CHAPITRE III
La Répression 152
Arrêtés de l'administration centrale de la Haute- Garonne, constituant un conseil militaire de défense et ordonnant l'exécution immédiate de la loi des otages. — Appel aux républicains du département. — Vive agitation à Toulouse. — On ferme ses portes et arme ses remparts. — Cette ville n'a pour se défendre que trente-quatre chasseurs à cheval et quelques gardes nationaux mal organisés. — Formation de onze bataillons d'infanterie et d'un escadron de cavalerie. — Les insurgés maîtres du coteau de Pech- David. — Situation critique de Toulouse. — Les
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volontaires de Lavaur au Bourg-Saint-Bernard. — Ils demandent un chef. — Le général Vicose leur est envoyé. — Le commandant de gendarmerie Izos refuse de lui obéir. — Lettre du conseil de défense à ce sujet. — Meurtre du capitaine de cavalerie du Bourg. ^ Sévérac aîné, délégué de l'administration centrale du Tarn, arrive au Bourg. — Il attaque Caraman et s'en empare pemlant que la colonne de Puylaurens prend Saint- Julid, Auriac et entre à Caraman à la suite de Sévérac.
— Sa lettre sur cette affaire. — Mort de Cazaux, commissaire du Directoire à Revel. — Sa lettre à Lamagdelaine. — Arrivée du général Vicose à Caraman. — 11 est abandonné par la colonne de Lavaur.
— Didier, commissaire des guerres, arrive à Caraman avec quatre mille rations — Le médecin Tarbès et le pharn*acien Faillies sont attachés à l'armée de Vicose.
— Ce général quitte Caraman après avoir dispersé les rebelles de la contrée et arrive à Cintegabelle en passant par Baziège, Montgiscard, Nailloux et Calmont. — Belation du citoyen T... sur cette marche.
— Incendie du château de Terraqueuss. — Lettre de Paulo à Moulis, de Calmont. — Les insurgés de Pech- David attaquent le faubourg Saint-Michel. — Ils sont repoussés. — Le général Aubugeois marche contre eux. — Combat de Pech-David. — Mise à sac du rhàleau de Niquet, près Saint-Agne. — Les insurgés s'emparent de Blagnac. — Incendie des archives et dévastation de plusieurs maisons. — Ils se retirent à Colomiers. — Aubugeois les joint, les bat et les disperse. — Il bivouaque à Pibrac et se porte sur l'isleen-Jourdain. — Il entre dans cette ville après un combat acharné. — Rapport de ce général sur cette affaire. — Le meunier Cizes et le cavalier volontaire Lavigne. — L'insurrection dans le Gers. — Les rebelles entrent à Lombez et à Samatan. — Ils marchent sur risle-en-Dodon, dans la Haute-Garonne. — Conduite patriotique de ce canton, de celui de Boulogne-sur-Gesse, de leurs administrateurs et du commissaire du Directoire Camin. — Caton, de Saint- Frajou, et Lacassaigne, de Fabas. — Le lieutenant de gendarmerie Soubiran-Lamaguère. — Il reprend Lombez et Samatan. — Ces événements surprennent
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l'administration centrale du Gers sans aucune espèce de défense. — Elle ordonne une levée de mille hommes dans chaque canton limitrophe de la Haute- Garonne. — Elle apprend le lendemain le soulèvement des cantons de l'Isle-en-Jourdain, Cologne, Mauvezin, Montforl, Saint-Clar, Mirepoix et la marche des royalistes sur Gimont. — Arrivée du général Petit-Pressigny à Auch — 11 prend la direction de la défense. — Gimont est menacé. — L'agent municipal Vitrac et les gendarmes Pépet et Calmels au Bézéril.
— Lecommaudan Saint-Antonin, de Marsan. — Le commissaire du Directoire Sérain et le juge de paix Alem. — Vigilance et énergie de la municipalité de Gimont. — Combat de Charlas. — Défaite des insurgés. — Petit-Pressigny arrive à Gimont. — Il prend position à la Sardine. — Engagements heureux sur les hauteurs de Giscaro et de Montégut. — Retraite des insurgés sur l*" château de Clermont. — Attaque et prise de ce château. — Soubiran-Lamaguôrd au bois de la Hourcade. — 11 s'empare des moulins à vent de Clermont et refoule les rebelles sur l'Isle-en- Jourdain. — Lamaguère entre a Gimont avec Petit- Pressigny et y trouve l'ordre de regagner i'nmédiatement Saint-Gaudens menacé par les brigands royaux.
