SON FILS NAPOLÉON III
Le monument de la reine Ilortense, également en marbre blanc , ressemble beaucoup à celui de l’Impératrice. C’est la même ordonnance, presque les mêmes dimensions. Le groupe , qui le décore, seul diffère. Il représente la reine, à genoux, les mains jointes et abaissées vers la terre , et les yeux levés vers le ciel , que lui montre, d’un geste consolateur, un ange placé derrière elle. Cette composition, qui fait honneur au ciseau de M. Barre, est d’un grand et touchant effet. Le corps de la reine Hortense n’a point été placé, comme celui de sa mère , dans le socle du monument; il est inhumé dans un nouveau caveau pratiqué sous la chapelle et où conduit un escalier de vingt-deux marches. Cette crypte, richement ornée de sculptures, offre, dans l’enfoncement d’un arceau , le cénotaphe en pierre blanche où repose la reine, et qui est comme enveloppé d’un’manteau royal habilement fouillé dans la pierre, et surmonté par une palme d’or et par les armes de l'Empire et de la Hollande. Dans plusieurs endroits, on distingue les attributs des deux arts chéris de la fille de Joséphine, la musique et la peinture. Sur la face antérieure du tombeau , on lit l’iùseription suivante :
« Hortense-Eugénie de Beauharnais , duchesse de « Saint-Leu, reine de Hollande, née à Paris, le 10 avril
APPENDICE
« 1783, fille du premier lit de Marie-Rose-Joséphine a Tascher de La Pagerie , Impératrice des Français, a et du vicomte Alexandre de Beauharnais, belle-fille « et belle-sœur de Napoléon I", Empereur des Frana çais, mariée, à Paris, le 3 janvier 1802, à Louis- « Napoléon, roi de Hollande, décédée à son château a d’Arenemberg, le 5 octobre 1837. »