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TABLEAU CHRONOLOGIQUE

DES M 13 Cl PALI FAITS QUI II lUTTICHEST 1 L'HISTOIRE DE L'MMIHBK

nspcrs sus uhigise jdsqc'a sos jomij.

Ce tableau, destiné à résumer tout ce qui a été dit dans l'histoire de l'imprimerie, contient un grand nombre de faits particuliers nui n'avaient pu y trouver plaee; la date de l'introduction de cet art dans les principales villes ; les noms des imprimeurs célèbres; l'indication des divers progrès de la typographie et des nouvelles découvertes qui s'y rapportent. C'est, en un mot, l'abrégé chronologique de l'histoire de l'imprimerie.

XV klède.

1430. Mavence, Moguntin. L'art typographique csl inventé dans celle ville par Jean Guienbcrg, Jean Fausi et Pierre Schœffer. Le premier ouvrage imprime" en caractères mobiles csl une Bible latine.

1458. Nicolas Jenson, graveur do monnaie a Tours, est envoyé* iï Maycnce par Charles VII, pour y apprendre le nouvel ari. A son retour, vers 1461, il fui probablement mal accueilli par Louis XI, n'introduisit point l'imprimerie en France, comme quelques auteurs l'ont dit, et alla même plus lard s'établir a Venise.

11GÏ. Bamberg (Allemagne). La première ville après May enec où l'art typographique a Oie* exercé. Alhreeht ou Albert Tiisler y

imprime le livre des Quatre histoires de l'Ancien Testament, en allemand.

1 163. On rapporte à celte année un voyage fait par Jean Fusl à Paria, où il vendit des exemplaires de la Bible a différents prix, les faisant passer, dit-on. pour des manuscrits, ce qui lui atlîra un procès en fraude et même en sorcellerie, et le força de prendre la fuite ; mais ce récit, répète par Voltaire, parait fabuleux.

lit;:;. Scbiaco (Italie). Monastère situé dans les Etals-Romains. Conrad Sweynhcym et Arnold PannarU, élevés de Gulenbcrg, y impriment d'abord la grammaire de Douai et un Laclance.

1166. Strasbourg, Argealorntum, alors ville d'Allemagne. Gulenbcrg y conçut l'idée de l'imprimerie et pcul-etrc même y fit-il ses premiers essais.

Jacques Hentcl ou Mculelin. qu'on a voulu a lort faire passer pour l'inventeur de l'imprimerie, est du moins le premier typographe de Strasbourg; ou lui attribue l'impression d'une Bible allemande, vers 1466, et son nom se trouve sur une édition de l'Art de prêcher, par saint Augustin, que l'on croit encore plus ancienne.

— Cologm;, Colonia Agrippinn. Ulrich Zell y imprime un commentaire de saint Jean Chrysostome sur le psaume !i0.

— Jean Fusl meurt de la pcs'le a Taris où il était venu pour les affaires de son commerce de librairie.

1467. Elfelb ou Eltvh., Attavilta, près Hajencc. Henri Beeclermuncïc y imprime le Voeabularium latiuo-teutonicim, in-4".

— Rom;. Swcynhcym el Pannarlz, établis d'abord a Subiaco, sont appelés par le pape Paul 11 a Rome, où ils impriment les ÉpUres familières do Cicéron, la Cité île Dieu de sainl Augustin, etc.

Udalrie llan, Allemand (en français Le Coq, en lalin Gallus) est le second imprimeur de Home; après lui viennent Léonard l'flugl, Georges Laver. Jean Gensberg, Philippe de Lignamine et beaucoup d'autres.

IVI>8. Acgsbouhi;, Anguilla Vindclicoritiit. Gunlhcr Zaincr on est regardé comme le premier imprimeur. Il introduit en Allemagne les caractères rends appelés romains, parce qu'on s'en servit d'abord a Rome; c'est lui aussi, dit-on, qui porta l'imprimerie en Pob'gne.

1168. Jean Uulenberg nicurl a Maycnce; l'arelicvéïjuc-élccleur Adolphe H l'avait admis au nombre des gentilshommes de sa maison.