— Les troupes républicaines campent à la Sardine et à laSerred'en Robert. — Arrivéed'Aubugeoisà Gimont.
— 11 y reçoit l'ordre de se porter sur iMuret par Saint- Lys. — Petit-Pressigny séjourne à Gimont pour réorganiser sa petite troupe bien amoindrie et se procurer des vivres et des munitions. — 11 transforme en balles le plomb de la flèche de la chapelle de Cahuzac et part pour Mauvezin, laissant la garde de Gimont au citoyen Daubas. — Il s'empare de Mauvezin pendant que son lieutenant Mousquères s'empare de Montfort après une vive résistance. — Ces suecès arrêtent le développement de l'insurrection dans le Gers. — Ils sont en bonne partie dus à la municipalité de Gimont. — Sa composition. — Malgré son activité, l'administration centrale du Gers ne peut se procurer ni armes ni m"nitions. — Elle en fait fabriquer dans l'église des Cordeliers. — Le comité militaire de défense. — Les citoyens Gros et Cazaux, de
Laromieu, partent pour Saint-Clar et Mirepoix avec quelques hommes. — L'adjudant-général Delort et ses cavaliers. — Lettre de Bazergues, agent municipal de Hèches (Hautes-Pyrénées), sur le plan des royalistes. L'insurrection dans l'Ariège et l'historien H. Duclos. — Ses exagérations et ses erreurs. — Son compatriote, M. de Casteras. — Les insurgés arrêtent le général Chaussey à Lissac. — Son rapport sur cette rencontre et sa retraite sur Saverdun et Pamiers. — Le comte de Paulo à Saverdun. — Il marche sur Pamiers. — Sa sommation à Chaussey. — Réponse de ce général. — Combat du Vernet-d'Ariège. — Défaite des insurgés. — Us se dispersent et, pendant que Chaussey les poursuit sur la rive gauche de l'Ariège, par Saint- Ybars, de Paulo court se cacher chez un meunier, à Espanès,près Montgiscard. — Chaussey arrive àCarbonne. — Il y apprend le désastre de la Terrasse et ordonne aux généraux Latour et Léra de marcher sur Saint- Martory. — De Paulo sort de sa cachette. — Il rallie deux cents hommes, entre à Cintegabelle, passe à Auterive et gagne Muret. — Les gardes nationales de Saint-Girons, Massât, Saint-Lizier, Castillon, Sainte- Croix, Daumazan, le Masd'Azil, conduites par Léra, marchent sur Carbonne par Montesquieu-Volvestre et Rieux. — Elles sont battues sur le pont de Carbonne et se replient sur Rieux et Saint-Girons. — Les insurgés à Rieux. — Us l'abandonnent deux jours après sur un retour offensif de Léra, renforcé. — Rapport de Bellouguet, commissaire du Directoire à Foix, sur toutes ces affaires. — Courageuse et énergique activité de l'administration centrale de l'Ariège. — Elle fait fabriquer les armes et les munitions dont elle est dépourvue. — Arrivée de Vicose à Terraqueuse. — Sa lettre sur l'incendie de ce château. — Il passe à Cintegabelle, Auterive, Lagardelle, Beaumont-sur-Lèze, Carbonne, et arrive à Saint-Elix où il rencontre le général Commcs.
L'insurr.'Ction dans l'Aude. — Lettre de l'administration centrale de ce département à ce sujet — Le chef de brigade de gendarmerie Sirugue-Maret et le capitaine Carainade. — Il bat et disperse les insurgés des Cassés et de Montmaur. — Lettre de la municipa-
lité de Villefranche-de-Lauragais. — Gommes à Perpignan. — Il y apprend la nouvelle de l'insurrection et part pour Toulouse. — Divers ordres donnés en passant à Carcassonne et à Villefranche. — Arrêté des administrateurs de la Haute-Garonne ordonnant la formation d'un corps de deux mille gardes nationaux.
— Rapport du conseil de défense au général Gommes sur les opérations militaires. — Ge conseil est dissous et le général Gommes prend la direction de toutes les opérations militaires. — Ordres donnés par ce général. — Aubugeois marche de Saint-Lys sur Muret. —
— Il s'arrête sur la côte de Monjuif et rentre à Toulouse. — Appel de l'administration centrale aux habitants des campagnes. — Le Lot fait une levée de douze cents hommes pour secourir la Hante-Garonne.
