Fautras (Gustuui;), op. cil , p
LES GEOLES ALLEMANDES 345
Le 28 octobre, après enquête, le comte de Chaudorrly n'eut, pour réduire à néant de pareilles a;;-eilions, qu'à établir un simple parallèle; reproduisons-le.
. . En France, les soldats et les sous-officiers des armées allemandes reçoivent, par jour, et indépendamment des allocations de vivres, une somme de 0 tr. 05 à 0 t"r. 07; ils peuvent travailler chez les particuliers, et, dans ce cas. ils touchent environ 0 fr. 40 par jour.
En Aliemao'ne, nos soldats ne re(;oivent aucune solde, et ils en sont réduits, a écrit récemment lord Lot'tus, à vendre leurs médailles pour se procurer de petits adoucissements, qui, dans leur situation, sont presque nécessaires à la vie, le tabac notamment.
Les officiers inférieurs, prisonniers en Allemagne, reçoivent mensuellement 12 thalers 1, soit 45 francs, et les officiers supérieurs et çénérau.x 25 thalers, soit 93 fr. 75.
En France, au contraire, nous donnons au.x officiers prisonniers :
Aux généraux de division, 333 francs; de brigade, 2")0 francs ;
Aux officiers: supérieurs, 200 francs ; subalternes, 100 francs.
Enfin, les colis qui leur sont adressés par leurs familles leur sont toujours fidèlement remis *.
On voit donc que nous faisons à vos prisonniers une situation beaucoup plus favorable que celle qui est faite à nos soldats en Allemagne.
Le lieutenant-colonel Mejret a donné, d'une façon humoristique, l'emploi des 45 francs qu'il touchait comme capitaine 3 : log-ement et café au lait du matin, 18 francs; pension par jour, i fr. 4oj soit 42 francs ou 4^ fr. 4oj lorsque le mois était de trente et un jours; il était donc à découvert, chaque mois, de i5 francs ou de 16 fr. 4o sans compter le blanchissage^ le tabac et les menues dépenses d'entretien.