‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 140 sur 232 · T III, p · texte numérisé non relu

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lemeut il lui ramena la famille de son mari, mais il lui valut encore l’estime de ses beaux-frères couronnés, et surtout de l’Empereur Alexandre que charmait cette dignité convaincue, mêlée de grâce et d’esprit.

A la même époque Napoléon venait de créer le royaume de Hollande pour son frère Louis. Les incroyables succès de sa dernière campagne lui avaient fait entrevoir la possibilité de rétablir au profit de la France, cet Empire d'Occident qui lui était apparu le jour de son sacre, en voyant briller devant lui la couronne de Charlemagne. Il imagina donc un vaste système d’Empire duquel relèveraient, comme autrefois, des royautés et des principautés vassales '. Il avait déjà sous la main le royaume d’Italie, accru des États vénitiens, depuis la paix de Presbourg, ce qui valut à l’héritier présomptif de ce royaume, le titre de prince de Venise que l’Empereur fit prendre plus tard au prince Eugène, comme gage de ses intentions. Le roi de Naples ayant profité des occupations de la France en Allemagne, pour appeler sur son territoire les Russes et les Anglais, Napoléon prononça sa déchéance, et envoya son frère Joseph avec une armée, pour s’emparer du pays et s’y faire proclamer, ce qui eut lieu le 15 mai 1806, car maintenant Joseph était décidé à marcher d’accord avec son frère. Le 24 de ce mois, une députation hollandaise élait venue demander à l’Empereur son frère Louis pour roi. Celui-ci fut à

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