LIVRE 1. IÎ
let) ; sa présence et la construction d^un pont à Jacobstadt précipitèrent le départ des Russes» Apres avoir brûlé le pont, Us abandonnèrent youYrage à couronne dans la nuit du 29 au 3o juilleti Les Français Foccupèrent le 3o au matin , et il s^établit aussitôt une fusillade entre les deux rives. Le jour suivant, Tennemi ayant entiëreinent abandonné Diinabourg , on y transporta un détachement sur des bateaux , et quatre jours après, un pont de radeaux avait rem-^ placé celui que les Russes avaient détruit.
Dès que la connaissance de cet événement fut parvenue à Macdonald , il fit reployer le pont de Jacohstadt {a) , se contentant de laisser à Kreutxburg un détachement de cinquante hommes, avec lequel on communiquait au moyen d^un bac; puis il prit avec la division Grandjean le chemin de Diinabourg , par la rive gauche de la Dwina. Il arriva lé 5 août devant dette place , et campa à portée de canon de Tou-
vrage à couronne. Les trois brigades de la di*
vision Grandjean se relevaient successivement
pour faire le service de la place.
Aussitôt après son arrivée, Macdonald fit
jeter dans le fleuve des canons en fonte , trou-
(a) On abandonna les travaux du pont que Ton construisait ttae demi-lîeue au dessou» de cette vilie.
ii8 EXPÉDITION DE RUSSIE.
vés dans là place , et une grande quantité de projectiles et de feuilles de tôles ; il livra aux flammes des magasins considérables d^affûts, d'outils du génie ^ de palissades^ de bois de construction et d'autres objets que les Russes n'avaient point eu le tems d'évacuer, que peut-être ils espéraient retrouver un jour. Cette destruction, sans qu'il y eût de nécessité, était blâmable; il fallait tout préparer pour l'effectuer , en cas que les Russes rentrassent dans Diinabourg, mais ne pas se priver aussi légèrement de ressources qui seraient devenues précieuses , si ta guerre se fût prolongée. Elles tiraient d'ailleurs un nouveau prix de leur emplacement sur un fleuve qui passe à Riga, dont on devait faire le siège. On travailla aussi avec activité à la démolition des fortifications.
Devant Riga, l'on resta pendant plusieurs semaines dans une inaction qui ne fut troublée que deux fois : le 7 août, par l'attaque de Schlock, dont les Russes s'emparèrent, mais que les Prussiens reprirent bientôt ; et le 2 2 août , par une attaque de toute la ligne , qui n'eut d'imptQrtance que sur la gauche des Prussiens. Les Russes ^ soutenus par quelques chaloupes canonnières, s'emparèrent de Schlock, et remontèrent r Aa ; ils avaient déjà atteint Volgunt, vU-