‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 206 sur 257 · TRAITÉ DE PAIX DU 10 MAI 187I · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE PAIX DU 10 MAI 187I

Après que l'Assemblée nationale siégeant à Bordeaux eût accepté, le 26 février 1871, par 546 voix contre

I. .SuRMONi (A.), op. Cit., p. Go, cl .Malliii (D.), op. cit., passim.

107, le traité de paix préparé à Versailles, des négociations furent entamées ; elles aboutirent, le 10 mai 187), au traité de Francfort-sur-le-Mein

Si l'objet de la guerre est d'établir le droit du plus fort, son but secondaire doit être, ce résultat une fois obtenu, de préparer entre les Etats belligérants de bonnes relations sans lesquelles une paix ne saurait être durable. Or, les Allemands apportèrent, jusque dans la rédaction du traité de paix, la même modération que dans la conduite de la guerre.

Ils enlevèrent, en effet, à la France 2.597.288 âmes, sans avoir provoqué un vote dont ils savaient bien que le résultat leur serait contraire.

Ils ont allégué, depuis, pour essayer de justifier l'énormité de la contribution de guerre de cinq milliards, les dettes qui furent contractées par eux en 1806; déjà nous avons fait justice de cette allégation mensongère.

Si, de 1795 à i8i5,nous ne demandâmes aux vaincus, comme indemnité de guerre, que 535 millions environ, les alliés nous en imposèrent 700 en i8i5 1 ;

Si, de i8i5 à 1870, nous exigeâmes de nos adversaires environ 34o millions, en 1871 nous eûmes à payer au moins 5.970.000.000 francs, sans compter la valeur en capital des deux provinces d'Alsace et de Lorraine.

Comme Napoléon I*"'eu( raison de dire : « La Prusse est trop avide pour être iière ! »

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