‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 210 sur 232 · Lettres patentes des 3 mars et 6 juillet · texte numérisé non relu

Lettres patentes des 3 mars et 6 juillet

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cœur de l'Empereur. Il n’était pas jusqu’à cette laveur populaire dont continuait à jouir l’Impératrice déchue , malgré la joie qu’inspirait à la nation la nouvelle maintenant certaine de la grossesse de l’Impératrice régnante, qui ne causât à celle-ci, nouvelle venue, froide et sans popularité, un sentiment d’envie. Malgré les précautions de Napoléon pour lui cacher sa dernière visite à la Malmaison, elle en avait été instruite, et l’Empereur avait eu une scène de larmes à essuyer. Quelque temps après, il voulut faire connaître la Malmaison à Marie-Louise; celle-ci montra une émotion telle qu’il se vit obligé d’y renoncer. Pour calmer ce trouble irraisonné , mais réel , Napoléon cessa pendant quelque temps sa correspondance avec Joséphine, dont la jeune Impératriee s’inquiétait aussi et s’informait. Les souffrances, les craintes, furent alors transportées sur les bords du lac de Genève, où la première s’était établie pour le reste de la saison. Ou lui écrivait ce qui se passait à Paris, et on l’alarmait par de nouveaux bruits de son éloignement hors de France. Ainsi placé entre deux femmes qu’il n’eût point voulu affliger, Napoléon qui d’abord s’était flatté d’obtenir de la part des deux Impératrices des rapports mutuels auxquels le dévouement absolu de Joséphine se serait à coup sûr prêté, obligé d’y renoncer aujourd’hui, eût désiré sans doute qu’au moins pour quelque temps celle-ci se décidât à voyager hors de France, mais d’elle-même, sans demande et surtout sans pression de sa part. C’est ce qui résulte d’une lettre très-

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DE L’IMPERATRICE JOStl’UlNE. Îil7

curieuse que nous croyons devoir reproduire en note malgré son étendue, lettre habilement, mais laborieusement rédigée par l’une des dames de l’Impératrice, Mme de Rémusat, qui, cela saute aux yeux, dans cette circonstance, faisait plutôt de la diplomatie que du dévouement1.

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