H. FORTOUL
Notes supplëmenlaires sur quelques docteurs-rëgCDis de Tuniversité.
CUMS.
Nous ne rappelons ici le nom du plus célèbre de nos professeurs qu'afin de confirmer ce que nous avons dit de son inunense réputation par deux témoignages qui lui font le plus grand honneur.
Nettelbladt nous apprend que les travaux de Cujas sur la jurisprudence romaine furent si profonds, si étendus, si bien accueillis du public, que c^tte jurisprudence fut désignée depuis lors sous le nom de « Jwrisprudentia Cujar « ciana. »
Pasquicr a résumé tous les éloges donnés à Tillustre professeur, par ces paroles : « Le grand Cujas n'eut, selon n mon jugement, n'a et n'aura par adventure jamais son 9 pareil. »
ËXEAT.
André Exéat s'était marié à Valence et avait épousé Germaine de Mayaud. Il habitait dans la i*ue Perrolerie, maison « où il y avait sur la façade deux petits culs de » lampe; » cette maison, avec son antique façade, existe encore de nos jours, elle est habitée par Mlle Reynaud.
MAROUET.
Barthélémy Marquet était originaire de Valence ; il fut reçu docteur agrégé en l'université, vers Tannée 1575. Il devint conseiller à la chambre de l'édit de Grenoble en 1582, et président de cette chambre en 1603, il fut anobli après vingt ans de magistrature. Par son testament de 1 605, il fonda dans l'académie protestante de Die, un prix qui se distribuait à la fin de l'année scolaire aux plus forts élèves de latin et qu'on appelait Prix Marquet.
Il avait épousé Jeanne de la Bpisse, de laquelle il eut un fils nommé Alexandre. Voir Rochas, Biographie du Dauphiné.