‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 125 sur 257 · CONDUITE DES PRUSSIENS A ORLEANS · texte numérisé non relu

CONDUITE DES PRUSSIENS A ORLEANS

Lorsque le prince Frédéric-Charles arriva à Orléans, on crut pouvoir, non pour s'en faire un mérite, mais pour obtenir la réciprocité, rappeler que les blessés laissés par le général von derThann avaient été convenablement soig^nés ; le grand-vicaire obtint de l'officier qui amenait des blessés ce remerciement textuel : « Si vous ne l'aviez point fait, vous auriez été un cochon, » Cet officier put, dans son ignorance des... finesses de la langue française, se figurer qu'il faisait un compliment; plusprobablemeni, c'était un malotru. l Mais les choses prirent une autre tournure quand on lut, dans le numéro du 6 janvier 1871 de la Gazette de Silésie:

« A Orléans, les Français ont exercé, avec préméditation et d dessein, des atrocités sans nom sur les blessés allemands qui se trouvaient dans les ambu-

lances. » Une calomnie aussi audacieuse méritait une réponse ; Mgr Dupanloup se charg-ea de la faire.

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