IMSTOIRE DE L': SELS ON
de diflicultés et de privi 5. Après dix ans de pénibles travaux, ses forces et2ut brisées, il se sentait défaillir, et n’astendait que le signal du rappel auprès de son maitr*. Néanmoins le Sei- Bneur le conserva encore plusieurs années, et lui permit de travailler dans un autrs poste moins pénible, 11 fut appelé comme pasteur à Overhalde, dont il sera parlé plus tard ; les nombreux Lapons disséminés sur les montagnes environnantes furent confiés à ses soins. Il avait si bien acquis la confiance de ses supérieurs, que le Collége le considérait, après la mort de Westen, comme l’hymme le plus capable de le remplaser dans la direction de l'œuvre, Lund traduisit le catéchisme de Luther en lapon, et publia vn alphabet dans cette langue.
Erasme Nachlew fut placé à Porsanger, dans le Finmark occidental, 1! s'appliqua d’abord à l'étude de la langue du pays, dont il se rendit maitre en peu de temps, Les Lapons furent transportés de joie de pouvoir écouter la pirole prêchée dans leur propre dialecte, 1 entendit lui-mém- après le culte, le jour de Pentecôte 1719, l'expression de leur satisfuction : « Dieu soit loué, disaient-ils, de » Nous avoir donné un tel conducteur, capable » de s'entretenir avec nous dans notre propre » langue ! Nous pouvons maintenant comprendre » la parole de Dieu, et nous nous efforcerons de » là graver dans nos cœurs, » Nachlaw se dépentit complétement au serv:ce de son Maitre : le Matin il faisait un catéchisme: ilconsacrait ’après-
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LAPOxs,
midi à former de jeunes maîtres d'école, et le soir il avait encore un exercice de catéchisation, En 1719, il tomba gravement malade par suite de la rigueur du froid et de l'usage d’eau de neige. 1 fut appelé au poste de Raner, en 1722. Nachlew publia plusieurs ouvrages, entre autres une grammaire laponne en latin.
Sans cesse préoccupé du salut des Lapons, de Westen les visita de nouveau en 1718. Il partit de Drontheim le 19 iuin, accomps;né de plusieurs ouvriers, et en particulier des deux Lapons qu'il avait formés, et qu'il établit en qualité de maitres d'école parmi leurs compatriotes. La traversée fut d’abord très difficile, De Westen et ses compagnons, ayant dû partir sur un canot, ne purent lutter contre ur vont défavorable ; aussi mirentils trois semai à faire trente-deux lieues, Mais, contre leur » nt, ils trouvèrent à Alstahoug. un vaisseau -4r lequel ils purent heureusement achever leur voyage ; iisdébarquèrent à Waranger. De Westen prit aussitôt les mesures nécessaires pour la construction d'u: c nouvelle église, En exécution d’une décision du Collége des missions. il choisit six :afants lapons pour les former à la vocation de maîtres l'école,
De Weston se rendit ensuite à ln station de Tanu. Les Lapons de cette localité avaient fait de grand progrès dans la connaissance de Jésus-Christ témcignèrent hautement leur joie d'être délivrés des ténèbres qui les avaient précédemment enve-
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66 HISTOIRE : DF L'ÉVANGELISATION
loppés. Pour causer une agréable Westen, ils avaient préparé et élevé rivée, ]
surprise à , avant son ara charpente d'une chapelle. Ce nouvel apôtre les encourage à persévérer dans la bonne voie, et prit congé d’eux en les bénissant.
Arrivé à Porso uger, Westen réunit tous les missionnaires et le pasteur Nidter dans une conférence fraternelle, Les diverses communications de ces
ouvriers mirent au jour bien des misères : plusieurs Lapons convertis étaient retombés dans les superstitions païennes ; quelques-uns, quoique dégoûtés du culte des idoles, avaient néanmoins parfois sacrifié un renne, dans la crainte de voir périr tout leurtroupeau, Mais d'autres, par leu : persévérance dans la foi, étaient un sujet d’encouragement pour les missionnaires, La parole persuasive de Westen fut l'instrument de la conversion d'un pécheurendurei, qui avait jusqu'alors résisté aux exhortations de Nidter et de Stub. Les Lapons de cette localité, aidés de leurs conñducteurs spirituels, bâtirent une église à leurs frais. Les habitants d'Alten, où de Westen se rendit ensuite, sur la ‘mc itagne de Masi, construisirent temployèrent un troupeau de rennes pour le transport du hois.
aussi une église, e
Après avoir visité les diverses stations du Finmark, West
n £ 6 crs le Nordiand, où ii passa l'hiver, Il y endura de grandes privations ; souvent il prêchait dans les huttes sales e des pêcheurs ; il
tpuantes manquait aussi fréquemment
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DES LAPONS, n3
des choses les plus indispensables à la vie, Mnis les progrès de l'Evangile soutenaient son courage el réjouissaient son cœur, « Si mon corps, disuit- » il, dut porter plusieurs traces de la rigueur du » froid, d'un autre côté la mission prospérait » tellement, que toutes les Ames que je soignais » portent maintenant des marques de la puissanre » de Christ, » 11 laissa le missionnaire Christophe Norman à Skiervæe, après y avoir réveillé plusieurs consciences el amené plusieurs pécheurs à confesser leurs fautes.
