I. Laguerre (J.-J.), op. cit., pp. aai à
Dans l'arrondissement des Andelys i, des scènes identiques eurent lieu à Vatisménil, à Neauffle-Sainl- Marlin, où sept personnes furent blessées, dont une, Babin, mourut peu de temps après.
Le i3 avril 1878, à Behonne (Meuse), Aubry est assassiné ; ce cas ne fut pas le seul. Le témoignage du Père Domeneclipeut servir de conclusion : « ... Même après la paix, les Allemands ont conlinnéleurs exploits de bandits, et quand je quittai Tours, au mois de mars, ils assassinèrent, ce jour-là même, dans cette ville, une femme et son enfant à coups de sabrei... »
Leurs exigences pécuniaires illégitimes furent nombreuses. Le i^"^ mars 1871, Saint-Dizier (Haute-Marne) se vit réclamer, à titre d'impôts, malgré l'article 4 des préliminaires de Versailles du 26 février 187 1 , la somme de 20.340 francs. Menacée d'exécution militaire, elle dut payer.
Soumise à la même exigence, la ville de Reims reçut l'aimable conseil de chercher à « contracter un emprunt ».
Les vols simples, souvent favorisés par le prétexte de réquisition, furent nombreux ; aucune réclamation ne fut nulle part suivie d'effet.
Les vols à main armée ne manquèrent pas non plus. Le 6 juin 1871, un détachement saxon, fort de 167 soldats, 4 officiers et 1 70 chevaux, s'imposa pour la nourriture à Cierges et vola 126 kilos de foin chez Victor Clément ; quant aux officiers, ils contraignirent le curé à leur faire servir un déjeuner qui lui coûta plus de 3o francs.
Les 6, 16, 17, 18 juin 1871, un détachement alle-