— Pierre Schœffer, se trouvant a Paris, vend au collège d'Aulun, pour quinze écus d'or, un exemplaire d'un ouvrage do saint Thomas d'Aquin qu'il avait imprime* à Maycnce. La quittance, écrite de sa main, est conservée aux archives impériales de Paris,

1169. Venise. Los premiers imprimeurs sont Jean de Spire cl Vendeliu, son frère. Plus tard, Nicolas Jenson, Francaisd'origine, arrive à Venise et s'y fait une grande réputation comme graveur, fondeur de caractères et imprimeur. Un autre Français, Jacques des Houges, so distingue par ses belles impressions. Jean de Cologne esi le premier qui fait usage de signatures dans les livres qu'il imprime. Tous ces célèbres typographes et beaucoup d'autres donnent à l'imprimerie de Venise un éclat que les Aide vont bientôt porter a son apogée.

1 170. Nuremberg (Allemagne). On attribue a Henri Kefer, associé avec Jean Sensensclimid, les premières impressions exécutées dans cette ville, dont Antoine tioburger est aussi un des plus nncH'tif, et des plus ri'-lèbres imprimeurs. Le savant Rcgiotnontanus (Jean de Huiler) y exerce pendant quelques années l'art typographique.

— Paris. l'Irie '.icriitg, Martin Cranta et Michel Friburger, typographes allemands, y sont appelés par deux docteurs de Sorhonne. Le premier ouvrage qu'ils impriment est intitulé : Epislolte Gasparlni Pertjtimensls, in-4«.

— - I'olicno, Fulginan (Italie). Un citoyen de cette ville, nommé (■■.milieu de Uninix ou de Oifiiiix. et Jean Numcislcr, élève de llutenherg, y impriment : De bello ilatico advenus Gothas de Léonard Aréiin.

— Milan, Metliolaniim. Philippe de I.avngna et Antoine Zaroi on sont les plus anciens imprimeurs. — hionysius Paravisenus y imprime, en 1 176. laCiniimmiire de l'on s! an lin Lascaris, qu'on regarde comme la première impression eu grec.

1170-72, Vérone. Pâmer {Annal, tijpogr.) cite comme le premier livre imprimé à Vérone une traduction en vers italiens de la Baiïachomyomachie d'Homère, sans nom d'imprimeur, ci à la lin de laquelle on lit : Vérone die XV jmwii M CCCC LXX.

Mais, suivant Dibdin [JEdex Altetlwrpiauœ), celle date de 1170 se rapporte au travail du traducteur (George Sommariva) et non a l'impression de l'ouvrage, qu'il croit avoir éLé imprimé a Florence vers (480.

Une impression qui ne laisse aucun doute est celle du livre do Valierius, De re militari, imprimé à Vérone en 1472, par Jeau de Vérone, qui parait être l'introduclcurde la typographie dans sa ville natale.

Pierre Maufcr, Français de nation, après avoir exercé son art aPadoue, vient a Vérone où il imprime, en 1480, Debetlo judaico de Josèphc Flavius.

1470-72. Mvnsteh en Argovie, Berona. C'est la première ville de Suisse où l'on ait exercé l'imprimerie. Le chanoine Èlic de Louffen y imprime une édition du Mammeiractus de Marchesint, datée de 1 470 ; puis deux éditions du Spéculum vitœ humante de Rodcric, en 1 172 et 1 473.

1 471 . Pierre Schreffer cl Conrad Henlif ou Hanncquis, son associé, font un voyage à Paris, où ils fondent à l'abbaye de Sainl- Victor un anniversaire pour eux, pour Jean Fust (mort a Paris en 14G6 cl peut-être inhumé dans celle église), pour leurs femmes, enfants, parents, amis el bienfaiteurs, moyennant un exemplaire des Épitrcs de saint Jérôme, imprimées sur parchemin en deux volumes in-folio. L'abbé leur donne douze écus d'or en retour. Cet acte fait partie des manuscrits de la bibliothèque impériale, el l'exemplaire du livre est à la bibliothèque de l'Arsenal.

— Florence, en latin Florentin, en italien Firenze. Bernard Cennini, orfèvre de cette ville, en est aussi le premier typographe. Aidé de ses deux fils, il monte une presse, fabrique des caractères el imprime les Commentaires de Servius sur Virgile.

