VI AVERTISSEMENT
ils se trouvent encore au ininisiri r dt; rhisliiicticui |)iil)li(|U(', classés au nuniljre (les papiers et regislres ayani un caractère conlidcuticl, et pai- suite » ne sont |)as actuellement conimunicablcs ».
A Genève, les papiers de la Socii'lé Ec<)nunii(|U(' et le Couds coniniuu ilu département du Léman di'posc's aux y\rcliives d'I'^lal, les registres de la Compagnie des pasleiii-s cl du ( Icuisisloire comscincs aux .\rclii\es de ces deux corps, les registres du Conseil iuunici|)al, consliluenl les principales sources d'informalion. Les procès-\('il)aux des sc-ances des di\ci'ses autorités spéciales de rAcadémie exislent, aux .\i'clii\(!S d(> la Compagnie, pour les années I7!><S à 1802. Depuis la lin tie 1802, on en perd la trace. Le registre du Conseil de l'Académie impériale, doni on connaît ceitaius (-xlraits et (|ui a dû être l'cgulièrement tenu, jus(|u'à la lin de 181,'î, csl inirouv ahle. Ces documents olliciels ont été remplacc'-s, mais, c:ela va sans dire, d'une façon insuilisanle, par un mémorial abrégé élahli, à une épo(|ue poslc'rieure, par .Jean-Louis Le Fort, C|ui remplit les l'onclioMS de secr(''laire de rAcadémie, à lilre pi(i\ isdire, depuis 1810. Le volume, un cahier cartonné de 4() pages, avec une douzaine de |)ièces annexées, qui nous a été conserv('' par ses (l(>scemlants, est intitulé : Académie el Collège de Genève et en griirrril de l'iiistriirlion publique sous le régime l'idiiçais, — n9S-lf<l't. I)i\ is('', comme un cahier <le |)rocès-veil)aux, pai- années, chacune com|)reuaiil un cerlain uomhre de menlidus, a leui- date exacle, il parail a\'oir été rédigé avec l'aidi- de noies parliculièrcs, sinon d'après les textes authenti(|ues qui depuis ont disparu. t)n li> trouvera cité quelques l'ois sous le nom de Mémorial de Le Fort.
Cette grave lacuiu'des regislres academiciiies, aggi-avée pai' linaccessibilité de ceux tie TLIniversile Impériale, rend particulièrement importantes les collections de lettres et tie papiers personnels (|ui ont été lormées dans (|uel(|uesunes lies i'amilles genevoises. La plus précieuse, sans la(|nelle, on peut le dire, le sens des événements demeui-erait souvent incompréhensible, est celle des papiers de Marc-Auguste Pictet, dont le rôle, trop oublié, a été considérable, dans l'École et au dehors, ])endant toute la période de l'annexion. Il faut y joindre, en seconde ligne, la correspondance de son cousin Pictet-Diodati, l'un des députés du Léman au Corps législatif, conservée dans les papiers de la famille Pictet de Sergv, les pa|)iei's du dernier secrétaire d'Etat de l'ancienne République, Antoine Mouchon, des professeurs Jacques et Jean-Louis Le Fort, Pierre el Jean Picot, de Nicolas-Théodore de Saussure, du docteur Louis Odier, du lecteur Boissier, pour autant qu'ils subsistent, et enlin de Pierre Prévost, dont une partie, sa vaste correspondance, a été récemment déposée à la Bibliothèque publique et universitaire, tandis que celle de son collègue Simon L'Muillier avait été confiée à la Société d'histoire et d'archéologie. L'auteur a toujours trouvé auprès des représentants de ces familles l'aimable empresse-