CHAPITRE Vil. du prix des esclaves, p
I. Vies à l'encan de Lucien , p. 198 ; induction qu'on en peut tirer sur le prix des esclaves, p. 199. Texte de Xénophon et son application au temps de Socrate, p. 200. Prix de diverses sortes d'esclaves : 1" esclaves de travail, prix proportionnel à leur produit, p. 201 ;
esclaves des mines : discussion des textes de Xéiiophon et de Démosthène, ihid,; esclaves des champs, p. 207; esclaves de métiers : examen des textes de Démosthène et d'Eschine, p. 208; 2° esclaves domestiques : prix divers selon Tcmploi , p. a 1 1 ; 3" esclaves de plaisir et de luxe, p. 21a.
if. Comparaison des prix moyens trouvés, aux prix de la*rançon des prisonniers, en divers temps, p. 21 A; aux données d'un papyrus égyptien , p. 2 1 5 ; aux nombres fournis par les inscriptions , p. 216. Résumé et conclusion, p. 218.
CHAPITRE VIII. DU NOMBRE DES ESCLAVES EN GRÈCE ET PARTICULIÈRE- MENT EN ATTIQDE , p. 220-287.
Importance de la question de nombre dans l'histoire de Tesclavage , pris en lui-même et dans ses rapports avec la société tout entière, p. 220.
ï. Recensement de Démétrius de Phalère rapporté par Athénée.
I. Discussion de M. Letronne, p. 22 1. Il entend le nombre donné pour les esclaves comme s*appliquant aux esclaves des mines et le rejette, p. 222; il y oppose un nombre différent induit de Xénophon, p. s 2 3. — Preuve que le nombre d'Athénée est général, ihid.; que le nombre Xénopbon est particulier et chimérique , p. 226.
II. Nouvel examen des textes et des faits qui peuvent infirmer l'autorité d'Athénée, p. 23i ; texte de Thucydide sur les esdaves de Chio comparés à ceux de Sparte, ibid. Nombre des esclaves de Sparte, i6id. Évaluation du nombre probable des esclaves de Chio, ibid. C'est la plus haute limite où puisse atteindre la popidation servile de TAttique, p. 233. — Elle ne dut pas s'en éloigner beaucoup.
II. Preuve cherchée dans les textes relatifs aux sections diverses de l'esclavage en Attique, p. 234.
I. Service domestique : esclaves assez nombreux chez les riches, mais dans des limites modérées , et pourquoi , p. 234 ; nombre ordinaire dans la classe moyenne, p. 237; usage habituel des femmes dans la domesticité, p. 239; des esclaves de louage : examen des textes qui semblent impliquer i absence d'esclaves domestiques,
p. 34o. Généralité de Tesciavage dans les familles, p. 2 43 ; nombre approximatif de cette classe de serviteurs, p. 245.
II. Esclaves de travail, p. 246. Leur nombre approximatif dans les travaux de Tagricullure et des mines, p. 247; dans les brancbes diverses de Tindustrie, p. 249; si les esclaves de louage doivent le faire réduire beaucoup, p. 25o.
III. Somme totale des hommes de travail, p. 262; évaluation du nombre des femmes et des enfants, p. 253. Récapitulation , p. 2 54.
III. Discussion des objections faites à tout nombre d'esclaves qui dépasse 100,000.
I. S'il était impossible de garder cette population contre Tennemi , p. 2 55; conduite de Tennemi à Tégard des esclaves, p. 2 56; conduite, des Athéniens envers leurs serviteurs, p. 257. Xénopbon conseille d'augmenter le nombre des esclaves , comme une ressource contre Tennemi, p. 2 58.
II. Si TAttique pouvait les nourrir, p. 259. 1* Quantité de blé consommée par tête, selon M. Bœckh, p. 259; selon M. Letronne, p. 260 ', comparée aux données de la statistique de la France, ibid.; évaluation de la quantité nécessaire à TAttique , p. 26 1 • 2" Y pouvaitelle suffire ? Conclusions contraires de M. Bœckh et de M. Letronne, ibid. Examen des faits : blé importé en Attique : appréciation des textes de Démosthène sur ce sujet, p. 262. Blé que FAttique devrait produire , p. 26^ : T Attique comparée , pour Tétendue et les produits , aux nombres donnés par Démosthène pour la terre de Phénippe, p. 266.