Les Junte s'y établissent dans le XVIe siècle, sous la protection dos Médicis.

— Ferrare (Italie). Une édition de Martial, la première qui porte une date, y est imprimée. On n'en connaît plus que quatre exemplaires dont un a été acheté vers 1840, par la bibliothèque nationale de Paris, au prix de 2,000 fr. L'impression en est attribuée à André Bclfort, surnommé Gailtu, parce qu'il était d'origine française, comme il le dit lui-même

dans la souscription de quelques livres : Andréas, cui Frauda nomen Iradidil. Ce typographe imprima la mémo année (1171), en y mettant son nom, l'ouvrage intitulé : Augusliui Dttthi senensis libellas de varih loquendt figuris.

1471. TrÉvisf., Tarvisium. Girard de Lisa y imprime les Lettres de Pluilaris, traduites du grec en latin par François Arélin ou d'Arczzo; Trismegislus, traduit par Marsile Ficin, etc.

— Bologne, Bottoiiia. Balthasar Azoguidus y imprime la première édition d'Ovide.

— Naplbs. Sixte Ricssinger, prOtre de Strasbourg, homme très-instruit ot qui avait déjà oxerré l'imprimerie, la porte le premier a Naples. Il y est accueilli avec la plus grande distinction parle roi Ferdinand.

— Colle (Italie). Un imprimeur nommé Bonnus Gallus, après avoir obtenu de l'administration municipale l'exemption de la gabelle , vient s'établir dans celte ville où il imprime la première édition du poème d'Oppicu sur la pèche,

Dès le commencement du XIV» siècle, bion avant l'invention de l'imprimerie, il existait à Colle des manufactures de papier.

— L'imprimerie est introduite a Pavie (Italie); — Spire (Allemagne).

1472. I'adoup., Patav'mm. Barlhélemi de Valdczocclio, Padouan, et Martin de Scpt-Arbres , Prussien, introduisent l'imprimerie à Padouo et y publient la Fiametta de Boccace, ot les Souci» e Trionfl de Pétrarque. — Pierre Maufcr, Français, est aussi un des plus anciens imprimeurs de celle ville ; il va ensuite s'établir 4 Vérone.

— Màntoue. Deux Allemands, Georges et Paul, associés a Columbino de Vérone, impriment une édition de Dante, in-fol,

— Parue:, Les deux plus anciens imprimeurs de cette ville sont Éticnne Coral, Lyonnais, qui passe même pour y avoir introduit l'art typographique, et André Portilia. Dès le commencement de"li73, le premier y imprimait YAchilliide de Slace, et le second les Triomphes de Pétrarque. C'est la que Ilodini, l'un des plus célèbres typographes de cotte époque, avait son établissement.

1473. Ulm (Allemagne). Jean Zniner y introduit l'imprimerie cl public In première édition des Femmes Illustres de Boccace. Ou croit

qu'il élaiL frî-re de Gunlltei Zaiuer. imprimeur ù Augsbourg. 1 173. Blde (Hongrie). André Hess en est, le premier imprimeur ; il y est appelé par le roi Mailûas Corvin.

— Alost. On y imprime le Spéculum conversions peccatorum de Rikel. C'est la première impression datée faiteen Belgique ; elle csl attribuée par les uns a Jean de Westphalie, par les autres a Thierri Marions, natif d'Alosl, tous deux imprimeurs eu celle ville, question de priorité résolue en faveur do Marions par ses compatriotes, qui le regardent comme |c plus ancien typographe do la Belgique.

— Utrbcht, Trajectum ûd Rhenum ou Vltrajectum (Hollande). Nicolas Kclclaer et Gérard Leempl y impriment YHittoria scholastica de Pierre Comestor.

— Introduction de I imprimerie a Brescia et à Messine (Italie); — à Esslingen (Allemagne).

— Lyon. Guillaume Régis ou l.c Boy y imprime le Compendium brève du cardinal Lothairc. Dans le XVI* siècle, Jean Treschel, Sébastien et Antoine Grypbe s'y distinguent par la beauté de leurs impressions.

