse de Saxons : mais, le jour du combat, ils s*(>tranglèrent de leurs seules mains (fractas sine laqueo fauces)^ sans plus d^égards pour Tamusement du peuple et pour la popularité du petit questeur ; le père se résigne en invoquant Socrate et la philosophie, et en faisant demander au prince de lui donner en échange des combattants moins féroces, des lions d'Afrique*. Rien donc n'avait change. Théodose, qui défendit que Ton forçât personne à prendre la charge de célébrer certains jeux*, n'empêchait pas qu'on