Elles furent imprimées en 1GG
les approuvant par une bulle datée de Rome le 27 août 1665. Elles furent également confirmées et approuvées, le 5 juin 1666, par Monseigneur François de Harlay, archevêque de Eouen. *
Dès les premières années qui suivirent la réforme, la réputation de sainteté des Hospitalières se répandit par toute la France comme un parfum d'agréable odeur, et un grand nombre de villes se disputèrent l'honneur de les posséder. Ainsi furent fondés les monastères de Rennes et de Vitré en Bretagne, ceux de Bayeux et d'Htm -ourt en Normandie, ceux du faubourg Saint-Marcel et Saint-Mandé dans l'Ile de France, etc., etc. 2
Quelques années après cette mémorable réforme, on vit la communauté de Dieppe s'élever si haut dans l'estime publique par ses vertus et. ses inappréciables services, que lorsqu'il s'agit d'exiger un des plus grands sacrifices qu'on puisse imposer à la nature humaine, lorsque le temps fut venu d'exécuter l'œuvre la plus difficile peut-être qui pût alors être proposée à de saintes religieuses, ce fut aux Hospitalières de la Miséricorde de Jésus que
1. Neveu de celui qui avait approuvé les premières constitutions.
2. \ la lin iln dix-septième siècle, plus de vingt fondations étaienl sorties du Monastère de Dieppe, parmi lesquelles on distingue celles de Vannes, de Fougères, d'Auray, de Garhaix, d'Eu, de Lannion, do Tréguier, de Guingamp et de Ghtiteau- Gontier.
l'honneur en fut réservé. Quand Madame la duchesse d'Aiguillon, enflammée par cet esprit apostolique qui soufflait alors sur la France et qui communiquait les saintes ardeurs du salut des âmes jusque sur les marches du trône, reçut du ciel l'inspiration de fonder un hôpital parmi les peuplades féroces du Canada, ce fut dans le cloître de Dieppe qu'elle alla choisir les trois héroïnes destinées à accomplir cette rude et sublime mission.