— Ces forces sont confiées au général Gayla, en résidence à iMontauban. — Gette ville refuse les quatre cents hommes qui lui sont demandés. — Lettres de la municipalité et de Gayla à cet égard. — Menées royalistes à Montauban. — Les municipalités de Verdun-sur-Garonne et de Beauniont-de-Lomagne demandent des secours. — Le général Gayla, parti de Montauban avec trois cents hommes, entre à Sainl-Nicolas-de-la-Grave. — Il poursuit et bat les insurgés au château de Terride. — Aubugeois, venant de Toulouse, arrive à Grenade-sur-Garonne. — 11 apprend la dispersion des insurgés de Gadours à PcUeport par les républicains de cette ville et ceux du Burgaud. — Le général Petit-Pressigny, parti de Mauvezin, entre à Beaumont-de-Lomagne pendant que le général Vidalot, venant d'Auvillars, délivre Saint-Glar. — Aubugeois, arrivé à Verdun, marche sur le Mas-Grenier et de là sur Larrazet, où il rencontre Gayla. — Us se portent ensemble sur Beaumont et y trouvent Vidalot et Petit-Pressigny. — Après avoir donné un jour de repos à leurs troupes, ces quatre généraux décident de rentrer dans leurs départements respectifs, les insurgés ne donnant plus nulle part le moindre signe de vie. — Rapport de Vidalot sur son expédition de Saint-Clar. — Aubugeois, en se retirant sur Grenade et Toulouse, fouille la lorét et les ruines de l'abbaye de Grandselve. — Proclamation des chefs de l'armée
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royale de Montfort. — Départ du général Gommes pour Muret. — La ville abandonnée par les rebelles. — Lâcheté des municipalités de Noé, Carbonne et Cazères. — Energie patriotique de celles de Rieux, Montesquieu-Volvestre (Haute-Garonne) et de Daumazan, Sainte-Croix, le Mas-d'Azil et Saint-Girons, dans l'Ariège. — Elles organisent la défense. — Le général Léra se met à la tête de leurs troupes et tente vainement de franchir le pont de Carbonne. — Le général Bartier à Aspet et à Saint-Gaudens. — Les municipalités de Montréjeau, Aspet, Salies, Saint-Martory et le Fousserel font une levée d'hommes dont ce général prend le commandement. — Il les réunit à Cazères. — L'épicier-droguiste Anouilh, de Salies, et l'apothicaire Bellecour, de Cazères. — Bartier marche sur Carbonne, oîi il a donné rendez-vous à Léra. — Embuscade de la Terrasse. — Déroute des républicains. — Mort du commandant Limargues, de Martres, et du capitaine Fadeuiihe, de Bordes, prés Montréjeau. — Conséquences désastreuses de cette défaite. — Bartier se replie sur Martres avec cinq à six cents hommes. — Il arrive le lendemain à Saint- Martory réduit à une poignée de fidèles. — Il confie la garde de cette ville aux capitaines Dulac et Dinnat et part pour Saint-Gaudens. — Bougé entre à Saint- Martory sans" résistance, fait abattre l'arbre de là liberté, détruit tout dans la maison commune, réquisitionne des vivres et marche sur Saint-Gaudens. — Le général Latour arrive à Saint-Martory avec trois cents Ariégeois et deux canons au moment où Rougé venait de le quitter. —De Paulo s'y présente à cinq heures du soir. — Latour, surpris, se porte à sa rencontre avec quelques cavaliers pendant que la générale rallie ses troupes dans la ville, mais il tombe grièvement blessé et ses soldats se débandent et prennent la fuite de tous les côtés. — Les cavaliers qui entouraient Latour résistent seuls — L'agent municipal du Fousseret François Bazin combat corps à corps avec de Paulo. — Il est mortellement frappé et les rebelles entrent à Saint-Martory. — Rapports de l'agent municipal Bonneserre, du commissaire du Directoire Court et du juge de paix Lapeyre sur ces