— Pierre Cœsaris , c'est-à-dire fils de César, maître es arts et l'un des libraires jurés de l'Université de Paris, fonde avec Jean Stoll une seconde imprimerie dans celle ville. Leur établissement fait une vive concurrence à celui de Géring, dont ils avaient, dit-on, été les élèves.

Ii7i. Louis XI accorde des lettres de iialuralilé ù Gering, Friburgerct Crantu.

— Los frères de la vie commune impriment un Psautier dans leur monastère de Marienlbal en Rbingau ou du Val Sainte- .Marie près Mayence.

— Louvain, Lovanium. Jean de Westphalie ou de Paderboni en est le premier imprimeur.

— Bale, Basilea. Heriliold Kodt, Micliel Wensler cl Bernard UiclieJ en sont les plus anciens imprimeurs. Bientôt les Amerbach, les r'roben, Oporin. llenvagen et autres savants typographes s'y distinguent par leurs belles cl nombreuses impressions.

— Gènes, Janua. Mathieu Morave d'Ollmulx et Michel de Monaco y impriment la Somme théologique de Nicolas de Ausiuo. Une inadvertance a rendu ia date fautive : on lit 1 156

au lieu de 1474, parce qu'on amis lit» quarto, pour Lrx°quarti- En 1516 , Porrus imprima à Gènes un Psaulier polyglotte :'i liuit colonnes.

1474. Valence (Espagne). C'est la première ville d'Espagne où l'imprimerie ait été établie. On croit qu'elle y fui apportée par Lambert Palomar ou Palmarl, typographe allemand, qui eut pour élève et pour associe" Alfonso Fcrdande?. de Cordova (Cordoue).

147a. L'imprimerie est introduite a Hotline, a Plaisance (Italie); — à Barcelone, Saragosse (Espagne); — Deventer (Hollande) ; — Breslau (Allemagne) ; — Pihen (Bohême).

— Louis XI, par lettres royales du 21 avril, ordonne de restituer aPierreSchœfferetaConrad Hannequis, son asssocié, la somme de 2,425 écus, valeur des livres qu'ils avaient en dépoi. tant a Paris qu'à Angers, chez leur facteur Hermann Staiboen, Allemand non naturalisé en France, et qui, après la morl de celui-ci, avaient été saisis et vendus par droit d'aubaine.

Vers la même époque, Schœffer, que la poursuite de celle affaire et son commerce de librairie avaient appelé à Paris, vend pour trois écus, a un membre du chapitre de la cathédrale, un livre de théologie sur la dernière page duquel se trouve la quitiance écrite par Schœffer. Ce volume est maintenant a la bibliothèque de l'Arsenal.

— Pasquier Bonhomme, qui exerçait le commerce de la librairie à Paris dès 146S, c'est-à-dire avant l'établissement de la typographie dans cette ville, est le premier Français qui ail embrassé la profession d'imprimeur à Paris; car Gering, se* associés et ses premiers émules étaient étrangers.

Bonhomme publie en 1476 les Chroniques île France, premier ouvrage imprimé en français a Paris; jusqu'alors on n'y avait imprimé que des livres en latin.

Mais déjà Barlhélemi Buyer, a Lyon, imprimait en français la Légende dorie, 1 476 ; Colard Mansion, a Bruges, le Jardin de dévotion, vers 1475; plus anciennement encore, vers 1470, on avait imprimé en français le Recueil des histoires de Troie, probablement à Cologne. Ainsi, la première impression on langue française aurait été exécutée dans une ville étrangère.

1475. Bruges. Colard Mansion introduit In typographie dans cette ville. Le premier ouvrage sorli de ses presses i:sl le Jardin de dévotion.

— Cracovib. On y imprime une explication des Psaumes par le cardinal Jean de Turreercmaia, sans dalc cl sans nom d'imprimeur, mais dont l'impression est attribuée à Gimtlier Zaincr qui exerçait l'art typographique a Augsbourg dès 1468. SimmiL quelques bibliographes allemands cl polonais, qui donnent au livre imprime à Cracovie la date de 1465, au lieu de 1475, c'est après son reloue de Pologne que Zainer se serait élabli à Augsbourg ; mais cevie opinion est bien contestée.