À Lodinge, soixante-dix familles laponnes, romprenant trois cents âmes, vinrent au devant de Westen, qui les trouva dans uno profonde ignorance, Néanmoins son travail au milieu d'eux fut béni. 1 les pourvut d'un maitre d'école pieux, Yéehel Munk auquel on assigna un champ d'activité d'une étendue de huit lieues,
La guerre contre la Suède se poursuivait alors, Les Suédois, ayant envahi les États de Frédérich IN. pénétrèrent jusqu'à Drontheim. La population effrayée fuyait de la ville ; le séminaire de In mission courut un grand danger. Il eût été dissous suis le courage et le désintéressement de Skanke. qui se chargea de pourvoir, à ses propres frais, à Fen tretier des élèves aussi longti mps qu'il aurait un morceau de pain, Ne ponvantretournerà Drontheini dans de telles circonstances, de Weston se retira à Heroë, chez son ami Swerdeup, où il attendit le
printemps: mais il mi puis of: outre Fin
de Be die ii te. cote
68 WMISTOIRE DE L'EVANGELISATION
truction de six Jeunes 1
“Apons qu'il avait avec lui, il travailla aussi à 1
à Conversion de plusieurs familles encore paiennes qui habitaient dans le
De Westen écrivit d'Heroë sions, sous la date du 26 jansi détaillé sur ses travaux pendant « Mon cœur,
voisinage, au Collége des miser 1719, un rapport l’aunée précédente:
disait-il, tressaillait de joie, en Fin- » Mark, lorsque je travaillais auprès des Lapons » pour les instruire, les éprouver et les fortifier. Il » était bien doux d'en rencontrer partout, un » livre dans leur sein, le nom de D -u dans la » bouche, ct se proposant Christ pour modèle, Les » Lapons se montraient très attachés à la parole de » Dieu, et donnaient Ja preuve que la bonne se- » inence n'avait pas été répandue en vain parmi
eux, IS exprimaient aussi leur vive reconnais- *auce envers le roi et envers ceux qui s'étaient » donné la peine de leur porter l'Evangile, Je m'ef- » forçais principalement d’affermirceux que j'avais, » deux ans auparavant, délivrés des filets de Satan, » Ma joie était parfaite lorsque, contra sement à » un bruit publié r cemment, je les voyais heureux » pour la plupart, »
Eu parlant des jeunes Lapons avec lui, Westen njoutait : «Jls » les chrétiens :
qu'il avait pris font la joie de tous ils sont innocents, avides - d’ins- » truction, et ont fait de gran le } ” peu de temps qu'ils ont déjà passé auprès de
moi, » Il avait dû, pour cause de maladie, rem- Placer deux de ces enfants. « L'un d'eux, disait-il,
rogrès
nn nee
» étant tombé malade dans le Finmark « ceidental, » je fus contraint de l'y laisser. Un second, qui » était mon Benjamin, priait Dieu de lui accorder » une mort vraiment chrétienne, J’en fus d’abord » très affligé, mais je sais qu’il est maintenant au- » près de Dieu, où je le suivrai.…...» « Dans le » Nordland, mon travail a été plus fructueux que » lors de mon premier voyage. Les pasteurs m'ont » partout promis de travailler plus activement au » Salut des Lapons, et d'instruire un ou deux en- » fants chacun; d'autres chrétiens les ont imités » en ce point. » :
Dans ce rapport, Westen signaläit au Collège les principaux obstacles que Jes missionnaires rencontraient parmi les Lapons, 11 mettait en première ligne l'usage de l'eau-de-vie, 11 suffit de dire que plusieurs pasteurs se livraient au commerce de cette boisson pour faire comprendre le ravage que ce poison du corps et de l'âme devait causer parmi ce malheureux peuple, H n'était pas de ruses que n’employassent les marchands norwégiens pour débiter leur eau-de-vie, Ils s'établissaient avec cette marchandise jusqu'aux portes des églises, et se servaient de mille artifices pour séduire des gens faibles et ignorants : « Situ ne peux pas boire » beaucoup d'eau-de-vie, disaient-ils au pauvre » Lapon, tu ne vaux pas un Norwégien ; et si tu
pas ie moyeu d'en acheter, tu es un miséra- » ble,» Les Lapons, sachant que les lois proscri-
vaient le culte des idoles, ne s'y livraient qu'en se-
70 HISTOIRE DE L'EVANGELISATION cret, et craignaient d'être découverts, Les marchands d'eau-de-vie exploitaient leurs victimes en leur faisant craindre une dénonciation. Si quelque Lapon refusait d'acheter de cette dangereuse liqueur, le marchand l'excitait par des paroles telles que celles-ci : « Tu as assurément sacrifié aux idoles » et méprisé l'eau-de-vie, puisqu'il t'est défendu » d’en boire. Si tu es un bon chrétien, bois! »