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affaires. — Ceilificat du capitaine Dulac. — De Paulo «6 fait que passer à Saint-Martory. — Il se dirige sur Saint-Gaudens et y entre, comme Rougé, sans aucune espèce de résistance. - Vains efforts de Soubiran- Lamaguére pour secourir Saint-Martory. — En désespoir de cause, il réunit quelques patriotes à ses brigades, prend les deux pièces de canon qui se trouvaient à Saint-Gaudens et part avec le capitaine Micps pour Montréjeau et Lannemezan, afin de se joindre au corps de Barbot — Arrivé à Saint-Gaudens, Bartier reproche publiquement sa couardise ou sa mauvaise volonté à la municipalité qui ne demande qu'à iuir. — Le lendemain, en effet, il n'y avait plus personne. — Etrange conduite du commissaire du Directoire Suberviile et de Mariande cadet, commandant de la garde nationale. — Insurrection de Cierp. — Saint- Béat et le commissaire du Directoire Gazes. — Il fait de vains efforts pour obtenir des secours de Saint- Gaudens où il a envoyé deux pièces de canon. — Les insurgés de Cierp s'empar-^nt de Saint-Béat. — lis le quittent le lendemain en y laissant quelques hommes. — Les habitants les incarcèrent et, sous la direction du commissaire Gazes, y organisent une sérieuse résistance. — Luchon est abandonné par la municipalité toute entière et par tous les fonctionnaires qui vont se cacher dans la montagne. — Les insurgés y entrent. — La danseuse Clotilde,de l'Opéra de Paris, et le président de l'administration municipale Cazat — Arrivée du général Gommes à Saint- Elix. — Il fait sa jonction avec Vicose, lui donne le commandement des deux corps réunis et rentre à Toulouse. — Vicose à Martres. — Il ravitaille ses troupes et arrive à Saint-Martory où il joint Ghaussey. — Leur appel aux campagnes. — Ils entrent à Saint- Gaudens. — Rapport de Vicose à ce sujet. — Le général Rougé dans cette ville. — Pillage et destruction de nombreux documents dans le tribunal. — Les archives de l'abbaye de Bonnefont, — Le Réveil du peuple. — Proclamation de Rougé. — Il entre à Montréjeau. — Le citoyen de Lassus de Camon et les insurgés. — Pillage de sa maison et de celles de Jean Cistac, Jeanne-Marie Cistac, Lartigue, de Montréjeau j
de Lacoste, de Villeneuve-de-Rivière, et du général Bartier, à Huos. — L'administration centrale des Hautes-Pyrénéps et le g<»néral Maurice Mathieu. — Elle organise une colonne de dix-huit cents hommes à Lannemezan. — Le général Barbot en prend le commandement et marche sur Montréjeau.— Rapports des généraux Vicose, Barbot, Gommes et Chaussey sur la bataille de Montréjeau. — Récit d'un combattant de cette journée, de M. Emile Dario et de l'abbé de la Tour de Nité — Les débris de l'armée royale entrent à Ludion et gagnent l'Espagne. — Arrivée de Chaussey à Saint-Béat et de Gommes à Luchon. — Lettre de ce général au gouverneur de la vallée d'Aran. — Réponse de ce dernier. — Liste des chefs rebelles. - Délibération de la municipalité de Luchon cherchai t à légitimer sa conduite — Plaintes de Gommes à ce sujet. - H fait arrêter le capitaine aide de camp Laruée. — 11 met Luchon en état de siège, ainsi que Saint-Gaudens, Muret, Auterive, Garaman, Beanmont-de-Lomagne, etc. — Le général Frégeville remplace Gommes. — Il arrive à Toulouse avec deux mille cinq cents hommes. — Organisation de nouvelles colonnes mobiles. — Arrestation de Denax et de Martres , père et fils, surnommis les Tondeurs. — Arrestation du chef d'état-mnjor Dufaur. — L'agent municipal Monna et la colimne "obile de Saint-Sulpice-de-Lézat.
— Elle arrête et fusille le chef royaliste Massot. — Regrettables excès de ces colonnes. — Le commandant Jaubert et la municipalité de Saint-Gaudens. — Arrestations de Lamolhe-V^'del et de ses compagnons.
— Ils sont conduits à Auch. — Pro'ès-verbal de l'administration C( ntrale du Gers sur cet événement.
— Arrêté ries administrateurs de la Haute-Garonne ordonnant des piTquisitions et la saisie des armes et des munitions ebez tous les citoyens suspectés de royalisme — Tableau des commandants de l'état de siège dans les quatre arrondissements de la Haute- Garonne — Arrêté de Padministration centrale de ce département concernant les prisonniers et tous ceux qui ont pris part à l'insurrection. — Lettres de félicitations d'un grund nombre de villes à la suite de
la bataille de Montréjeau. — Adresse de Bernadotte, ministre de la guerre, aux gardes nationales et aux volontaires de la Haute- Garonne, de l'Ariège, de l'Aude, du Tarn, du Lot, de Lot-et-Garonne, du Gers et des Hautes-Pyrénées, qui ont vaincu l'insurrection. — Loi du 17 fructidor portant que les administrations centrales et municipales, comme tous les citoyens civils et militaires qui ont concouru à la défaite des brigands royaux, ont bien mérité de la patrie.