III. Examen des termes de cette proportion : 1* Étendue de T Attique : vice des anciennes cartes et, par suite, des calculs de MM. Bœckh et Letronne, p. 267. Carte postérieure à Texpédition de Morée, p. 268. Nouvelle évaluation de la surface de TAttique et des îles qui en dépendent, ibid, — 2° Etendue de la terre de Phénippe selon Démosthène : évaluations contradictoires de M. Bœckh et de M. Letronne, p. 271. Dans quels sens il faut l'entendre, p. 272; et dans quels termes poser la proportion, p. 275. — 3° Contrôle du nombre qui en résulte par les données de la statistique de la France , p. 276. Limite inférieure que ces analogies imposent à la somme totale de la population, p. 279.
IV. Réfutation des autres nombres donnés par Athénée sur Égine , sur Corinthc, p. 280; population ser^ile des principales républiques ou colonies de la Grèce, p. 283; si les Locriens et les Pbocidiens n'eurent point d'esclaves avant le temps de Philippe, p. 284. Idée générde qu on peut se faire des rapports de nombre des esclaves et des hommes libres chez les peuples aristocratiques ef dans les villes industrielles, p. 286.
CHAPITRE IX. DE LA CONDITION DES ESCLAVES DANS LA FAMILLE ET DANS LȃTAT, p. 287-337.
Si Thumanité veut qu on maintienne l'esclavage pour le plus grand bien des classes inférieures, p. 287.
I. Principe suprême de Tétat des esclaves et influences qui s'en étendent à toutes les phases de leur vie, p. 288. Esclave né dans la maison , esclave acheté : travail , nourriture , vêtement au gré du maître, p. 290; ni mariage, ni famille, ni propriété, i6ic/. Tolérances de la coutume à cet égard : espèce de mariage, p. 291 ; espèce de propriété, p^cu/^^ p. 293. Gomment ii se formait, i5iW.; comment il s'en allait, p. 296. Autres contrastes de la condition des esclaves: séparés des citoyens par la loi, rapprochés par la licence, p. 297; exclus de certaines fêtes, appelés à d'autres, p. 299; admis aux honneurs du tombeau, p. 3oi.
IL Distance plus grande entre le maître et l'esclave, p. 3oi.
I. Gomment elle se franchit désormais, p. 3o2. Les esclaves dans la comédie d'Aristophane, ihid. Dans la Nouvelle Comédie: à quel titre et dans quelle mesure Plaute et Térence peuvent remplacer ici les originaux qui sont perdus, p. 3o4; les rapports de l'esclave et du maître y sont surtout imités de la Grèce , p. 3o5 ; preuve dans les orateurs et dans l'histoire, p. 3o8.
II. Vraie condition de l'esclave malgré ces licences : esclave domestique, esclave d'atelier, esclave de labour, p. 309. — Moyens de discipline : arbitraire dans la répartition du travail , p. 3 11 ; arbitraire dans le châtiment, p. 3 12. — Mais aussi droit d'asile, ihid. Extension du privilège, p. 3i3. Comment les maîtres l'éludaient, p. 3i4. Institutions protectrices d'Athènes: elle défend
l'esclave contre les violences, p. 3iA, contre les rtiauvais traitements, p. 3i5.
III. Danger de la rigueur : Réaction de lesclavagc: fuites et révoltes, p. 3 16. Moyens pour les prévenir, ibid. , souvent impuissants p. 3 18. Exemples de fuite à Décélie , de révolte à Sunium, à Chio, p. 319. Drimacus, ibid. Fin de Chio, p. 32 1.
IV. L'humanité était la meilleure politique : les philosophes en donnaient le conseil, p. 32 2 ; les orateurs en disaient la raison, p. 323. Preuve qu'il n'y en avait guère d'autre : l'esclave devant les tribunaux : interrogé comme témoin par la torture, p. 32 4. Unanimité des orateurs pour vanter ce moyen de procédure, ibid. Lysias, Antiphon , ibid.; Isocrate, Isée , p. 325 ; Démosthène, p. 326 ; Lycurgue, p. 327. Le moyen mis en scène par Aristophane, p. 328, et en précepte par Aristote, p. 329. Danger d'y refuser son esclave, p. 33o; réparation au maître, s'il était endommagé, p. 33i .