‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 107 sur 257 · I. Recueil de documents, p. 'S · texte numérisé non relu

I. Recueil de documents, p. 'S

a. Pigeonneau {L.), <~>p. cit.

commencée par nos obus, fut achevée à loisir, comme celle de Meudon, par la torche des incendiaires, qui brûlaient pour avoir le droit de nier le pillage.

Lorsque Guillaume pf quitta définitivement Versailles, il montra au concierge de l'hôtel de la préfecture un bougeoir en lui disant qu'il l'emportait à titre de souvenir : cette modération contraste avec l'âpreté de certaines gens de son entourage.

INDELICATESSES SPECIALES

Nous ferons figurer ici, bien qu'ils ne relèvent pas complètement du monde militaire, des vols particuiièment odieux en ce qu'ils avaient pour but et pour résultat de r-uiner sur place un concurrent français ou de s'appliquer à le remplacer.

En octobre 1870, les machines des admirables fabriques de ferronnerie existant à Ars-sur-Moselle sont démontées et transportées en Prusse, où quelque honnête concurrent sut les employer.

A Rantigny, dans l'Oise, il existait une magnifique fabrique de machines agricoles dirigée par M. Albaret. Elle livrait des machines à battre au monde entier. Les agriculteurs allemands s'y étaient souverainement approvisionnés de bons instruments ; ils s'en sont souvenus. Ils ont eu soin d'aller à Ranligny porter la destruction '.

Le Prussien Hermann-Backer avait été employé, en qualité de contre-maître, dans l'importante fabrique de boutons de Bourg-la-Reine; il en était parti depuis deux ans et avait fondé dans son pays une fabrique similaire. En 1870, il revient, comme capitaine de la

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