M. de Menneval, t. I", p
avec Joséphine y du dévouement empressé de ses officiers f de la bienveillance de ses rapports avec les consuls et les ministres.... » M. de Menneval complète ce portrait de Bonaparte à la Malmaison^ en signalant son goût pour les causeries familières, où il excellait. Il nous le montre a semant les trésors de sa féconde imagination dans des entretiens tantôt sérieuX; tantôt enjoués , mais toujours pleins d'aperçus neufs et profonds.... Il se plaisait dans la discussion, sans imposer son opinion, et sans prétention de supériorité d'esprit ou de rang. Quand il n y avait que des femmes , il aimait à critiquer leur toilette, à raconter des histoires tragiques et satiriques, des contes de revenants....' » Lorsque le Premier Consul était en humeur de causer, le jeu était bien vite déserté, et on Tentourait non par déférence et flatterie , mais à cause du charme de sa conversation, pleine de relief et d'imprévu.
Les divertissements de la Malmaison se complétaient enfin par des bals intimes qui avaient lieu chaque dimanche, par de vraies parties d'écoliers aux barres ou à Colin-Maillard , et par des représentations théâtrales. Bonaparte et Joséphine dansaient et couraient avec les jeunes gens, mais ils se contentaient, à la comédie, du rôle de spectateurs. Ceux qui fréquentaient alors la Malmaison nous ont conservé le souvenir de cette délicieuse existence.
K Rien n'était charmant à voir, raconte Mme d*A-