L*HELLADE DÉLIVRÉE DES CELTES [IV
son aveu , qu'ils auraient les mêmes amis et les mêmes ennemis que lui, mais que tout particulièrement ils seraient prêts à secourir les Byzantins, les Héracléotes, les Calchédonieus, les Tianiens et les Ciéraniens. Ce sont eux qui restèrent en Asie-Mineure sous le nom de Galates et qui furent longtemps encore la terreur de leurs voisins, au près et au loin.
Lorsque la Macédoine se retrouva unie et réglée sous le gouvernement d'Antigone, les Celtes en Thrace et sur le Danube furent forcés de se tenir tranquilles. Dans THellade, on célébra surtout les journées de Delphes ; après les dieux, c'étaient les Étoliens et Athènes qui avaient sauvé THellade. Nous avons des restes d'une inscription athénienne qui contient la proposition de Cybernis, dont le père Cydias était tombé aux Thermopyles; nous y lisons: « Attendu que les Etoliens ont résolu de fonder des fêtes et des jeux en Thonneur de Zeus Soter et d'Apollon Pythien, en souvenir des luttes contre les Barbares qui étaient venus attaquer les Hellènes et le sanctuaire d'Apollon commun à tous les Hellènes et contre lesquels le peuple d'Athènes a aussi envoyé les soldats d'élite et les chevaliers, afin de prendre part aux combats qui ont eu pour but le salut commun, et attendu que la Ligue des Étoliens et son stratège ont envoyé dans ce but une ambassade à Athènes.... » Suivent quelques fragments, dans lesquels il paraît être question de luttes ou concours poétiques qu'Athènes aurait ajoutés au programme. Cette merveilleuse délivrance a été célébrée également par de nombreuses offrandes et œuvres d'art*. Pausanias décrit, parmi les statues votives de Delphes, celles des Étoliens: statues d'Apollon, d'Artémis, d'Athêna, qui ont combattu contre les Celtes. On croit reconnaître dans l'Apollon du Belvédère une copie d'une de ces offrandes*.
*) Pausan., X, 16, 4; \o, 2. 11 faut ajouter les portes d'ivoire dont parle Properce HI, 31, 13), ces portes dont un battant représente les Niobides, Taulre dejectos Pamassi vertice Gallos, plus un bas-relief provenant de Delphes (E. CuRTius, Anecd, Delphicnf p. 97), qui représente des cavaliers helléniques combattant contre des Celtes.
*) 11 suffît de rappeler ici les recherches provoquées depuis 1860 par la statuette en bronze du comte Stroganolf, statuette publiée par Stephani.