‹ Histoire de l'intelligence (volume 2)Chapitre 42 sur 43 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

CONCLUSiOIf GÉNÉBALE DBS TROIS PREMIERS CHAPITRES OU SOLUTION DE PLUSIEURS DIFFICULTÉS RELATIVES A MOS IDÉES.

I. Les réalités qui nous sont données sont individuelles, imparfaites, finies; les idées que nous en ayons sont générales, parfaites, infinies : d'où vient, entre la réalité et son idée, cette différence singulière? — n. Toute idée abstraite, autrement dit, toute idée différencielle a son idée corrélative sans laquelle il est impossible de la concevoir ; pourquoi cela ? Pourquoi une idée ne se suffit-elle pas à elle-même et n'existe-t -elle jamais seule dans rintelligence? — III. Notre conception d'un objet matériel renferme Tapperception de l'immensité ; notre conception d'un événement quelconque, celle de l'éternité : d'où vient, dans nos idées , cet infini mystérieux qui, pour ainsi dire , les enveloppe et les détermine ? — IV. Kn remontant d'une idée à son genre prochain, de celui-ci à l'idée immédiatement supérieure qui l'engendre à son tour, on arrive toujours à je ne sais quoi de vague et d'indéterminé, principe commun et fondamental de toutes nos idées concrètes; qu'est-ce que ce principe? d'où vient-il? et que représente- t-il? — V. Les réalités apperçues changent continuellement, les rapports qui les unissent changent de même ; par conséquent nos idées, qui représentent les premières, et nos concepts , qui représentent les seconds, ne sont point l'image de ce qui est ni de ce qui sera, mais de ce qui fut, et ne peuvent pas nous servir à rien déterminer pour l'avenir : l'induction qui part des idées pour deviner le monde est impossible; qu'est-ce qui la rend possible? Page 281

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