— Yicencf: (llaliiM. Ilerman l.evilapis ou Liehtenslein introduit la lypographic dans celte ville : il y imprime les Histoires de Paul Orosc cl la Cosmographie de Ptolémée.

— Hercio de Calabre dans le royaume de Naples. Les juifs y impriment un commentaire du rabbin Jarchi sur le Penlateuque. C'est la première impression en tangue hébraïque.

1 176. Brvxellks. Les frères de la vie commune établissent une imprimerie dans leur monastère. Ils v impriment le Spéculum conscienciœ de Denis le Chartreux (Rikel).

— Anvers, Anlverpia. Tbicrri Martens y porte l'imprimerie et public le Tkesituras paupcwm.

La date de 1472 qui se trouve aux Visions de Tondaie, livre flamand imprimé en celle ville, esl regardée comme fausse.

Dans le XVIe siècle, le célèbre Christophe Planiîn y établit uuc des plus belles imprimeries de l'Luropc.

— Angers, Anilegavum. Jean de la Tour [Joliannes de Turre) el Jean Morelli y impriment la Rhétorique de Cicéron ; puis, en 1477, le Manipulus curatorum.

— Toulouse. Cette ville donl le nom s'écrivait anciennement Tholose et ïolose (en latin Tholoxa el Tolosa), a été quelquefois confondue par les bibliographes avec Tolosa, petite ville d'Espagne.

Voir, au chapitre de la propagation de l'imprimerie, ce que nous avons ilil pour assigner la dalc de 1476 à rétablissement de la typographie à Toulouse, où elle fui introduite par Jean Teutoiiicus.

— Introduction de l'imprimerie a Rostock (Allemagne) ; — Momlori. Trente, Vdtne (Italie).

— ôtiâ -

1477. Lucql'es (Italie). Barlhélemi Givitalc y imprime les Triomphes de Pétrarque. On a prétendu qu'un opuscule du jurisconsulte Jean-Jacques Canis avait été imprime' dons cette ville en 1468; cette conjecture est peu fondée,

Gouda (Hollande). L'imprimerie y est apportée par Gérard Lccu ou Lyon, qui va ensuite s'établira Anvers.

— Martin Cranlï cl Michel Friburgcr retournent en Allemagne. UlricGering reste à Paris. 11 s'associe avec Guillaume Maynial (1480), puis avec Beribold Hembolt de Strasbourg (1483).

— Westminster (Angleterre). Guillaume Caxlon imprime les Dits et maximes des philosophes, en anglais. Il parait que c'est le premier livre imprimé en Angleterre, et que le Jeit des échecs moralisé, de 1474, fut publié par Caxton , a Cologne.

— Introduction de l'imprimerie à Pulerme (Italie); — Sév'tlle (Espagne).

1478. Oxford, Oxonium (Angleterre). On y imprime YExpikation du Symbole des Apùlrcs en latin, par saint Jérôme, avec la date de M CCCC LXVIII (1468); mais c'est évidemment MCCCCLXXVIU (1478) qu'il faut lire.

— Vienne en Dauphiné (France;. Mailre Jean y imprime Scelestissimi Sathane litigacionis contra genushamanum liber.

— Chablis, Cabeliam. Pierre Lerougo y imprime le Livre des bonnes mœurs.

— Genève. Adam Steinsliacber y imprime le Livre des saints Anges. Dans le XVIe siècle, Calvin y fixe sa résidence cl l'on y publie beaucoup d'ouvrages en faveur de la réforme.

Conrad Bade el Robert Estienne, son bcau-frûre, s'y retirent, après avoir embrassé le protestantisme .

— Introduction de l'imprimerie a Sienne (Italie); — Prague (Bohême).

1479. Picnehoi,, Pinarolium (Italie). Jean de Rubeis ou Des Rouges, Français de nation, imprime Juvenalis Satiricon, in-fol. Il était auparavant établi à Venise.

— Poitiers, Pictavium. On y imprime, dans la maison d'im chanoine de l'église de Saint-Iiilaire, le Itreviarium historialc de Columna.

— Introduction de l'imprimerie à Wuribotirg (Allemagne); — Massa, Novi (Italie); — Detfl, Mmègne (Hollande);— Lerida (Espagne).

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