‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 5)Chapitre 135 sur 201 · Aug. in pt. cxxviii, § 6, t. lY, p. 2067, c, d · texte numérisé non relu

Aug. in pt. cxxviii, § 6, t. lY, p. 2067, c, d

hypocrisie ; et, en même temps qu'elle faisait un devoir de tirer d'esclavage ' les débiteurs, elle repoussait les offrandes de ceux qui remplissaient les prisons de tant d'innocents ^ Elle l'attaque dans ses formes les plus adoucies; et, pour en détourner, elle invoque l'autorité de TAncien et du Nouveau Testament. La loi de Moîsc« qui détend le prêt à intérêts enlre les Hébreux, s'appliquait directement aux Chrétiens, héritiers des Juifs dans Tordre de la grâce; elle s'appliquait et devra s'appliquer toujours h tous les prêts faits à l'indigence. Saint Augustin veut non seulement qu'on n'exige pas d'intérêts, mais aussi qu'on ne presse pas trop le débiteur sur le remboursement pur et simple de la dette, de peur de le pousser, par cette exigence, à des emprunts ruineux, et de se faire ainsi comme le pourvoyeur et le complice de l'usurier*. Les évoques accomplissaient les premiers ces préceptes qu*ils donnaient aux fidèles; et les débiteurs étaient toujours sûrs de trouver auprès d'eux un intermédiaire et un appui. Saint Augustin empruntait lui-même, pour libérer un serviteur qui s'était réfugié dans son Église; et, pressé à son tour par les réclamations des créanciers, il écrit à ses fidèles pour qu'ils dégagent leur évêque de ces mains avides '.

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