kil. de pain 50 lapins
400 kil. de viande salée 507 bouteilles de vin
2 chevaux 7001itres d'eau-de-vie et liqueurs
7 vaches 253 hectolitres d'avoine
48 moutons 4.000 kil. de fourrage et de
242 poules paille.
En bien des endroits, les réquisitions se succédaient coup sur coup, les nouveaux venus refusant de tenir compte des exigences de ceux qui les avaient précédés : « Vous ferez ce que vous voudrez, répondait-on au maire : la conduite des autres corps d'armée ne nous regarde pas. » Force était de s'exécuter : c'est ainsi que, pour u;ie raison ou une autre, la ville de Corbeil (Seine-et-Oise), dont la population ne dépassait guère 5.5oo habitants, en était, le 4 mars 1871, à la 8.914® réquisition.
Déjà nous avons dit combien les populations inoffensives des campagnes furent molestées. Il fallut aussi, en effet, donner satisfaction aux gens des ser-
I. Cette réquisition spéciale fut indiquée, non sans un certain plaisir, en avril 1871, par ]\I. Bernard, maire de Nancy, à l'auteur de ce travail, qui rentrait de captivité.
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vices de l'arrière, et surtout aux gens sans aveu qui suivaient les armées allemandes; ajoutons une nouvelle preuve.
... Derrière l'armée prussienne marchaient encore, a dit l'abbé Bédul, des bandes de soi-disant infirmiers, porteurs du brassard à croix rouge beaucoup trop libéralement distribué; ces hommes s'abattaient sur les villages envahis et se faisaient redouter par leur arrogance, leurs mauvais procédés et leurs rapines. Ils commettaient ainsi leurs vols à l'abri de la Convention de Genève '.
Les mesures coërcitives employées contre les récalcitrants en fait de réquisitions furent les mêmes que pour les contributions de guerre et l'impôt :
1° Amendes aux communes de 5 o/o de la valeur 1 de la réquisition en nature ou de la somme due par i jour de relard ;
2" Au delà dtî huit jours de retard, (exécution militaire sous la forme la plus atténuée : troupes logées chez riiahitant jus(ju'à entière satisfaction de la detlc^.
On se rend compte de la dose de patience que durent avoir les habitants ; elle leur avait été conseillée notamment à Epernay, le 1 4 novembre 1870 : «... Résignez-vous patiemment aux réquisitions qui devront vous être faites pour les besoins de la guerre et vous trouverez protection pour vos personnes et vos propriétés... »; puis le bon apôtre énumérait cinq actes devant entraîner la peine de mort.
Les réquisitions furent interdites, « de quelque