‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 5)Chapitre 125 sur 201 · Tatian. Adv, Grœros, § 23, p · texte numérisé non relu

Tatian. Adv, Grœros, § 23, p

chair des bêtes de l'arène, toute pénétrée de la substance de riiomme qu'elles avaient dévorée

Les âmes des esclaves n'étaient pas moins chères à l'Église que leur vie : elle condamnait donc le théâtre avec l'amphitéâtre ; c'était, sous l'Empire, un foyer de corruption où l'acteur vivait dans l'habitude de tous les vices, pour en communiquer, par la contagion de ses paroles et de ses gestes, tout le venin aux âmes des spectateurs*. A ces autres accusations dont les païens voulaient salir nos mystères, les apologistes pouvaient opposer encore les lois de l'Église qui détournaient le regard des fidèles de ces représentations impures, leur interdisant l'entrée même de ces lieux'; et Tertullien repoussait encore, au nom des chrétiens, toute participation aux souillui*es ou aux crimes de ces réunions profanes ^. Déjà pourtant, aux approches des fêtes séculaires qui, à l'imitation de Rome,

1 « Item illi qui munere in arena noxiorum jugalatorum

« sanguinem recentem de jiigulo decurrentem exceptum avida siti, c comitiali morbo medentes, auferunt, ubi sunt? Item illi qui de « arena ferinis obsoniis cœnant? qui de apro, qui de cervo petunt?. . . « Ipsoram ursorum alvei appetuntur, cruditantes adhuc de visceribus c liumanis. Ructatur proinde ab homine caro pasta de homine. Hoc qui « editis, quantum abestis a convivîis Christianorum ! » (Tertuli. ApoL adv. gent. 9, p. 10, a.) Voy. les textes d^auteurs païens, cités au volume précédent.

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