‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 166 sur 317 · M. Lenoir. Hue il, etc., p. 129 et · texte numérisé non relu

M. Lenoir. Hue il, etc., p. 129 et

place du système français dont Le Nôtre avait tracé le modèle traditionnel , avec ses grands boulingrins, ses festons symétriques et ses longues allées en ligne droite. Joséphine adopta complètement l'idée anglaise, comme plus conforme à la capricieuse vérité de la nature et aux souvenirs de son pays accidenté, et surtout , comme permettant de tirer le parti le plus avantageux du parc de la Malniaison , situé à la fois sur la hauteur et dans la plaine, couvert déjà, dans plusieurs endroits, de bouquets d'arbres magnifiques, et arrosé de plus par d'abondants cours d'eau. Elle chargea le même architecte, à qui fut confiée la construction de sa galerie, M. Bertault, de lui faire un plan tout nouveau et de distribuer ce vaste terrain selon la pure manière anglaise , chose que celui-ci entendait mieux que l'art de construire , si l'on en croit M. Alexandre Lenoir. M. Berlault sut tirer un excellent parti de la nature favorable des lieux.

Mais le parc primitif fut bientôt trouvé trop étroit pour Texécution des plans et la commodité de ses propriétaires. S'il s'allongeait assez loin vers le sud , au couchant le mur de clôture touchait presque à la maison d'habitation. Par des acquisitions successives^ il fut agrandi de toute la plaine qui sépare la Malmaison de Rueil , ainsi que de la longue colline à qui sa fertilité a valu le nom de Côte-d'Or^ Mais Bonaparte, dans ses projets d'agrandissement, rencontra, comme le grand Frédéric, une résistance inattendue à la porte

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