Cavaniol (IL), op. cit., p. 358 et passim
que la nouvelle de l'armistice avait apporté « une espérance de soulagement à des souffrances devenues insupportables ». Le 9 février, le préfet prussien von Wickede fit connaître les détails de la note à payer qui s'élevait à la bagatelle de 2.940.407 francs.
Chaumont, qui avait déjà à pourvoir de tout une g-arnison de 3.5oo hommes, eut à satisfaire, pendant l'armistice, à 261 réquisitions. Si le maire ne s'était pas rendu à Versailles, la ville aurait eu à payer par mois 39.593, soit le douzième d'un impôt de capitation s'élevantà 39.693 francs.
Saint-Dizier, Join ville, Vany, Heuilley-le-Grand, Bussières-les-Belmont, Maizières-sur-Amance, Poinson-le-Grancey, Broncourt et Poinsenot furent d'une façon variée indignement traités.
Picardie. — M. E. Lavisse s'est appliqué à démontrer par des exemples probants l'insoutenable exis-; tence que firent « aux vaincus des vainqueurs qui sentaient que la proie allait leur échapper, avant que leur avarice fût satisfaite et leur haine rassasiée* ».
Glorifions le préfet prussien de Landsberg, qui, ayant eu connaissance, le i3 mars, de la signature de la Convention Pouyer-Ouertier interdisant toute perception à l'autorité militaire, la tint secrète pour hâter, le 14, avec menace d'exécution, la rentrée d'une somme de 58.288 fr. 58, provenant d'amendes et passible, à partir du r5 mars, de 5 0/0 d'intérêts par jour '^.
Orléanais ^. — Bornons-nous à reproduire la conclusion de l'abbé Cochard : « ... Le Prussien resta notre ami jusqu'à la fin. Qui donc maintenant aurait l'impudeur de lui tendre la main ?.. »