L'usage de l'eau-de-vie s'était tellement enraciné parmi les Lapons, qu'ils la considéraient comme indispensable dans toutes les circonstances importantes, Cette boisson avait comme acquis à leurs Yeux un caractère sûcré, Ils s'en servaient dans leurs sacrifices paiens, ils la répandaient en libations sur la tombe des morts ; l'usage en était de rigueur dans la conclusion des mariages. Plusieurs croyaient que l'eau-de-vie se trouvait dans la Sainte cène,
Le gouvernement intervint pius tard pour réprimer l'abus de cette boisson
Un second obstucle à l'évangélisation des Lapons était l'infâme conduite des Norwégiens en contact avec eux. Ces chrétiens de nom traitaient les pauvres Lapons avec une extrême dureté et un profond mépris, Ils se moquaient de leur dévotion et de leur assiduité à lire l'Écriture, Dans les églises, les Lapons n'avaient que les dernières places,
aur'ile A
LE ; céder aux Noi Wegiens à ju demande de ceux-ci, Pour nuire à la mission, ces hommes corrompus essayaient de persuader les
DES LAPOXS, 71 es mar- Lapons que l'intention du roi et de Westen était de times en les contraindre , par le fer et le feu, de renoncer à quelque leur paganisme, reuse li- Les Norwégiens extorquaient aux Lapons leurs les telles meilleures propriétés, au moyen d'un peu de tabac ux idoles et d’eau-de-vie ; ils achetaient même leurs enfants, défendu dont ils faisaient de véritables esclaves, Lorsque is! »
de jeunes Lapons entraient comme domestiques
enraciné chez des Norwégiens, ceux-ci les accablaient de
comme travail et leur refusaient tout salaire, Dans leurs s impor- transactions avec ces prétendus chrétiens, les Laà leurs pons étaient livrés à leur merci et devaient acnt dans cepter le prix qu'ils leur offraient de leurs maren liba- chandises, sous peine de mauvais traitements. A était de tant de violence et d'injustice, les Norwégiens lusieurs ajoutaient le scandale de la débauche et de l'im-
dans la piété. Les Lapons, témoins d'une pareille cou-
duite, disaient à Westen dans leur simplicité : ir répri- « Les Norwégiens ne doivent-ils pas, comme nous, » avoir la crainte de Dieu ?» Le roi, informé d’un
des La- tel état de choses, prit des mesures pour y porter
iens en ‘aitaient té et un
remède : il défendit à toute personne de se moquer des Lapons ou de les maltraiter; il recommanda aussi aux pasteurs d'éclairer leurs ouailles
lévotion sur la volonté du Seigneur, d'amener les Lapons à les égli- la connaissance de l'Évangile.
places, Après avoir passé l'hiver au milieu de queïques ons & In
familles laponnes, Westen regagna son foyer domestique au printemps de 1719, Mais il dut bientôt le quitter de nouveau pour se rendre à Copenha-
10n, ces der les
Er ——.
72 MISTOIRE DE L'ÉVANGÉLISATION
sue. Le Collége désirait l'entendre lui-même et obtenir de sa bouche tous les détails propres à l’éclairer complétement sur l'état et les besoins de la mission, Le roi voulut aussi s'entretenir avec l'apôtre des Lapons, qui plaida chaudement devant lui la cause de ce pauvre peuple.
Ce voyage de Westen ne fut pas inutile pour son œuvre favorite, L'ordonnance royale de 1720 en fut le résultat immédiat. D'après cette ordonnance, la mission devait être régulièrement organisée dans le Nordland et dans les divers distrièts de l’évêché de Drontheim où séjournaient des Lapons. En outre, l'excédant des revenus des biens ecclé- Siastiques, dans le Nordland, devait être appliqué à la mission, Ce dernier point donna lieu à de nouvelles difficultés entre Westen et l'évêque Krog, qui était l'administrateur de ces biens. Ce dernier, par Sa négligence, nvait laissé perdre une grande partie de ces revenus; et sa haine pour la mission le poussa à s'opposer autant que possible à l'exécution de la volonté royale, Westen gémissait d'être obligé de consumer un temps précieux en contestation avec des esprits épineux et tout préoceupés d'intérêts terrestres,
Westen eut à cette époque de grandes épreuves domestiques : une Brave maladie atteignit tous les membres de sa famille, et transforma sa de. “Heure en un véritable hôpital, La contagion ga- Ha ses jeunes élèves lapons, tous ses domes-
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tiques, et enfin sa propre femme, qu'il appelait sa
Priscille, à cause de son dévouement dans l’œuvre du Seigneur. Mais Dieu soutint puissamment Westen, et le tira de l'épreuve en lui conservant ces objets de son affection et de son activité chrétienne.
