Ibid. IV, I
3. Ibid, I, TU, 31 ; ix, 20; xui, 3, et en maint autre passage.
4 PiM. I,xiix, 60; III, xx, 8; III, xxvi, 2i-24, et IV, i, S-i2 : « Comment ! je suis esclaye, moi dont le père et la mère étaient libres, et qui n*ai jamais été acheté ! Mais, de plus, je suis sénateur et favori de César ; j*ai été consul, et je possède un grand nombre d*esclaves. — D*abord, ô excellent sénateur ! lui répondrai-je , peut-être que ton père, ta mère, ton aïeul et tous tes ancêtres ont porté le même joug que toi ; mais quand bien même ils auraient été libres, qu'est-ce que cela a de commun avec toi ? »
38 LIVRE m. CHAPITRE I.
au philosophe quelque autre preuve de servilité, il la trouverait dans l'agitation, le trouble et la misère que ce prétendu libre éprouve dans son indépendance^; mais ces puissances toutes morales qui le dominent le ramènent à l'autre forme de la servitude : esclave de ses besoins, il deviendra l'esclave des autres hommes, de tous ceux qui ont le pouvoir de lui accorder ou de lui refuser quelque chose* ; au moins l'esclave de César : car il l'avoue pour maître. C'est le maître de tous. — Mais que lui fait la condition des autres? Il est esclave dans une grande maison, rien de plus' : et que de fois il devra flatter encore les vrais esclaves du logis, les esclaves des empereurs, les esclaves de tous ceux qui peuvent le conduire à ces dignités pour lesquelles il est prél a se vendre lui-même^.
Nous avions vu d'abord où était la vraie liberté, voilà maintenant l'esclavage véritable. C'est assez dire que l'affranchissement légal ne sufGt pas pour en tirer, a Le
i. « L*homme libre est celui qui vit comme il lui plait. Personne ne veut vivre dans le péché, dans Terreur, dans la crainte, etc. Or tel est Pétat du méchant ; donc le méchant n'est pas libre. » Et plus bas : a La liberté est quelque chose de grand prix ... Un homme en possession d*un bien aussi grand ne peut être misérable. Donc si Ton voit un homme malheureux, c'est qu'il n'est pas libre. Ne recherche pas quels sont ses aïeuls ou bisaïeuls, s'il a été acheté ou vendu. Si tu lui entends dire du fond de l'âme : tllélas! Seigneur! » dis qu'il est esclave, quand on porterait douze faisceaux devant lui : c'est un esclave revÀu de la pourpre, i {Dhs, IV, i, 1-6 et 55-58.)