La mission poursuivait son œuvre et se fortifiait peu à peu par l'acquisition de nouveaux ouvriers. Le pasteur Junghans, doué de dons peu communs, tant de la nature que de la grâce, fut placé dans le Nordland, à la tête de Ja mission, en l’absence de Westen. Mais il tardait à celui-ci d'affermir son œuvre dans cette province, et de répondre au vœu du roien lui donnant une organisation régulière. Dans ce but il se mit en route, le 29 juin 1722, pour son troisième voyage missionnaire, qui dura environ dix mois, et qui fut exclusivement consacré à l'évangélisation des Lapons du Nordland. :
Westen eut la joie de voir dans ce voyage ses travaux couronnés de succès. A Bodoë, à Saltdale et à Kierstand, un réveil remarquab'e se manifesta parmi la jeunesse laponne. Les sœurs étaient touchés jusqu'aux larmes et soupi’aient après Jésus-Christ. C’étaient pour la plupurt de jeunes garçons qui avaient gémi jusqu'alors sous l'oppression de maîtres norwégiens, et désiré
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Ë io. ais iis soupiraient maintenant après une liberté plus précieuse, et demandaient instamment qu’on les instruisit dans l'Évangile, Westen établit pour eux
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des écoles d'hiver, aux frais desquelles les pasteurs Norman et Meldal contribuérent libéralement,
Les enfants profitèrent de cette école avec un grand empressement: la plupart, n'ayant pour nourriture qu'un peu de farine d'avoine, souffraient de la faim pendant leurs leçons ; d’autres, privés de cette faible ressource, travaillaient le jour pour gagner leur vie, et allaient à l’école dans la soirée. Plusieurs, ne pouvant absolument pas s’y rendre, s’adressaient au premier venu pour apprendre à épeler, puis se faisaient leurs propres maîtres et parvenaient ainsi à liré d'eux-mêmes. Souvent ils se cachaient pour éviter les moqueries des Norwégiens.
L'œuvre de Dieu fit aussi des progrès réjouissants à Skiervoë, Cinq lieux deculte furent ‘rirés pour les Lapons de cette localité et des P ises voisines.
\ Hayange, Westen trouva l'excellent missionnaire Kildal, qui y travaillait depuis un an. Natif du Nordland, il était entré au service de la mis sion en 1720. Il n'avait pas de grands talents, mais son zèle et sa fidélité lui gagnèrent les cœurs, el son activité fut abondamment bénie. Sa connaissance du lapon lui permit de traduire divers ouvrages en cette langue, et entre autres uno partie de FÂncien Testament, il avait appris l’hébreu auprès de Westen pour l’accomplissement de cette œuvre importante, Dans le but d'inspirer
pasrale-
> un pour ouftres, nt le cole olumier ient liré évi-
uisis és
ses
ion- Vatif nisnts, les nie, uire tres pris ent irer
une entière confiance aux Lapons, Kildal épousa une jeune personne de cette race, qui fut pour lui une aide précieuse dans l’œuvre du Seigneur. Elle se vouait à l'instruction des jeunes Laponnes. tandis que son mari consacrait une partie de son temps à former des maîtres d'école, La population au milieu de laquelle ce pieux missionnaire vivait n'avait plus de secret pour lui : chacun osait lui révéler ses misères et ses besoins spirituels, ainsi que les pratiques païennes qui régnaient encore dans le pays. Sur ses conseils. les Lapons brülèrent les objets de leur ancien culte et bâtirent à leurs frais une maison de prière.
Lorsque Kildal arriva à Hayange, les moqueurs avaient parié que les Lapons de ce lieu, réputés les plus grossiers, ne sauraient pas même lire au bout de dix ans. Mais leur conversion à l'Évangile vint bientôt confondre la sagesse humaine, et mettre en évidence la puissance de la croix pour le salut de ceux qui croient,
Kildal étendit son activité à plusieurs autres localités, dont les habitants étaient semblables à des brebis sans pasteur. HN eut la joie de leur faire connaître le bon Berger qui a donné sa vie pour ses brebis,
On ignore où et quand mourut cet humble ser-
t avaitialt encore en 1728 parmi les Lapons; il est probable qu'il termina sa carrière au milieu d'eux, Voici le témoignage que
lui rendit Westen dans une lettre au Collége des